Au Royaume
Audit financier : Deux entreprises suspectées de pratiques anticoncurrentielles
Les services d’instruction et d’enquête du Conseil de la concurrence ont procédé, en date du 24 juin, à des opérations de visite et saisie inopinées auprès de deux entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le marché de l’audit financier et comptable et les marchés connexes.
Ces opérations de visite et de saisie ont été menées sous autorisation du Procureur du Roi et avec l’assistance des officiers de police judiciaire désignés à cet effet. Il y a lieu de préciser qu’à ce stade, les opérations de visite et saisie inopinées menées ne préjugent pas de l’existence ou non des pratiques présumées ou de la culpabilité des entreprises concernées.
En effet, seules les instances délibératives du Conseil de la concurrence peuvent, après une instruction au fond menée de façon contradictoire dans le respect des droits de défense des parties concernées, statuer sur le bienfondé des pratiques au cas où les éléments de l’enquête et de l’instruction établissent leur existence.
Pour des considérations liées à la préservation des droits de défense des entreprises visitées, le Conseil de la concurrence ne fera, pour l’instant, aucun commentaire ni sur l’identité des entreprises visitées ni sur les pratiques objet des opérations de visite et de saisie.
Pour rappel, et en application des dispositions de l’article 16 de la loi 20-13 relative au Conseil de la concurrence, ce dernier dispose de services d’instruction et d’enquête qui procèdent aux enquêtes et investigations nécessaires à l’application des dispositions de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, concernant les pratiques anticoncurrentielles et le contrôle des opérations de concentration économique.
Dans ce cadre, les opérations de visite et de saisie inopinées encadrées par l’article 72 précité constituent un outil d’investigation qui permet de recueillir in situ les éléments de preuves et d’informations nécessaires à l’instruction des dossiers liés aux pratiques anticoncurrentielles ou au défaut de notification d’opérations de concentration économique au Conseil de la concurrence (Gun jumping).