Au Royaume
25 ans de réalisations en 25 mots clés (4/5)
Sous le règne de SM le Roi, le Royaume s’est complètement métamorphosé. Retour sur les moments forts et les thématiques phares d’une majestueuse épopée marocaine. Les 5 thématiques choisies ici sont : La mobilité, les ports, l’automobile, les phosphates et le sport.
MOBILITÉ
Du départ timide aux chapeaux de roues
L’époque où les autoroutes et les voies ferrées se comptaient sur les doigts d’une main est désormais dans le rétroviseur. Infrastructures routières, développement ferroviaire, transports urbains, mobilité durable…. Depuis plus d’une décennie, le Maroc modernise ses infrastructures de transport pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens, renforcer la compétitivité économique et promouvoir le développement durable. Le pays dispose désormais d’un réseau autoroutier de plus de 1.800 kilomètres, comprenant des projets majeurs comme le contournement de Casablanca. Le secteur ferroviaire a également connu des avancées significatives avec la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tanger à Casablanca, ainsi que la future ligne Kénitra-Marrakech prévue pour 2029. L’ONCF travaille activement pour l’extension du réseau ferroviaire, avec des projets visant à relier d’autres grandes villes du Royaume et à rénover les principales gares du pays. Sur le plan urbain, plusieurs villes mettent en œuvre des projets de bus à haut niveau de service (BHNS), offrant des alternatives rapides et efficaces aux bus traditionnels.
La mobilité durable n’est pas en reste. Des efforts considérables sont déployés pour promouvoir les modes de transport écologiques, comme les systèmes de vélos en libre-service et le développement des transports électriques, visant ainsi à réduire l’empreinte carbone du secteur des transports.
PORTS
De Tanger Med aux nouveaux rivages
S’il est un indicateur qui renseigne sur la montée en puissance de l’économie nationale et de son commerce extérieur, c’est bien celui du trafic de marchandises qui transitent par les ports marocains. Au cours des 25 dernières années, les ports de commerce du Royaume ont plus que quadruplé le tonnage manutentionné, passant d’un peu plus de 50 millions de tonnes en 1999 à 209 millions de tonnes à fin 2023, accompagnant ainsi l’essor de différents métiers mondiaux du Maroc, comme l’automobile, l’aéronautique, mais aussi le textile, l’agroalimentaire et les phosphates. Il faut dire qu’un gigantesque complexe portuaire est sorti de terre, né de la vision royale avant-gardiste de valoriser la vocation du Maroc en tant que pôle d’échanges entre l’Europe et l’Afrique, la Méditerranée et l’Atlantique. Ce port, que le Souverain a qualifié en 2003 d’un des «plus grands projets économiques dans l’histoire de notre pays», c’est Tanger Med. Il représente aujourd’hui plus de la moitié du tonnage (122 MT) réalisé par l’ensemble des ports marocains. Il est aujourd’hui le premier port à conteneurs d’Afrique et de Méditerranée, jouant un rôle clé dans la compétitivité et l’attractivité du Maroc. Déclinée en six pôles régionaux spécialisés, la stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030 devrait permettre au Maroc de continuer à renforcer son activité portuaire. D’autant que deux nouveaux ports stratégiques, qui s’inspirent du modèle réussi de Tanger Med, devraient voir le jour au cours des prochaines années. D’abord celui de Nador West Med (3 millions de conteneurs) dont la mise en service est prévue en 2027, puis celui de Dakhla Atlantique (d’une capacité de 35 MT) qui devrait être livré en 2028.
AUTOMOBILE
Du montage aux écosystèmes
L’émergence d’une industrie automobile de rang mondial au Maroc est probablement l’un des succès économiques les plus retentissants de ce quart de siècle de règne. Au tournant des années 2000, le secteur se résumait alors à l’usine de montage de Somaca à Casablanca et à quelques téméraires sous-traitants, avec un taux d’intégration local et des volumes insignifiants. Les choses ont bien changé depuis. Aujourd’hui, ce secteur c’est 144 MMDH d’exportations (premier secteur exportateur du Royaume), une production de 535.825 voitures (leader régional) exportées dans le monde entier, un tissu industriel de 260 fournisseurs, deux constructeurs mondiaux (Renault et Stellantis), près de 230.000 emplois, des cités industrielles de classe mondiale, comme Tanger Automotive City, le tout avec un taux d’intégration supérieur à 65%! Regroupée en écosystèmes performants, la plateforme automobile marocaine est aujourd’hui l’une des plus compétitives au monde. Et ce n’est pas fini… Outre les projets d’expansion des deux grandes usines de Kénitra et de Tanger, et l’objectif d’atteindre une capacité de production d’un million de véhicules, l’industrie automobile du Royaume se met aussi au vert, avec la mise en place d’un écosystème complet, un de plus, qui va des composants pour batteries à la production de véhicules électriques et hybrides, en passant par les gigafactories. De quoi permettre au secteur automobile national d’atteindre, selon la tutelle, un chiffre d’affaires de 360 millions de dirhams d’ici 2029 !
PHOSPHATES
De 13 MMDH d’exportations à 76,14 MMDH
En un peu plus de 20 ans, l’OCP a pu décupler ses exportations atteignant le record de 114,5 MMDH en 2022. Depuis la deuxième moitié des années 2000, l’Office cesse d’être une simple entreprise minière d’extraction et, accessoirement, de traitement des phosphates. Il est devenu un groupe industriel à l’échelle mondiale, un leader international de la nutrition des plantes et le plus grand producteur d’engrais à base de phosphate à l’échelle planétaire, ce qui est son cœur de métier. Mais, au fil des années, et particulièrement depuis 2006, le groupe s’est converti progressivement en une immense galaxie embrassant plusieurs métiers, depuis l’enseignement jusqu’à la R&D en intelligence artificielle et autres NTI et data centers, touchant également aux énergies vertes, production non conventionnelle de l’eau et la mobilité propre. Il y a encore quelques années, personne n’aurait imaginé que l’OCP pourrait jouer un rôle central dans la mobilité de demain au cœur de laquelle se trouve la batterie électrique. Naguère à la merci des aléas du marché, le groupe sait aujourd’hui où il va et comment y aller. À commencer par se restructurer en trois pôles.
L’extraction des phosphates, dont il ne cessera jamais d’être un des leaders mondiaux. L’industrie des engrais, où il gratte d’année en année de nouvelles parts de marché. Et tout le reste, à travers ce «fourre-tout» stratégique qu’est InnovX, ce bras technologique et R&D qui constitue à lui seul un laboratoire national où se prépare le Maroc de demain, ouvert sur les technologies du futur. Évidemment, il y a aussi l’UM6P, indiscutable pôle de formation d’excellence, sans oublier le rôle de puissant instrument de soft power que joue le groupe.
SPORT
Des premiers pas au mondial
Depuis l’âge d’or des années 80, le sport marocain a connu une transformation remarquable, caractérisée par des initiatives ambitieuses et des investissements stratégiques.
Le projet de professionnalisation du football et l’organisation d’événements internationaux dans les années 2000, tels que le Grand Prix de Marrakech d’automobile, le Trophée Hassan II de golf, le Grand Prix Hassan II de tennis, le Rallye des Gazelles, le Marathon des Sables, ainsi que le Meeting international MohammedVI d’athlétisme, ont marqué cette évolution.
Au-delà des événements ponctuels, le sport est désormais un secteur à part entière, constituant un pilier de l’économie nationale.
Avec plus de 300 entreprises employant plus de 11.500 personnes, ce secteur a généré un chiffre d’affaires de 21,16 milliards de dirhams en 2021, représentant 1,56% du PIB. Son impact dépasse le cadre financier, jouant un rôle essentiel dans le développement global du pays. À titre d’exemple, le football a connu une résurgence significative. L’organisation de grands événements sportifs comme la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la perspective d’accueillir la Coupe du monde 2030 représentent des opportunités majeures pour le Maroc.
Ces événements favorisent le développement économique, social et culturel en stimulant la modernisation des infrastructures, telles que les stades, les routes, les aéroports et les hôtels. Ces améliorations bénéficient à long terme non seulement au sport, mais également au tourisme et aux affaires.
