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Les ingénieurs toujours sollicités dans tous les secteurs

Informatique, automobile, aéronautique, BTP…, pratiquement tous les secteurs font appel à ces profils. Des salaires attractifs et des besoins croissants en compétences techniques spécialisées priment également.

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Selon les données révélées par le portail Rekrute, l’année en cours consacre l’informatique en tête de liste des secteurs requérant le plus d’ingénieurs. Les offres d’emploi y représentent 57,21% des statistiques globales, suivies par le secteur de l’automobile qui compte pour 14,65%. Ensuite, l’aéronautique représente 4,29% des données, tandis que le domaine du BTP et du génie civil occupe 3,65%. Enfin, l’éducation et la formation complètent ces chiffres avec une part de 3,07%.

Ces statistiques dépeignent les proportions relatives de la demande d’ingénieurs au sein de ces secteurs spécifiques par rapport à la demande globale. L’élan fulgurant de l’industrie informatique, notamment au Maroc, éclaire le fort attrait pour les ingénieurs dans ce domaine.

L’expansion des entreprises technolo-giques, des services informatiques et des start-up fait appel aux ingénieurs pour la conception de logiciels, d’applications et de solutions technologiques.
La croissance soutenue de l’industrie automobile suggère également une demande élevée en ingénieurs. Les investissements dans la fabrication automobile, les pièces détachées et l’innovation exigent des compétences d’ingénierie pointues pour répondre aux besoins évolutifs du secteur.

Malgré une part plus modeste, l’aéronautique et le spatial semblent être soutenus par des investissements gouvernementaux ou des partenariats internationaux, en-gendrant un besoin constant d’ingénieurs pour des projets aérospatiaux ou pour les compagnies aériennes.

Le BTP demeure un bastion de stabilité dans de nombreux pays, perpétuant une demande ininterrompue en ingénierie pour la conception, la planification et la gestion de projets de construction.
Enfin, le secteur de l’éducation et de la formation requiert également des ingé-nieurs, mais pour des rôles spécifiques tels que la conception de programmes, la recherche en ingénierie éducative ou la gestion de laboratoires techniques au sein des établissements d’enseignement.

Ces tendances dessinent un paysage professionnel où les compétences d’ingénie-rie demeurent au cœur de multiples industries, reflétant les besoins variés et évolutifs de ces secteurs spécifiques en 2023.

Des salaires entre 10.000 et 20.000 DH
Côté rémunération, la plupart des offres d’emploi pour les ingénieurs propose des salaires mensuels nets compris entre 10.000 et 20.000 DH. Environ un tiers des offres (32,61%) présente des salaires nets mensuels entre 15.000 et 20.000 DH, tandis que 30,02% se situent entre 10.000 et 15.000 DH. Seulement 0,68% des offres concernent des salaires dépassant les 30.000 DH.

En contraste, les tranches de salaires de 4.000 à 6.000 DH et de 6.000 à 8.000 DH représentent moins de 4% des offres disponibles.
Les rémunérations élevées pour cette population s’expliquent par plusieurs facteurs liés à la dynamique du marché du travail et à la valeur qu’ils apportent aux entreprises. Tout d’abord, l’expertise spécialisée joue un rôle capital.
Les ingénieurs possèdent généralement des compétences techniques pointues dans des secteurs spécifiques tels que l’informatique, le génie civil, l’aéronautique, et bien d’autres.
Leur expertise et leur formation approfondie sont souvent rares sur le marché, justifiant ainsi des salaires plus élevés pour les attirer et les retenir.

Ensuite, la forte demande de ces professionnels contribue également à ces rému-nérations. Les entreprises compétitives recherchent activement des ingénieurs hautement qualifiés pour résoudre des problèmes complexes, innover dans la conception de produits ou encore gérer des projets techniques avancés. Cette demande excède souvent l’offre disponible, ce qui renforce la valeur de ces experts sur le marché de l’emploi.
Enfin, la demande pour des niveaux d’éducation élevés est claire : 88,07% pour les diplômés de Bac+5 et plus. Ensuite, on trouve une minorité de 7,97% pour les détenteurs d’un Bac+4, suivis de près par les diplômés de Bac+2 à hauteur de 2,01%. Les niveaux d’études de Bac+3 représentent quant à eux 1,94% de cette demande.