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Routes-autoroutes : Le Maroc bientôt totalement relié

Le gouvernement met les bouchées doubles pour raccorder les quatre coins du pays, que ce soit à travers des autoroutes, des voies express ou des routes nationales. L’objectif est certes d’assurer davantage de connectivité et de mobilité, mais aussi de saisir les nombreuses opportunités d’investissement qui s’offrent dans tout le pays.

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Le Maroc continue d’évoluer à toute vitesse. Le besoin en infrastructures de tous types s’impose de plus en plus. Et l’un des volets sur lesquels le Royaume met un point d’honneur, c’est bien l’infrastructure routière qui s’érige comme priorité pour accompagner la croissance économique et sociale du pays.

Le Maroc jouit déjà de près de 2.000 km d’autoroutes reliant plusieurs villes principales du pays. Mais l’objectif de l’Exécutif est de porter ce réseau à 3.000 km. C’est normal, il ne faut surtout pas rater l’occasion de la co-organisation de la Coupe du monde 2030, pour développer le pays sur tous les aspects certes, sauf qu’il se trouve que l‘infrastructure routière est parmi les principaux chantiers, compte tenu de son importance dans la connectivité et la mobilité entre les villes. C’est d’autant plus important quand on sait que le réseau routier national assure 90% des déplacements des personnes et 75% du transport de marchandises. En tout cas, cette volonté répond au Schéma national des infrastructures routières établi à l’horizon 2040.

Rabat-Casablanca reliées autrement
Parmi les principaux projets, une nouvelle autoroute entre Rabat et Casablanca. Celle actuellement en service connaît, depuis quelques années, une forte pression en dépit du triplement des voies. Cette autoroute continentale, longue de 60 km, nécessite un coût de 5 milliards de dirhams. Elle devra relier la voie de contournement de Rabat, à partir de l’échangeur de Tamesna, à la nouvelle rocade sud de Casablanca. Le tronçon passera, entre autres, pas loin de l’aéroport de Benslimane.

Fès-Marrakech, enfin rapprochées
Une autoroute qui reliera Fès à Marrakech, en passant par Béni Mellal, verra le jour également. Elle s’étend sur 400 km, pour un coût budgétaire de pas moins de 20 milliards de dirhams. Ce projet est de la plus haute importance, car il permettra de relier d’importantes villes du Maroc et briser l’isolement d’un grand nombre de régions. Il s’ancre dans la stratégie du Schéma d’armature autoroutière national prévu pour 2025, qui ambitionne de créer un axe reliant Safi à Tétouan, en passant par Marrakech, Béni Mellal, Fès et Meknès.

L’accent est mis sur l’autoroute Béni Mellal–bipôle Fès-Meknès, dans le sens où elle est conçue comme un projet d’aménagement du territoire. Des opportunités seront offertes pour le développement socioéconomique du pays, notamment au niveau du centre-est.

Guercif-Nador, le nouveau port raccordé
Améliorer les infrastructures de transport est l’un des objectifs fixés par le gouvernement. Mais pas que. Renforcer la connexion routière répond également à l’impératif d’attirer davantage d’investissements et de générer de nouvelles opportunités de croissance, tout en créant plus d’emplois. Le meilleur exemple pour atteindre ces ambitions est l’autoroute Guercif-Nador qui devra s’étendre sur 104 km. À un coût de 7 milliards de dirhams, financés en partie par la BAD à hauteur de 246 millions d’euros (2,7 milliards de dirhams), elle sera divisée en trois sections, à savoir Guercif-Saka (36,5 km), Saka-Driouch (40,5 km) et Driouch-Nador West Med (27 km).
Une fois achevée (en 2028 selon les prévisions), cette autoroute connectera le grand complexe portuaire Nador West Med au réseau autoroutier, et ce, au niveau de Guercif, pour un temps réduit à 1h30, au lieu de 3h actuellement.

Voie express, le Sud connecté
En plus des infrastructures autoroutières, un projet d’envergure est presque achevé. Il s’agit de la voie express Sud qui s’inscrit dans le Nouveau modèle de développement des provinces du Sud. Il consiste à dédoubler et élargir la route nationale entre Tiznit et Dakhla, sur une distance de 1.055 km. L’investissement global alloué à ce chantier est d’environ 8,8 milliards de dirhams. À date d’aujourd’hui, le projet est à un taux de réalisation de 98%, sachant que le tronçon qui lie Guelmim à Dakhla est totalement achevé.

Ainsi, le développement de cet axe routier, qui constitue un levier important pour l’investissement, impactera positivement et directement une population de plus de 2,2 millions d’habitants, répartie sur 10 provinces, et contribuera au développement socioéconomique de quatre régions du Royaume, à savoir Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab.
Par ailleurs, le ministère de l’Équipement n’a de cesse d’améliorer plusieurs liaisons routières, un peu partout dans le Royaume, à l’instar de Taounate-Fès, Marrakech-Kelâat-EsSraghna, Marrakech-Safi, Khénifra-Oued Zem, ainsi que Chefchaouen-Tétouan.
À l’horizon 2035, le gouvernement prévoit de remettre à niveau 7.000 km de routes nationales, 2.000 km de voies express et 45.000 km de routes rurales, à raison de 2.000 km de routes rénovées par an.


Entretien du réseau routier, un chantier quotidien

En plus du développement du réseau routier et autoroutier par la création de nouvelles lignes, le ministère de l’Équipement mise beaucoup sur la modernisation du réseau routier ainsi que sur la construction et l’entretien de routes rurales. L’enveloppe budgétaire allouée à ce chantier est de l’ordre de 18 milliards de dirhams, dont 5,2 milliards réservés uniquement au développement et à l’entretien des routes rurales. Aussi, le gouvernement attribue pas moins de 500 MDH pour la réfection des autoroutes.