Au Royaume
Rassemblement non autorisé : Quatre prévenus poursuivis à Rabat
Quatre personnes ont été poursuivies en état de détention à la suite d’un rassemblement non autorisé organisé le 12 octobre à Rabat, a indiqué le Procureur du Roi près le tribunal de première instance de la capitale. Sept participants avaient initialement été interpellés et placés en garde à vue.
Quatre individus sont poursuivis en état de détention après avoir participé à un rassemblement non autorisé à Rabat, a annoncé jeudi le Procureur du Roi près le tribunal de première instance.
Selon un communiqué du parquet, un groupe d’environ 40 personnes, dont 14 femmes, s’est rassemblé le 12 octobre 2026 sans autorisation.
Le Procureur du Roi indique que ce rassemblement a provoqué des perturbations sur la voie publique, notamment au niveau de services destinés aux usagers. La force publique est alors intervenue pour disperser les participants, conformément aux dispositions de la législation relative aux rassemblements publics.
Les personnes présentes ont été invitées à mettre fin au rassemblement mais ont refusé d’obtempérer, selon la même source.
Le communiqué affirme qu’au moment de l’intervention des forces de l’ordre, certains participants ont opposé une résistance violente.
Trois agents chargés du maintien de l’ordre auraient été blessés et transportés à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, précise le parquet.
Une enquête judiciaire a ensuite été ordonnée. Elle a conduit à l’interpellation de sept personnes ayant participé au rassemblement, lesquelles ont été placées en garde à vue pour les besoins de l’enquête.
À l’issue de leur présentation devant le parquet, quatre d’entre elles ont été poursuivies en état de détention.
Selon le communiqué, les faits qui leur sont reprochés portent sur le refus d’obtempérer, la participation à un rassemblement non autorisé, l’outrage à des fonctionnaires publics dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que des violences à leur encontre.
Les quatre prévenus ont été déférés devant la justice.
Le parquet précise enfin que les personnes interpellées ont bénéficié des garanties prévues par la loi, notamment du droit à la défense.