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Marché à terme : Les futures sur indice pour commencer

C’est ce produit, plutôt simple dans son fonctionnement, qui devra faire son entrée en premier, dès le lancement du marché à terme. Les opérateurs s’attellent à mettre en place la Chambre de compensation et quelques autres réglages techniques.

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Depuis qu’il est évoqué en 2010, le marché à terme devrait bientôt voir le jour. Entre adaptations techniques et encadrement réglementaire, ce marché a fait bien des avancées. Déjà, la plateforme de trading apte à exécuter les ordres spécifiques à ce marché est disponible et prête à fonctionner, depuis bien longtemps.

Il en est de même pour celle relative à la gestion des risques de crédit. Actuellement, des tests sont toujours en train d’être menés, afin de vérifier la capacité opérationnelle des plateformes, mais aussi l’aptitude des acteurs du marché à s’adapter à cette nouvelle donne.
Le lancement de ce marché ne se fera certainement pas avec des produits complexes. À l’instar des places financières développées, le produit d’appel devra se présenter sous forme d’un contrat sur indice.

D’ailleurs, lors du dernier symposium organisé à la Bourse de Casablanca, les professionnels ont mis l’accent sur la nécessité d’entamer le fonctionnement du marché à terme, à travers les Futures sur indice, et ce, avant d’élargir l’offre bien plus tard à d’autres produits, techniquement plus complexes.

Un professionnel du marché estime que le lancement de ce produit plutôt simple dans son fonctionnement est important pour tester l’appétit des investisseurs pour ce marché, mais également pour observer l’évolution de la liquidité du marché, contrainte principale des boursicoteurs, surtout les étrangers.

Un future sur indice ou anticiper l’avenir
Dans sa définition la plus littéraire, le future sur indice est un contrat standardisé qui engage un acheteur et un vendeur à acquérir ou à recevoir la valeur de l’indice en question, à une date d’échéance prédéfinie à l’avance.

Ce contrat sur indice qui devra porter sur le Masi naturellement devra permettre ainsi de «jouer» sur les fluctuations de l’indice, à un horizon précis, et non sur les actions de son propre portefeuille. Plus en détail, un investisseur choisit de prendre une position, disons acheteuse, sur le Masi, à un terme fixe.

Il devra verser un dépôt de garantie, une sorte de caution qui permet d’assurer la bonne fin des opérations en cas de défaillance. Au cours de cette période, si l’indice évolue en sa faveur, aucun problème ne se pose et il en ressort gagnant. En revanche, si l’indice baisse, il devra faire des «appels de marge» qui correspondent à la perte réalisée sur son exposition à l’indice. Cela sert à renflouer sa position et maintenir ainsi la stabilité du marché.

Avant l’arrivée à terme de la période convenue, l’investisseur peut abandonner la position, comme il peut attendre l’échéance et boucler sa position en rajoutant sur la marge initiale déposée et son appel de marge le montant restant lié à la perte subie sur l’indice et conclure son achat au prix convenu à l’avance.

Chambre de compensation, le HIC ?
Alors que l’essentiel pour assurer le bon fonctionnement du marché à terme est réalisé, une phase importante n’a pas encore été franchie : celle de la mise en place de la chambre de compensation.

Dans la mesure où elle serait capitalisée par les banques, des bruits du marché laissent entendre que ces établissements seraient réticents à mettre un paquet pour la création de cette infrastructure qui gère les risques liés aux valeurs mobilières. Toutefois, l’AMMC a assuré que le prochain amendement du marché à terme, qui est en cours de validation, devra inclure tous les points qui restent en suspens. Des sources professionnelles prévoient l’implantation de ce marché en avril 2025.

Formation et éducation financières, un must
Pour finaliser l’opérationnalisation du marché à terme, les sociétés devraient demander un agrément au régulateur pour être habilitées à réaliser des opérations au sein de ce marché. Les ressources humaines, elles, jusqu’à l’heure, ne sont pas tenues d’avoir une formation spécifique obligatoire ou une autorisation en particulier.

Mais les professionnels s’attendent à ce que l’AMMC rende obligatoires certaines dispositions relatives notamment aux compétences capables de trader sur ce marché, au moment où il prendra plus d’ampleur avec davantage de produits.

En tout cas, la Bourse et les principaux brokers du marché se sont engagés dans des programmes de formation de leur personnel pour se familiariser avec les opérations, afin d’éviter de rater le virage du lancement de ce marché à terme.

Et puisque ce marché sera ouvert au grand public, investisseurs avérés comme particuliers néophytes, une éducation financière s’impose pour empêcher les dérapages. C’est là toute l’importance de la mission dont devra se charger l’AMMC.

 


Des avantages, mais des risques à prendre aussi
Les futures sur indice présentent plusieurs avantages dont celui de la diversification, puisqu’un seul contrat future permet d’investir sur un panier d’actions, la liquidité, la protection contre la volatilité.

En effet, les futures sont utilisés pour se couvrir contre les baisses potentielles d’un portefeuille d’actions. Aussi, ce produit permet-il de profiter d’un effet de levier important, en optimisant les rendements.

Il peut cependant exercer l’effet contraire, car un petit mouvement du prix de l’indice peut également générer des pertes conséquentes sur le contrat future. La forte volatilité des marchés représente, en outre, un risque important à prendre en compte.

De grosses pertes peuvent être occasionnées en cas de fortes variations du marché. D’où l’intérêt d’une bonne connaissance de tous les mécanismes de ce marché afin d’y investir.