Carrière
Enseignement supérieur: Filières, admissions, orientation…, tout ce qu’il faut savoir
Entre les diverses possibilités de formations, qu’elles soient axées sur le professionnalisme ou plus généralistes, à l’université ou dans des écoles de commerce et d’ingénieurs renommées, les étudiants sont confrontés à un large éventail de choix de filières et d’établissements.
Les récentes grèves dans l’enseignement supérieur n’ont pas eu d’incidence notable sur les jobs fairs des écoles et universités. Malgré les perturbations occasionnées par les mouvements sociaux, ces événements continuent d’attirer un nombre significatif d’entreprises et d’étudiants, témoignant ainsi de leur importance pour le monde académique et professionnel.
Jalila Mansouri, directrice pédagogique dans un établissement privé, atteste que les jobs fairs sont des moments cruciaux pour les étudiants. Ils leur offrent l’opportunité de rencontrer des employeurs potentiels, de développer leur réseau professionnel et de découvrir les opportunités de carrière qui s’offrent à eux.
À l’approche de la fin de l’année scolaire, les regards se tournent inévitablement vers l’après-bac, une période qui suscite de nombreuses interrogations. Traditionnellement, cette période est marquée par la tenue de salons et de forums dédiés à l’orientation.
Pour de nombreux spécialistes du monde de l’enseignement supérieur, l’objectif est d’informer et d’orienter les étudiants en leur présentant la diversité des formations disponibles au Maroc et à l’étranger. Pas moins de 1.600 filières de licences et autant en masters sont proposées au Maroc. L’objectif est de les préparer au mieux à exploiter leur talent et à envisager sereinement leur avenir.
Les concours d’accès, un passage obligé
De leur part, les concours d’accès représentent un passage obligé pour certains établissements prestigieux. Qu’il s’agisse des grandes écoles d’ingénieurs, des écoles de commerce, des instituts politiques ou des établissements spécialisés dans les arts et les sciences techniques, ces institutions attirent chaque année des milliers de candidats ambitieux. Cependant, l’accès à ces écoles n’est pas chose aisée. Au contraire, il est souvent soumis à un processus de sélection rigoureux à travers des concours d’entrée. Il faut ajouter également que ces concours sont aussi divers que les établissements eux-mêmes. Certains concours sont propres à une école spécifique, tandis que d’autres regroupent plusieurs institutions, comme le Concours national commun (CNC) qui ouvrent l’accès aux différentes écoles d’ingénieurs (EHTP, EMI, École centrale Casablanca…), mais aussi l’École royale de l’air, l’École royale navale, l’Institut agronomique et vétérinaire…
Face à la sélectivité des concours d’accès, de nombreux candidats optent pour une préparation intensive. Cette préparation peut prendre différentes formes : intégrer des classes préparatoires spécialisées, suivre des cours particuliers, participer à des stages de préparation, ou encore s’entraîner avec des livres et des ressources en ligne. Les concours d’accès varient en fonction du domaine d’études et de l’institution visée. Des épreuves écrites, des tests psychotechniques, des entretiens oraux et des examens médicaux font souvent partie du processus de sélection. Les filières les plus prisées comprennent la médecine, l’ingénierie, le droit et la gestion. Cependant, pour de nombreux jeunes sur le point de rejoindre le marché du travail, le choix de l’orientation représente un défi de taille. «Il est très difficile pour eux de savoir exactement ce qu’ils veulent faire après le baccalauréat. La plupart du temps, ils décident en fonction des exigences du marché du travail», remarque un responsable pédagogique d’orientation d’une école locale. Cette observation est corroborée par une enquête nationale du Conseil supérieur de l’éducation, qui révèle que 30% des diplômés se retrouvent sans emploi quatre ans après l’obtention de leur diplôme. Dans cette quête d’orientation, il est crucial d’identifier ses forces et ses intérêts. Les salons de formation offrent une occasion unique d’explorer les différentes possibilités d’études, que ce soit des parcours courts, longs, professionnels ou généralistes. Il est également important de consulter les experts du domaine éducatif et de passer des tests d’orientation pour s’assurer du bon choix.
Des filières qui ouvrent des perspectives rapides
Quant aux filières les plus prisées, les spécialistes de l’enseignement et du recrutement recommandent celles qui ouvrent des perspectives rapides vers des postes de direction au sein des entreprises. «Le management financier, l’audit, le contrôle de gestion, le marketing, la communication, les achats et la logistique sont des domaines très recherchés», affirme un responsable pédagogique d’une grande école de commerce. Selon les rapports de World Economic Forum, les métiers du management restent très demandés, notamment dans les domaines de la finance, du développement commercial et de la gestion des ressources humaines.
Cela dit, avec l’évolution que connaît l’économie marocaine, certaines filières se sont imposées, comme le digital, les achats et la logistique, compte tenu du plan logistique national et la gestion des ressources humaines, en raison de la rareté et de l’importance du capital humain au Maroc et dans la région.
Pour leur part, les sites spécialisés en recrutement donnent chaque année quelques tendances sur le marché de l’emploi. Il en ressort que les secteurs des centres d’appels et de l’informatique restent, depuis quelques années, les plus gros recruteurs du marché.

