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Aquaculture: Formation et recherche en développement

Le Complexe horticole IAV Hassan II d’Agadir prépare les ressources humaines du secteur. Une filière de technicien spécialisé en aquaculture ouverte depuis l’an dernier va être renforcée par une licence et un master. Un doctorat est aussi au programme en partenariat avec l’université de Las Palmas.

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Filière récente dans le tissu économique de la région de Souss-Massa, l’aquaculture est une activité dotée d’un potentiel à forte valeur ajoutée, générateur de richesses et d’emplois.

C’est dans ce contexte que l’IAV Hassan II d’Agadir développe depuis deux ans une filière de formation dédiée au secteur. C’est ce qu’a indiqué Rachid Ganga, professeur au Complexe horticole d’Agadir, responsable des programmes de formation et de recherche en aquaculture.

C’était la semaine dernière lors de la première édition de la Conférence internationale sur l’aquaculture. L’établissement qui a mis en place une filière de formation de technicien spécialisé depuis 2023 veut développer son offre académique.

En effet, une licence professionnelle en la matière et un master vont compléter ce programme qui devrait aboutir à la mise en place d’un doctorat dans le cadre d’un partenariat avec l’université de Las Palmas.

«Un programme linguistique a été mis en place pour apprendre la langue espagnole de manière à permettre à nos meilleurs étudiants d’aller poursuivre leur cursus à Las Palmas», indique le professeur Farid Lakjaa, directeur du Complexe horticole d’Agadir.

Pour le dirigeant de l’établissement, il s’agit de construire l’un des plus grands départements au sein de l’institution pour aboutir à l’horizon 2035 à une nouvelle génération de chercheurs dans le secteur de l’aquaculture et répondre à la demande des professionnels en termes d’innovation et de ressources humaines qualifiées.

La région de Souss-Massa étant un pôle aquacole en devenir, porteur de grand nombre d’emplois.

Pour accompagner le développement de ce secteur, rappelons que l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA), en partenariat avec la Banque islamique de développement, a mis en place un programme de financement d’une durée de 4 ans. C’est en effet un secteur capitalistique qui nécessite des moyens et un accompagnement de la part des organismes pour pouvoir aller de l’avant.

Consolider les acquis
Le Souss-Massa est bien sûr concerné par ce programme, mais aussi par un don de la Banque islamique pour accompagner l’introduction de nouvelles technologies dans l’élevage des moules marinières et l’extension des fermes dédiées à cette activité.

Pour rappel, l’activité de l’aquaculture au Maroc a déjà bénéficié d’un appui sectoriel de 160 millions de dirhams. L’opération avait été mise en œuvre avec les Chambres maritimes. Elle ciblait les jeunes entrepreneurs et les coopératives de marins pêcheurs.

Aujourd’hui, il reste encore à mobiliser notamment du foncier au nord d’Agadir. Ce sont six hectares dans la zone de Tiguert qui seront dédiés à l’implantation d’unités de conditionnement et de valorisation. La région manque encore justement de centres d’expéditions nécessaires au développement de la commercialisation du produit.

À noter que, sur les cinq dernières années, le secteur aquacole marocain a évolué de 25% en volumes et 45% en valeur. En 2023, la production a généré un CA global de 130 millions de dirhams.

La croissance s’est traduite aussi par une multiplication des espèces cultivées, aujourd’hui au nombre de dix contre deux en 2015-2016. Une diversification de l’offre pour accompagner la demande des consommateurs de plus en plus croissante au niveau national.