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Oracle propulse Agadir dans une nouvelle ère technologique
Aziz Akhannouch a inauguré aujourd’hui à Agadir le deuxième centre de R&D d’Oracle au Maroc. Le projet confirme l’émergence de la ville comme nouveau pôle technologique national. Il met aussi en lumière le potentiel du capital humain du Souss-Massa.
Agadir entre dans une nouvelle dimension. Ce lundi 29 juin, Oracle a inauguré dans la capitale du Souss son deuxième centre de recherche et développement au Maroc, en présence du chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, de la ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, du ministre délégué chargé de l’Investissement, Karim Zidane, et de Simon de Montfort Walker, vice-président exécutif d’Oracle. Un événement qui consacre le repositionnement d’Agadir comme pôle technologique national.
Le hub d’Agadir aura pour mission de développer des technologies dans plusieurs domaines stratégiques : Oracle Cloud Infrastructure, applications alimentées par l’intelligence artificielle, plateformes de données et solutions sectorielles. Il s’inscrit dans un écosystème en construction rapide : région Oracle Cloud Casablanca opérationnelle, deuxième région cloud prévue à Settat, hub de R&D à Casablanca déjà actif. Agadir complète ce dispositif et crée ce qu’Oracle décrit comme un réseau d’innovation multivilles, unique dans la région.
Pour Akhannouch, cette inauguration illustre la trajectoire d’un Maroc qui s’affirme comme « plateforme crédible, compétitive et attractive pour les activités de recherche et développement ». Les indicateurs lui donnent raison : le pays est devenu première puissance industrielle d’Afrique, et l’intérêt des grandes firmes technologiques mondiales pour son territoire se confirme. Oracle est le seul grand fournisseur cloud à réunir au Maroc à la fois une infrastructure cloud souveraine, de l’innovation en intelligence artificielle, de la R&D avancée et un investissement d’envergure dans les talents.
Le choix d’Agadir n’est pas un hasard géographique. Il repose sur une réalité académique et humaine que le wali du Souss-Massa, Saaid Amzazi, a résumée avec précision lors de la cérémonie : l’Université Ibn Zohr couvre 53% du territoire national, l’ENSA, l’EST, la Faculté des Sciences et une université privée avec son école polytechnique forment chaque année un vivier de talents considérable. C’est sur ce capital humain qu’Oracle a choisi de parier. « Agadir pour sa jeunesse, pour son capital humain, pour ses instituts de recherche », a-t-il souligné. Une reconnaissance qui dépasse le seul cadre économique.
La ministre Amal El Fallah Seghrouchni a replacé ce projet dans le cadre de la feuille de route nationale « AI Made in Morocco », soulignant que ce hub illustre la capacité du Royaume à attirer des investissements stratégiques et à renforcer son positionnement comme hub digital reliant l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient. Karim Zidane a, quant à lui, insisté sur la portée territoriale de l’événement : au-delà de Casablanca, les villes du Royaume s’imposent progressivement comme des pôles d’innovation, traduisant l’engagement du Maroc en faveur d’un développement territorial équilibré.
Ce que dit ainsi cette inauguration, c’est qu’Agadir n’est plus seulement une destination balnéaire, agricole et halieutique. Elle devient un territoire où des ingénieurs et des chercheurs marocains travailleront sur des technologies destinées aux marchés mondiaux.
Le wali Amzazi l’a dit sans détour : « Aujourd’hui, on n’est plus uniquement dans la pêche, l’agriculture et le tourisme, mais dans les nouvelles technologies de l’information, vers les nouveaux métiers, vers l’émergence de nouveaux horizons. » Agadir entre dans les radars internationaux. Ce n’est pas une formule. C’est un fait.
