Entreprises
Cosumar : Une production de 240.000 t en 2026 et visibilité renforcée pour les prochaines campagnes
Malgré une baisse de 10% du chiffres d’affaires au terme du premier semestre, le groupe s’attend à une forte campagne agricole à la prochaine saison, avec plus de 60.000 hectares de cultures sucrières. En parallèle, son projet de production de gaz carbonique sera finalisé début 2027.
Cosumar a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 4.825 MDH au terme des six premiers mois de cette année, contre 5.362 MDH pendant la même période de l’année dernière. Soit une baisse de 10%, annonce le groupe dans un communiqué. Les cours mondiaux du sucre blanc et du sucre brut, orientés à la baisse au T2, ont généré un effet prix défavorable sur le chiffre d’affaires du groupe, qui a également été impacté par les intempéries.
Cependant, Cosumar fait état d’une amélioration de la dynamique logistique et commerciale au T2 2026, avec « une normalisation progressive des volumes de ventes ».
La nette amélioration des conditions hydriques est, par ailleurs, de nature à renforcer la visibilité sur les prochaines campagnes agricoles en confortant le potentiel de croissance de la production nationale de sucre, poursuit le communiqué.
Il est également fait état dans le document de la « poursuite des travaux de mise en œuvre du projet de production de gaz carbonique liquide, conformément au calendrier prévu, avec une mise en service attendue au premier trimestre 2027 ».
Pour la campagne agricole 2026, le groupe a réalisé une production nationale de sucre blanc de 240.000 tonnes contre 280.000 tonnes lors de la campagne précédente. Et ce, « dans un contexte d’inondations ayant affecté les régions du Gharb et du Loukkos ».
En revanche, une progression des rendements d’environ 15% a été atteinte grâce à l’amélioration des disponibilités hydriques, confirmant la résilience et l’attractivité de cette culture face à des conditions climatiques extrêmes, assure le groupe.
Sur le plan industriel, logistique et commercial, Cosumar fait état d’une amélioration de la dynamique logistique et commerciale au T2 2026, permettant de résorber une partie du décalage enregistré au T1 à la suite des conditions climatiques exceptionnelles et des perturbations logistiques portuaires. Dans ce contexte, l’approvisionnement du marché national s’est poursuivi « dans des conditions satisfaisantes, soutenu par les importantes capacités industrielles, logistiques et de stockage du Groupe ».
Pour les prochaines campagnes agricoles, le groupe prévoit plus de 60.000 ha de cultures sucrières dès la campagne 2026-2027, soutenue par l’amélioration significative du taux de remplissage des barrages. Par ailleurs, un rebond significatif des cours noté depuis début août, accompagné d’une forte progression de la prime de blanc, renforce ses perspectives des activités de raffinage et d’export.
Au niveau industriel, avec une capacité de raffinage supérieur à 7.000 tonnes/jour, le groupe maintient l’approvisionnement régulier du marché national et le développement des ventes à l’export. La normalisation progressive du trafic portuaire au S2 2026 devrait aussi lui permettre de s’inscrire dans ses objectifs du budget 2026, conclut le document.