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RNI : «La Voie de l’avenir» en mode féminin
«La voie de l’Avenir» du RNI s’écrit au féminin. Samedi 4 avril, le Sommet des femmes du parti de la colombe en a esquissé les contours au-delà des échéances de 2026. Consolider dans la continuité.
Plus de 1.600 militantes RNIstes se sont retrouvées dans le cadre de la 4e édition de leur Sommet. Au menu, les acquis engrangés au cours des dernières années, mais aussi esquisser les pistes d’amélioration du vécu des femmes.
C’est une habitude que le Rassemblement national des indépendants n’est pas prêt de changer. À chaque évènement organisé, la mobilisation est à son comble. Que ce soit au niveau du nombre des participants ou encore en ce qui concerne l’enthousiasme qui règne dans les lieux de l’organisation. La 4e édition du Sommet des femmes du parti de la colombe, qui s’est tenue samedi 4 avril dans la ville ocre, n’a pas dérogé à ce qui est devenu une règle de conduite. Avec un auditorium, d’un palace de Marrakech, les militantes du RNI se sont retrouvées dans le cadre de l’initiative «La Voie de l’avenir».
Des militantes venues des quatre régions du Royaume, mais aussi une forte présence des femmes relevant des Marocains du monde. Sans oublier, non plus, la forte présence des dirigeants de la formation de la colombe où l’on comptait des ministres, des députés ou encore des membres du bureau politique.
Ce qui en dit long sur l’importance qu’accorde ce parti qui, depuis 2017 et sous la houlette d’Aziz Akhannouch, a fait de la question de la défense des droits des femmes l’une de ses priorités majeures, comme l’a précisé le président du parti Mohamed Chaouki dans son allocution. Une allocution qui a constitué un «fort marqueur» quant à la «démarche discursive» du nouveau président du parti de la colombe, «très soucieux» de s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur au niveau de la vision certes, mais en empruntant «une stratégie narrative» qui a eu l’effet escompté auprès de son audience.
Storeytelling édifiant…
D’emblée, Chaouki plante le décor. Pour choix, le président du RNI énonce la «structuration» de son allocution.
Il a opté pour le storytelling. Pour ce faire, l’homme qui a eu droit à une standing ovation accompagnée de youyous, installera son «déroulé discursif» sur fond de cinq portraits d’autant de femmes. D’abord, Ghizlane Choudani, une élue rurale fortement engagée dans le développement de sa commune tout en assumant sa responsabilité d’élever ses enfants. Chaouki enchainera sur Nawal El Moutawakkil, militante du parti et ancienne ministre, en rappelant cette prouesse historique de 1984 lorsqu’elle décrochera la médaille d’or aux Jeux olympiques de Los Angeles avant de devenir, chemin faisant, vice-présidente du Comité olympique international.
Suivra le portrait de l’universitaire spécialiste en sociologie et anthropologie et non moins militante féministe, Leïla Bouasriya. L’intervenant élargira encore plus la toile de fond pour parler de Aïcha Edoss, une vendeuse ambulante qui symbolise, insistera-t-il, «la dignité des femmes face à la précarité et aux violences verbales du quotidien». Et puis, moment d’intimité et de reconnaissance poignant, vint cette partie de l’allocution consacrée à Fatima El Ghiati. Une résistante amazighe qui cachait les combattants contre le colonialisme et qui porta le cadavre de son mari tombé dans le combat. Fatima, qui n’est autre que sa propre grand-mère. De ces portraits, il déduira, en invitant son audience aussi, que ces femmes ont été le moteur pour lui de poursuivre l’action politique au service de la défense des causes des femmes et du développement dans son acception générale. De fil en aiguille, il bifurque sur le lien entre ces récits et certaines réalisations de l’Exécutif d’Aziz Akhannouch.
Ghizlane, atteinte d’une maladie chronique, bénéficie de la généralisation de la couverture sanitaire obligatoire.
Et Aïcha a pu ouvrir son propre kiosque grâce au programme «Forsa». Quant aux veuves, elles sont plus de 390.000 à percevoir un soutien mensuel direct. Autant dire qu’on est très loin de ce que prétendaient ceux qui étaient aux manettes pendant une dizaine d’années. C’est qu’on est en présence de statistiques qui déjouent les prétentions.
Et les statistiques viennent des propos de la présidente de la Fédération nationale des femmes du RNI, Amina Benkhadra, qui relève, entre autres, que 4 millions de familles sont bénéficiaires du soutien direct, calculez 12,5 millions de bénéficiaires en somme sur le plan national.
Ceci sans oublier tout ce qui a été entrepris au niveau des grands programmes relatifs à l’éducation, au logement ou encore aux différents fondamentaux de l’État social voulu par le Souverain.
Or, cet intérêt si particulier ne se reflète pas uniquement dans la «symbolique» ou dans les réalisations accomplies au cours de la durée de l’actuel mandat du gouvernement, mais trouve son application dans l’important positionnement des femmes dans les organes du parti comme dans les rôles qu’elles campent. Et ce, que ce soit au niveau du gouvernement ou encore dans la gestion des territoires tant sur le plan local que régional, comme l’indiquera le membre du bureau politique, Lahcen Essaadi.
Maintenant, si tous les intervenants s’accordent à relever, non sans fierté, l’importance des acquis engrangés sur ces fronts, les femmes de manière générale, et celles du parti en particulier, il n’en demeure pas moins vrai qu’il y a encore des «challenges» à relever, tel que l’a relevé la présidente de la Fédération des femmes du RNI. Et l’évènement en soi constitue une opportunité en vue de préserver les acquis et les renforcer.
Notamment, à travers le rendu des idées et des outcomes. L’idée étant de faire remonter les attentes et les moyens à même d’y répondre. On l’aura compris, il est question d’aller dans le sens de l’article 19 de la Constitution, mais aussi d’accompagner les femmes dans l’inclusion autant politique qu’économique.
L’engagement de Mohamed Chaouki y ajoute son empreinte lorsqu’il souligne: «Je veux que vous soyez convaincues que je ne suis pas seulement le président que vous avez choisi, je suis votre frère, votre fils, je suis fier de vous et je serai toujours à vos côtés». Un nouveau gage de continuité. Or, il ne s’agira pas seulement de pousser la dynamique au sein du parti, mais d’inspirer les autres formations du landerneau politique pour aller plus au-delà des slogans en vue d’acter les «engagements dits».
Ancrage international
L’évènement de Marrakech, sous la houlette de la Fédération nationale des femmes du RNI, n’a pas été uniquement de couleur marocaine. La Fédération a reçu, à Marrakech, trois personnalités du parti populaire européen (PEE), en les personnes d’Alexandra Maria Kefala, ancienne parlementaire et ministre grecque, la Néerlandaise Ria Oomen Ruijten et la présidente honoraire des femmes du PEE, Doris Pack. Des personnalités influentes qui ont leur mot à dire dans les instances de leurs pays comme dans celles du Vieux Continent. La diplomatie parallèle en marche.
