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Agadir : La ville se réinvente quartier par quartier

Inauguration du parc urbain Annajah et lancement de nouveaux chantiers de proximité. La Commune poursuit la réhabilitation de plusieurs quartiers avec de nouveaux investissements. Objectif, mieux répartir les équipements et améliorer le cadre de vie.

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Dix hectares de verdure entre les quartiers Annajah et Safa. C’est la surface du nouveau parc urbain Annajah inauguré ce lundi 29 juin par Aziz Akhannouch, président du Conseil communal, lors d’une visite de terrain marquée aussi par le lancement de nouveaux projets de réhabilitation.

Un signal concret d’une ville qui change de rythme dans sa manière d’aborder le cadre de vie de ses habitants. Le chiffre en dit beaucoup : la dotation en espaces verts d’Agadir est passée de 2 m² par habitant en 2021 à 10 m² en 2026. Ce n’est pas seulement un bond quantitatif. C’est le reflet d’une politique plus structurée, qui fait des espaces publics un levier à part entière du développement urbain.

Le parc Annajah (zones de détente, espaces verts, lieux de loisirs) en est l’illustration la plus visible. Il est alimenté en eau par des eaux usées traitées, une exigence qui n’est plus un choix, mais une nécessité dans un contexte de pression croissante sur la ressource hydrique.

Mais la logique ne s’arrête pas aux grands équipements. Dans le quartier Safa, des terrains de proximité, des jardins et deux artères principales ont déjà été réaménagés. D’autres opérations suivront : voiries restantes, éclairage public, création d’un marché de proximité. Enveloppe globale : plus de 40 millions de dirhams.

L’enjeu n’est pas esthétique. Il est fonctionnel. Il touche à la qualité d’usage au quotidien, à la capacité d’un quartier à répondre concrètement aux besoins de ses habitants.

Installation de plus de 4.000 lampes LED

L’éclairage public est un autre chantier, moins spectaculaire, mais stratégique. La première tranche du programme de modernisation prévoit l’installation de plus de 4.000 lampes LED et le renouvellement des armoires et équipements électriques associés, pour 36 millions de dirhams. Derrière cette opération se joue une triple équation : confort urbain, sécurité et efficacité énergétique. Trois objectifs pour un seul investissement.

La Commune va plus loin encore. Les quartiers Amsernat, Moulay Rachid, Al Hassani et Al Kouira sont à leur tour inscrits dans des projets de requalification portant sur la voirie, le pavage, les places publiques, les espaces verts et l’éclairage. Enveloppe : environ 100 millions de dirhams. Ces chantiers s’inscrivent dans le prolongement de ceux déjà engagés à Talborjt, Anza supérieure, Ihchach ou Tilila.

Ce qui se dessine à travers cette séquence, c’est une politique urbaine qui déplace son centre de gravité. Moins concentrée sur les centralités visibles, davantage tournée vers l’équilibre territorial. La Commune cherche à installer un même standard d’aménagement dans des quartiers aux profils très différents.

Faire en sorte que la modernisation de la ville ne profite pas uniquement à ses vitrines, mais se traduise aussi, quartier par quartier, dans le quotidien des Gadiris. C’est peut-être là le changement le plus durable.