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Archives LVE 1984. Pour ses ZI, la CDG manque de foncier
Il y a 40 ans, la Caisse de dépôt et de gestion se heurtait à un obstacle majeur dans le déploiement de son programme de zones industrielles : le manque de foncier. Pour le surmonter, elle multiplie les initiatives.
En matière d’équipement des zones industrielles, l’activité de la Caisse de dépôt et de gestion au cours de l’exercice 1983 peut être appréhendée à la fois au niveau des projets réalisés ou mis en chantier et au niveau des études et des démarches entreprises pour la levée des contraintes foncières qui, jusqu’alors, grevaient l’aménagement de certaines zones.
En effet, outre le projet de Salé mis à la disposition des investisseurs industriels, la période considérée a vu l’achèvement des travaux de voirie-assainissement des zones de Khémisset, de Bouznika, de Nador et de Settat. Parallèlement, la CDG a procédé aux études d’aménagement détaillées concernant les programmes de Chaouen et de Marrakech (CIPIA), les appels d’offres relatifs seront lancés courant 1984.
Quant au programme de Ben M’Sik, l’étude préliminaire est achevée, toutefois le commencement des travaux reste subordonné à la régularisation de la situation foncière.
S’agissant des obstacles d’ordre foncier, qui ont jusque-là retardé l’aménagement de certaines zones, la CDG a emprunté toutes les voies tendant à leur levée. C’est ainsi qu’une procédure à l’amiable avec des privés a été mise sur pied pour l’acquisition des terrains des futures zones industrielles de Tiznit et de Chaouen.
Quant au terrain domanial destiné au CIPIA de Marrakech et nonobstant le problème des servitudes qui le grèvent, la CDG est parvenue à apurer sa situation foncière.
Par ailleurs, et en attendant l’aboutissement des démarches en cours pour l’acquisition des terrains retenus pour l’implantation des zones de Meknès, Kouribga, Béni-Mellal et Marrakech (ZI), la CDG a, au cours des missions d’information menées à Kénitra, Sidi Slimane, Safi et Essaouira, examiné avec les autorités provinciales les voies et moyens à mettre en œuvre pour la concrétisation des projets prévus dans ces villes.
Au niveau de la commercialisation et compte tenu des impératifs visant à contrecarrer la spéculation sur les terrains à vocation industrielle, il a été procédé au cours de la période sous revue à l’élaboration des documents de vente dont l’armature juridique est susceptible de provoquer l’émulation des investisseurs présentant des projets viables.
C’est dans ce même esprit que les critères retenus par le comité de suivi et par les commissions d’attribution lors de l’examen des demandes formulées par les industriels s’articulent fondamentalement autour de la nature du projet à réaliser, l’investissement projeté et le nombre d’emplois à créer.
À ce titre, les commissions, qui ont eu à examiner des demandes de terrains industriels intéressant les zones de Salé, Khémisset et Bouznika, ont concédé 67 lots totalisant une superficie de 19,25 ha pour un investissement déclaré de 318 MDH et 6.139 emplois à créer.
La cession desdits lots a été faite sur la base des prix fixes dans le cadre de la politique arrêtée par les pouvoirs publics, visant, d’une part, à favoriser la décentralisation de l’investissement industriel et, d’autre part, à dynamiser le secteur par le biais des encouragements du code des investissements qui institue, entre autres avantages, des primes à la création d’emplois et la prise en charge par l’État d’une partie du coût du terrain.
Cette prise en charge du coût du terrain, compte tenu du programme national (33 zones), nécessitera de la part de l’État, au cours de la prochaine décennie, un important effort financier destiné à combler le déficit résultant de l’écart entre le prix de vente pratiqué par les aménageurs institutionnels (principalement la CDG) et le coût du mètre carré.
Pour ce qui est des investissements réalisés depuis que la CDG a été érigée en organisme aménageur des zones industrielles, ceux-ci ont atteint, au 31 décembre 1983, près de 39MDH, portant sur les travaux d’équipements de 1er niveau.
Quant aux perspectives d’activité, l’année 1984 devait voir le démarrage des travaux d’aménagement de 52 ha sur les 110 hectares constituant les zones de Chaouen Marrakech (CIPIA) Ben M’Sik et Tiznit.

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