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Industrie : Le climat des affaires reste stable, l’investissement poursuit sa progression au T2-2026

L’industrie marocaine a évolué dans un environnement marqué par un accès globalement stable au financement bancaire, un climat des affaires jugé normal par la majorité des entreprises et des perspectives contrastées selon les secteurs, d’après les résultats de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib (BAM).

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Le climat général des affaires a été qualifié de «normal» par 71 % des industriels, tandis que 19 % l’ont jugé «défavorable». Dans le détail, ces proportions atteignent respectivement 88 % et 9 % dans la chimie et la parachimie, 63 % et 26 % dans le textile et le cuir, ainsi que 63 % et 24 % dans l’agroalimentaire. En revanche, 68 % des entreprises de la mécanique et de la métallurgie ont estimé que la situation était « normale », tandis que 21 % l’ont jugée «favorable».

Les conditions d’approvisionnement ont été considérées comme normales par 79 % des entreprises et difficiles par 19 %. Par secteur, les proportions s’établissent respectivement à 89 % et 11 % dans le textile et le cuir, à 88 % et 10 % dans la mécanique et la métallurgie, à 87 % et 13 % dans la chimie et la parachimie et à 60 % et 35 % dans l’agroalimentaire.

S’agissant de l’emploi, 77 % des industriels ont fait état d’une stabilité des effectifs, tandis que 17 % ont signalé une baisse. Cette tendance a été observée dans les secteurs de l’agroalimentaire et de la mécanique et de la métallurgie, alors que les entreprises du textile et du cuir ainsi que celles de la chimie et de la parachimie ont fait état d’un recul de leurs effectifs.

Pour le troisième trimestre, les entreprises anticipent une baisse globale des effectifs, notamment dans la chimie et la parachimie et le textile et le cuir. À l’inverse, une hausse est attendue dans la mécanique et la métallurgie, tandis que l’agroalimentaire devrait connaître une stabilisation.

Les coûts unitaires de production ont stagné selon 49 % des entreprises et augmenté selon 37 % d’entre elles. La part des industriels ayant enregistré une hausse atteint 61 % dans l’agroalimentaire, 51 % dans le textile et le cuir et 29 % dans la chimie et la parachimie. Dans la mécanique et la métallurgie, 58 % des entreprises ont observé une stabilité des coûts, contre 41 % qui ont fait état d’un recul.

La situation de la trésorerie a, pour sa part, été jugée normale par 85 % des entreprises et difficile par 13 %. Cette proportion atteint 90 % dans la mécanique et la métallurgie et dans le textile et le cuir, 89 % dans la chimie et la parachimie et 72 % dans l’agroalimentaire.

Financement et investissement

L’accès au financement bancaire a été qualifié de « normal » dans l’ensemble des branches d’activité, à l’exception du textile et du cuir ainsi que de la mécanique et de la métallurgie, où il a été jugé «facile».

Le coût du crédit est demeuré stable pour 83 % des entreprises, tandis que 17 % ont signalé une hausse. Dans la mécanique et la métallurgie, les parts de la stabilité et de la hausse s’établissent respectivement à 89 % et 11 %, contre 67 % et 33 % dans la chimie et la parachimie. Les entreprises de l’agroalimentaire et du textile et du cuir ont, quant à elles, fait état d’une stabilité des coûts de financement.

Les dépenses d’investissement se sont inscrites en hausse dans la plupart des secteurs, à l’exception du textile et du cuir, où elles ont reculé. Elles ont été financées à hauteur de 70 % par des fonds propres et de 30 % par des crédits bancaires.

Au cours des trois prochains mois, les industriels prévoient une poursuite de la hausse des investissements dans l’ensemble des branches d’activité, à l’exception du textile et du cuir, où ils s’attendent à une stagnation.