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CIMR : Une pérennité confirmée

Contrairement aux autres caisses, la CIMR se démarque par sa robustesse financière. Le fonds de prévoyance est constamment positif sur la durée de projection et la courbe est même ascendante. De quoi voir l’avenir avec sérénité.

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Le régime de retraite géré par la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites (CIMR) est un dispositif complémentaire facultatif pour les salariés du secteur privé, à cotisations définies, géré en points.

Dès 2003, le régime, jugé trop généreux, opère une réforme à la fois paramétrique et de gouvernance, pour pérenniser son modèle. Un pari qui semble réussi comme le montrent les indicateurs de performances de la caisse. En janvier 2017, la CIMR a obtenu l’approbation de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) pour sa transformation d’une association en une société mutuelle de retraite. Le régime géré par la CIMR est aujourd’hui de loin le plus en forme des régimes de retraite. La caisse, qui revendique à fin 2023 quelque 7.197 sociétés adhérentes, plus de 430.000 affiliés cotisants (en hausse de 5,1%), plus de 320.000 ayants droit et plus de 203.000 retraités, a vu son solde technique enregistrer une amélioration significative de 14,6% par rapport à 2022, atteignant 4,3 milliards de dirhams. Une évolution due à une augmentation plus importante des cotisations (+9,1% à plus de 11 milliards de dirhams) par rapport aux prestations (+5,9% à 6,79 milliards de dirhams).

Le solde financier du régime a également progressé, passant de 1 milliard de dirhams en 2022 à 3,8 milliards de dirhams en 2023, entraînant un excédent global de 7,9 milliards de dirhams. Pour ce qui est des provisions techniques, elles sont en nette hausse également. L’exercice 2023 a en effet enregistré un solde de provisions techniques (soit la réserve de prévoyance en plus d’une provision mathématique) de 84,4 milliards de dirhams, contre 77 milliards de dirhams en 2022, marquant ainsi une progression de 9,6% par rapport à l’année 2022. Le Comité tripartite BAM, ACAPS et AMMC note d’ailleurs que selon les évaluations actuarielles les plus récentes, «cet excédent devrait se maintenir sur l’horizon des projections, permettant ainsi aux réserves de poursuivre leur tendance haussière».

Pas de réforme paramétrique
Une trajectoire positive qui fait que la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites n’engagera pas de réforme paramétrique. La décision a été, une fois de plus, actée en assemblée générale ordinaire tenue en juillet dernier.

La solidité financière de la CIMR pourrait même l’amener à jouer un rôle prépondérant dans la réforme systémique des retraites, en cas de concrétisation du scénario qui prévoit d’organiser le système de retraite en deux pôles, avec un régime de base, qui sera gérée par la CNSS, et un régime complémentaire obligatoire, qui serait confié à des sociétés mutuelles de retraite. De quoi positionner la CIMR comme un acteur majeur dans un éventuel régime complémentaire obligatoire du privé.