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Banques

Paiement et retrait à l’étranger : Ce que facture chaque banque

Les opérations réalisées sur des sites étrangers ou celles effectuées avec des commerçants étrangers prennent de l’ampleur. Même le retrait du cash lors d’un voyage devient une pratique répandue. Ces usages de la carte bancaire ne sont pas sans coût. Tour d’horizon de la politique tarifaire de chaque établissement bancaire.

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Le paiement par internet se démocratise de plus en plus auprès des Marocains. Tant sur les sites nationaux qu’internationaux, les transactions progressent d’une année à l’autre.

Si l’on ne tient compte que des opérations faites à l’international, plus de 16 millions – en devises à l’étranger ou sur des sites marchands étrangers, retraits et paiements compris–, ont été réalisées en 2023 via des cartes bancaires marocaines à validité internationale, soit une hausse de 29% en nombre par rapport à 2022.

Ce qui correspond à un montant global de 10 milliards de dirhams, en progression de 45%. C’est que les consommateurs marocains sont de plus en plus ouverts aux produits proposés par les sites étrangers ou préfèrent encore se rendre dans d’autres pays pour faire leurs emplettes, compte tenu de plusieurs raisons, dont la qualité du produit et de son prix, plus attractifs ailleurs qu’ici, ou encore de son indisponibilité au Maroc.

Toutefois, ces transactions génèrent des coûts, que ce soit pour le retrait, pour le paiement sur les sites internationaux ou pour le règlement par TPE. Que facturent alors les banques pour chacune de ces opérations ?

50% des banques n’appliquent pas de commissions
Selon le comparateur en ligne mis en place par Bank Al-Maghrib, une banque adopte la même tarification aussi bien pour les opérations de paiement internet sur les sites internationaux que pour celles de paiement des commerçants à l’étranger.

En fait, plusieurs banques ne taxent aucun dirham. C’est le cas notamment du CIH, de la BCP, de BOA, d’Attijariwafa bank et du CAM. Les cinq autres appliquent des tarifs différents. La SGMA, par exemple, prend une commission de 2,5% du montant de l’opération, au moment où CDM le limite à 2,2% avec un minimum de 15 DH, et CFG le fixe à 1,32%. La BMCI, elle, applique une commission de 1,85%.

Al Barid Bank se démarque ainsi comme étant la banque la moins chère sur ce service, puisqu’elle ne prélève qu’un montant qui commence à partir de 1% auquel elle ajoute 5 DH.

Lors d’un déplacement à l’étranger, l’on pourrait avoir besoin de davantage de dotation touristique. Charger cette dotation sur sa carte n’est pas exempt de frais, non plus, chez certaines banques.

À travers le site ou l’application bancaire, un client du CIH est taxé à 50 DH et un autre de CFG est imputé à hauteur de 55 DH par an et non par opération. Hormis ces deux banques, ces frais sont gratuits auprès des autres établissements.

Toutefois, la donne change si on réalise cette opération auprès d’une agence bancaire. Alors qu’elle est offerte gratuitement chez CDM en ligne, elle est facturée à 51,4 DH pour chaque opération, en agence. Pareil pour la BMCI qui applique un tarif de 90 DH. Cela dit, ce montant est payé une fois durant la durée de la carte.

Retrait à l’étranger, du simple au double
On est plusieurs à préférer voyager avec peu ou pas de cash, la tendance du cashless prend progressivement de l’ampleur. Si besoin est, on paye par carte ou encore on retire du liquide des guichets de banques étrangères.

Il faudra juste être muni d’une carte bancaire qui permet les retraits à l’étranger, qu’elle soit classique avec option de retrait à l’étranger ou internationale. Mais là encore, un coût se cache derrière. Et sur ce dernier volet, toutes les banques facturent les opérations de retrait.

Aucune ne fait d’exception. Les tarifs ne sont pas homogènes et ne se rapprochent même pas. Chaque banque a sa propre politique tarifaire. Ainsi, Attijari retient des frais équivalents à un dollar par opération. Ils montent à 1,35 dollar pour la BMCI. Mais comme il s’agit d’une filiale de BNP Paribas, le retrait est gratuit auprès des GAB de la maison mère.

La commission est plus élevée chez CIH, elle se situe à 3,5 dollars pour chaque retrait. D’autres banques adoptent une tarification en dirhams. Un client de CDM se verra appliquer une commission de 19 DH par opération, en plus d’une commission de change de 2,2% avec un minimum de 15 DH.

Auprès du CAM, il faudra compter un minimum de 35 DH par retrait et un maximum de 150 DH, en fonction du montant de l’argent retiré. Chez les banques restantes, les frais sont calculés en pourcentage du montant retiré des GAB. La SGMA retient 2,5% du montant de l’opération, alors que CFG taxe 1,32%.

La banque précise qu’un minimum de 0,55 dollar/euro est retenu, en plus d’une commission de change. Pour sa part, la BCP applique 2% et Al Barid Bank 1,4%, en plus d’un montant de 20 DH. Enfin, la BOA facture 2,2% du montant avec un minimum de 22 DH. De quoi bien faire ses calculs avant de procéder à des retraits, dans un pays étranger.


À l’étranger, les frais démarrent à partir de 1,6 euro en dehors de la zone euro
Les pays étrangers facturent également les achats effectués par carte bancaire internationale dans d’autres pays. Si dans la zone euro le paiement est gratuit, il est taxé sous d’autres cieux, en fonction du montant des transactions.

En effet, selon le site Moneyvox, une grande partie des banques traditionnelles prélèvent 1,6 euro pour des achats de 50 euros et de 2,87 euros pour des transactions de 100 euros. Pour une somme de 1.000 euros, le coût moyen bondit à 19,85 euros.

Pour certains établissements comme le Crédit Agricole, LCL ou la Caisse d’Épargne, les frais sont plus importants : entre 3,90 et 5,10 euros de frais pour un achat de 100 euros.