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Mouton de l’Aïd : Le Conseil de la concurrence autorise le gouvernement à plafonner les prix

Saisi par le chef du gouvernement, le Conseil de la concurrence vient de valider, dans un avis publié ce vendredi, les mesures mises en place pour combattre la spéculation. Le Conseil autorise également l’Exécutif à plafonner, pour une durée limitée, le prix de vente des moutons.

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Le Conseil de la concurrence vient de donner son feu vert au gouvernement pour plafonner les prix des moutons destinés au sacrifice de l’Aïd Al-Adha. Dans un avis rendu public ce vendredi 22 mai, l’institution autorise également la généralisation de la vente au kilogramme afin de renforcer la transparence des prix, tout en validant les mesures déjà prises en vertu de l’arrêté du chef du gouvernement publié au Bulletin Officiel du 20 mai.

«Le Conseil de la concurrence approuve l’adoption par le gouvernement de mesures temporaires en vue de réguler les marchés destinés à la vente des animaux de sacrifice de l’Aïd, et ce, pour la période allant de la date de publication de la décision du chef du gouvernement relative à ces mesures au Bulletin Officiel jusqu’au 3 juin 2026», indique l’avis.

Le document précise également que «ces mesures comprennent la possibilité d’instaurer un plafonnement des prix de vente des moutons destinés au sacrifice au kilogramme, si le gouvernement le juge opportun».

Le Conseil rappelle s’être réuni à la suite d’une demande d’avis émanant du chef du gouvernement portant sur l’adoption de mesures temporaires de régulation des marchés des animaux de sacrifice.

Pour justifier cette démarche, l’Exécutif a mis en avant l’existence de «pratiques susceptibles de perturber le fonctionnement normal des marchés, notamment en ce qui concerne la spéculation et les hausses de prix injustifiées, ainsi que certains comportements visant à influencer artificiellement l’équilibre entre l’offre et la demande, ce qui pourrait avoir des répercussions négatives sur le pouvoir d’achat des consommateurs».

L’institution souligne, par ailleurs, la spécificité de la période de l’Aïd Al-Adha, marquée chaque année par une «hausse exceptionnelle et intense» de la demande en animaux de sacrifice dans l’ensemble des régions du Royaume. Une situation qui s’accompagne d’une pression accrue sur les circuits d’approvisionnement et de commercialisation.

Selon le Conseil, cette conjoncture saisonnière «est susceptible de créer un environnement propice à certaines pratiques spéculatives et à des comportements contraires aux règles de la libre et loyale concurrence».

Parmi les pratiques citées figurent «la revente par les intermédiaires à des fins spéculatives, le stockage illicite des animaux de sacrifice dans le but de créer une pénurie artificielle, ou l’influence délibérée et artificielle sur les niveaux de prix». Des agissements qui, selon l’institution, perturbent l’équilibre naturel du marché et portent atteinte à la transparence des transactions commerciales.

«Cela place le marché concerné dans une situation anormale et, par conséquent, la condition relative à l’existence d’une situation manifestement anormale du marché est remplie», conclut le Conseil.

Une situation qui justifie, selon lui, les mesures décidées par le chef du gouvernement et, si nécessaire, la généralisation de la vente au kilogramme dans l’ensemble des marchés du Royaume, avec un éventuel plafonnement des prix de vente.