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Marhaba 2025 : Quand les chiffres démontent les approximations

Mal braqués, certains projecteurs ont essayé de «persuader» qu’il y aurait moins de MRE à avoir regagné le Maroc. Ils ont même tenté de se transformer en oracle d’une prétendue «désaffection». La réalité a déjoué la «viralité». Explications.

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Non, il n’y a pas moins de Marocains résidant à l’étranger qui ont regagné le Royaume depuis le début de l’opération Marhaba 2025. En effet, contrairement à ce que font circuler certaines personnes sur les réseaux sociaux, leur nombre va bel et bien en augmentant.

Selon les statistiques officielles, et sur la période allant du 10 juin au 4 août, ils étaient pas moins de 2.789.197 membres de la communauté marocaine établie à l’étranger qui sont rentrés au pays. Ce qui représente une hausse de l’ordre de 10,37% par rapport à la même période de la saison dernière.

Le même trend haussier est également constaté du côté des véhicules ayant accédé au territoire national. Sur ce volet, les chiffres font état de quelque 338.360 voitures, soit une hausse de 3,74% au cours de la période considérée.

Par ailleurs, si on zoome sur les points d’entrée, c’est sans surprise que la palme revient au Port Tanger Med, principale entrée, qui a accueilli 555.753 membres de la communauté marocaine résidant à l’étranger et pas moins de 175.808 véhicules.

Ce qui représente pratiquement 36% du total des Marocains du Monde qui ont emprunté la voie maritime. Quant à ceux qui ont opté pour la voie aérienne 320.395 ont atterri à l’aéroport Mohammed V de Casablanca, soit 25% du total passagers des lignes aériennes.

Et les statistiques en provenance d’Espagne confirment bien cette tendance haussière. On append ainsi que du 15 juin au 1er août 1,2 million de Marocains ont transité par les voies maritimes reliant la péninsule ibérique au Maroc, soit une hausse de 3,2% par rapport à la même période de l’année dernière, renseignent les autorités espagnoles.

Voilà des chiffres qui viennent clouer les becs des personnes qui «balancent» de fallacieuses prétentions, en sortant la «grosse artillerie discursive» sur les réseaux sociaux. En allant même jusqu’à parler d’une prétendue «désaffection massive» des MRE.

Pour «argument explicatif» certains avancent que les services offerts seraient hors de portée, que le prix du transit serait exorbitant, que le billet d’avion coûterait les yeux de la tête, que les factures, là où on va, seraient bien plus que salées qu’ailleurs.

Une ribambelle d’arguments pour asseoir l’idée qu’il vaut mieux aller ailleurs que de venir au Maroc. En résumé, la destination Maroc, dont les succès dérangent d’aucuns au cours des dernières années, serait «chère à tous les étages».

Une campagne anti-destination Maroc
Or, à y voir de plus près, on est carrément dans «une campagne de dénigrement» qui ne dit pas son nom. D’autant plus que l’objectif est non seulement à «caractère informatif», lorsqu’on scanne des factures et on les partage sur les réseaux sociaux, mais va bien au-delà.

C’est une tentative, foncièrement vouée à l’échec, de «dissuader» celles et ceux des MdM, qui n’ont pas encre franchi les frontières, de faire le déplacement

Le hic, dans cette histoire, et ce n’est pas nouveau, est que certains ont une grande propension à gonfler tout ce qui relève d’une certaine négativité. Et ce, en relayant tout ce qui tombe sous leurs yeux sur les réseaux sociaux.

Sans discernement aucun. Plus encore, une vidéo ou deux deviennent référence par excellence et vas-y qu’on extrapole. A l’aveuglette.

Un exemple parmi d’autres, le post de la bonne femme aux lunettes blues qui dit avoir décidé de ne pas rentrer au Maroc est une bonne illustration de cette tendance qui s’exacerbe au fil du temps. Ledit post, devenu viral, a été repartagé des dizaines de fois. Ce qui donnerait l’impression qu’on serait en présence d’une tendance !

L’autre travers est qu’il y en a même des analystes qui sont tombés dans le piège. A ce niveau-là, nous dit cet analyste des phénomènes sociétaux, et ce n’est l’apanage du Maroc, que le «partage du négatif sur les réseaux sociaux» relèverait de l’ADN de ces réseaux.

Et ce sont, pratiquement, les mêmes qui se délectent chaque fois qu’ils croisent un post qui serait «défavorable» au Maroc. Même des politicards y perdent des plumes, en estimant, à tort, que «surfer sur ce genre de vagues à répétition serait l’expression d’une position politique» ! C’est rapé, il fallait zapper !

Au-delà, ils sont de plus en plus nombreux celles et ceux qui croient pouvoir «se démarquer» en jouant la carte du dénigrement. Mais cela ne relève pas uniquement de «l’affect». D’autant plus qu’ils sont, là encore, de plus en plus nombreux celles et ceux qui en font un fonds de commerce lucratif en se persuadant que «plus de clics ramènerait du fric».

Du coup, ils s’y lancent la tête dans le guidon. Résultat des courses, ils perdent le nord en s’accrochant à des approximations qui butent, immanquablement, contre les faits. La réalité, et à plus forte raison adossée aux chiffres, est plus que têtue !

Puis cette année, il va bien falloir s’attendre à une explosion de compteurs au cours de la CAN. La destination Maroc battra, à coup sûr, bien des records.


Changement de paradigme
Bien que le nombre des Marocains résidant à l’étranger augmente, de plus en plus, ces dernières années, il n’en demeure pas moins instructif de s’appesantir sur des changements de paradigme quant à leur comportement vis-à-vis du «fait de regagner la mère-patrie».

Au moins deux tendances sont à retenir à ce niveau. D’abord, contrairement à leurs parents et leurs grands-parents, les jeunes générations sont dans un état d’esprit en rupture avec ces grandes ruées estivales en familles.

C’est que le déplacement n’est plus saisonnier. D’ailleurs, plusieurs visitent le Maroc plus d’une fois par an et leur nombre pèse, de manière conséquente, dans les statistiques annuelles du tourisme national.

Selon certaines estimations, on serait dans un rapport 50/50 entre nationaux et étrangers. Plus encore, dans ce changement de paradigme, il ne faut pas non plus négliger que des MdM de l’ancienne génération encore établie à l’étranger choisissent des durées au cours des occasions à caractère religieux, dont, à titre d’exemple, le mois de Ramadan.