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Des conditions de financement plus flexibles

Les taux appliqués ont été revus à la hausse tant par les banques que par les sociétés de financement. Mais des promotions sont proposées à toute période de l’année. Tour d’horizon d’un segment en évolution continue.

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Le crédit à la consommation continue de jouer un rôle important dans le financement des particuliers, le maintien de leur niveau de vie ou encore la couverture d’un type de dépenses imprévues, ou même attendues (travaux, mariage, études, voyage…). Les sociétés de financement se concurrencent toujours sur ce segment de marché, très porteur et qui ne connaît pas de crise, à moins qu’elle soit globale, comme celle de la pandémie de Covid-19. Comme si cette compétition ne suffisait pas, les banques sont venues mettre leur grain de sel en misant également sur cette branche. En tout cas, les conditions de financement d’un crédit conso sont nettement plus souples qu’un crédit immobilier, puisque le prêt porte sur un montant limité et que le délai de déblocage ne dépasse pas deux à trois jours. En tout cas, le taux d’intérêt appliqué par les établissements de crédit a connu un renchérissement depuis 2022, en raison du relèvement du taux directeur passant de 1,5% à 3%. Selon la dernière enquête de Bank Al-Maghrib, les taux pratiqués par les banques pour le crédit conso ont atteint 7,18% au 4e trimestre de l’année dernière. Ils étaient à 6,95% en début d’année et 6,40% à la même période de 2022, soit des hausses respectives de 23 pbs et 78 pbs.

Les taux entre 6 et 13%
Il s’agit là d’une moyenne observée qui peut évidemment varier en fonction du profil de risque des clients et du montant demandé. En fait, les banques appliquent des taux allant de 7% pour une clientèle représentant un risque de défaut presque inexistant et peuvent pointer même à 11 jusqu’à 12% pour des personnes risquées, dont les revenus ne sont pas importants ou sont versatiles…
Les sociétés de financement, de par leur fonctionnement, appliquent des taux plus élevés. C’est normal, car elles se refinancent auprès des banques qui elles-mêmes puisent leurs ressources entre elles, ou en faisant appel aux avances de Bank Al-Maghrib. Le coût de la ressource revient alors plus cher, auquel il faut rajouter la marge commerciale de la société de crédit. En tout, les taux auprès des sociétés de financement varient entre 6 et 8% pour les fonctionnaires et entre 10 et 13% pour les salariés du secteur privé. Cela dit, ces organismes font des promotions à longueur d’année, pour attirer davantage de clientèle. Il n’y a qu’à faire un tour sur leur site web pour constater les multitudes d’offres mises à la disposition des clients. Ils proposent généralement des durées plus longues, des montants plus importants, des crédits à taux d’intérêt préférentiel à saisir pendant une petite période uniquement…

Jusqu’à 500.000 DH
Actuellement, les montants peuvent atteindre jusqu’à 500.000 DH pour des durées allant jusqu’à 8 ans, alors qu’il y a une décennie, le montant d’un prêt à la consommation ne dépassait pas 100.000 DH avec une durée maximale de 5 ans. Toutefois, des garanties peuvent être exigées selon l’importance du montant. Par ailleurs, depuis quelques années, la tendance est aux conventions tant avec le secteur public que privé. Ce qui facilite davantage la tâche en matière d’octroi de prêt, tout en faisant bénéficier la clientèle de taux préférentiels. En plus, ces organismes nouent des partenariats aussi avec les concessionnaires auto, afin de simplifier la procédure aux acquéreurs de véhicules. Les conventions, tout le monde peut en profiter, fonctionnaires, employés des administrations publiques, salariés du secteur privé… Cela dit, c’est la première catégorie de travailleurs actifs qui en profite le plus vraisemblablement. En effet, l’encours des crédits des fonctionnaires, toujours en activité, est le plus élevé de sa catégorie. Il pointe à 14,3 milliards de dirhams, soit une part de 51% des prêts non affectés. Le secteur privé lui emboîte le pas avec un encours de 8 milliards de dirhams et un poids de 30%. Le contexte concurrentiel ne devrait pas faiblir entre les banques, entre les sociétés de financement et entre ces deux catégories d’établissements de crédit. C’est une vingtaine d’institutions qui se partagent entre elles un gâteau qui vaut près de 130 milliards de dirhams !