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Formation professionnelle privée : Les demandes de cours du soir ont plus que doublé en six mois

Portée par une demande croissante des actifs en quête de montée en compétences ou de reconversion, la formation professionnelle privée connaît une nouvelle dynamique.

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Les cours du soir dans la formation professionnelle privée suscitent un engouement croissant. En l’espace de six mois, le nombre de demandes d’autorisation déposées par les établissements est passé de près de 400 dossiers par an à 900 demandes depuis décembre dernier, a annoncé mardi à Casablanca le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri.

Intervenant lors du lancement des rencontres régionales du Plan d’accélération de la formation professionnelle privée, le ministre a estimé que cette progression reflète l’intérêt grandissant des opérateurs pour ce dispositif élaboré en concertation avec les professionnels du secteur. Destinés aux salariés et aux personnes en reconversion professionnelle, ces cours sont dispensés en soirée du lundi au vendredi ainsi que le samedi, avec des horaires adaptés aux réalités régionales.

Sekkouri a également mis en avant les avancées engagées dans la réforme des procédures de qualification et d’accréditation des établissements privés. Les délais de reconnaissance des diplômes ont notamment été réduits à trois ans, contre quatre à cinq ans auparavant. Les textes réglementaires encadrant cette réforme ont été publiés en mars dernier.

Le secteur de la formation professionnelle privée compte aujourd’hui plus de 1.600 établissements accueillant plus de 100.000 stagiaires, dont plus de 500 bénéficient déjà d’une accréditation.

Par ailleurs, le ministre a annoncé l’adoption d’un nouveau mode de versement des aides destinées aux stagiaires du privé. Désormais, ces subventions seront attribuées directement aux bénéficiaires sur la base du Registre social unique (RSU), sans passer par les établissements de formation.

Selon lui, cette réforme s’inscrit dans le prolongement du dialogue engagé depuis 2022 avec la Confédération générale des entreprises du Maroc et les fédérations professionnelles afin de renforcer l’attractivité du secteur et de mieux répondre aux besoins croissants des entreprises en compétences qualifiées.

De son côté, le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a salué le lancement des rencontres régionales du Plan d’accélération, y voyant le passage à une phase d’exécution concrète des engagements pris en faveur des entreprises et de l’employabilité des jeunes.

Fruit d’une concertation approfondie entre le ministère, la CGEM et les fédérations professionnelles, ce plan repose sur une conviction partagée : la formation professionnelle privée constitue désormais un pilier essentiel du système éducatif national et un levier stratégique pour la compétitivité des entreprises et l’insertion professionnelle.

Tazi a, en outre, relevé les avancées introduites par ce plan, citant notamment la réforme des procédures de qualification et d’accréditation des établissements, l’actualisation des programmes de formation et le développement de la formation par apprentissage.

Il a salué le lancement des cours du soir, estimant que cette mesure permettra d’élargir l’accès à la formation diplômante aux salariés en activité ainsi qu’aux jeunes ne pouvant suivre un cursus à temps plein, avec pour ambition de doubler le nombre de bénéficiaires.

De son côté, Moulay Ahmed Lamrani, vice-président de la Fédération de l’enseignement privé (FEP) de la CGEM, s’est réjoui de la dynamique engagée conjointement par le ministère de tutelle et la Confédération pour accompagner le développement du secteur.

Pour lui, l’enseignement privé, à travers ses trois composantes, notamment l’enseignement général, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, constitue un maillon essentiel du système éducatif national.

Lamrani a insisté sur la nécessité de créer les conditions permettant d’assurer une formation de qualité, à même de préparer les compétences dont le Maroc aura besoin dans les années à venir.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une série de rendez-vous régionaux destinés à présenter les principales mesures du Plan d’accélération de la formation professionnelle privée et à échanger avec les acteurs du secteur sur les moyens de renforcer son attractivité, d’améliorer son offre de formation et de mieux répondre aux besoins du marché du travail.