Au Royaume
25 ans de réalisations en 25 mots clés (1/5)
Sous le règne de SM le Roi, le Royaume s’est complètement métamorphosé. Retour sur les moments forts et les thématiques phares d’une majestueuse épopée marocaine. Les 5 thématiques choisies ici sont : l’agriculture, l’Afrique, l’administration, l’énergie et l’armée.
La liste ne pourra jamais être exhaustive ! Pour restituer l’histoire écrite par le Royaume durant ces 25 ans de règne de Mohammed VI, il faudrait noircir des millions de pages, tant les réalisations sont nombreuses dans différents secteurs. Faire une sélection de 25 thématiques peut ainsi sembler comme un choix réducteur, il reste au demeurant représentatif de l’incroyable épopée que vit notre Royaume. Surtout si l’on se rappelle à chaque fois d’où on vient…
AGRICULTURE
De la culture vivrière à la souveraineté alimentaire
Le Maroc a toujours placé le secteur agricole au cœur de sa stratégie de développement. Ces 25 dernières années ont marqué un tournant majeur, notamment grâce au Plan Maroc Vert. Les résultats sont impressionnants : le PIB agricole a augmenté de 92% à 129 milliards de dirhams, sa contribution au PIB national a triplé, passant de 7 à 17% en 2018, et le pays a atteint une quasi-autosuffisance en viandes rouges, volailles, œufs, lait, fruits et légumes. La superficie irriguée a été multipliée par quatre, passant de 160.000 ha à 824.000 ha en 2023. Le développement de ce secteur vital se poursuit avec le lancement de la stratégie «Génération Green». Son objectif est de doubler le PIB agricole d’ici 2030, pour atteindre 200 à 250 milliards de dirhams, et de porter la valeur des exportations marocaines de 50 à 60 milliards de dirhams. Cette nouvelle stratégie vise également à améliorer l’efficacité hydrique, cruciale dans un contexte de déficit en eau persistant ces dernières années au Maroc. Elle repose sur deux piliers clés : la digitalisation et le développement humain.
AFRIQUE
Du partenariat émergent à l’investissement majeur
Le Maroc a fait de l’Afrique sa priorité absolue en matière de politique étrangère, en témoignent les visites royales dans plusieurs pays du continent. Cette volonté s’est concrétisée à travers des projets de développement socioéconomique, illustrant un engagement réel où les actions suivent les paroles. Le Royaume partage son expertise pour stimuler les économies des pays africains frères et promouvoir leur intégration économique, en particulier dans la région sahélo-saharienne, dans un esprit de solidarité active envers les populations du continent. Plus de mille conventions et accords ont ainsi été signés, avec une implication croissante du secteur privé marocain qui a vu ses investissements passer de 100 millions de dollars en 2014 à 800 millions en 2021. Le Maroc avance résolument pour devenir le principal investisseur africain dans le continent. Parmi les nombreuses initiatives marocaines en faveur du continent, la récente «Afrique Atlantique» est particulièrement significative. Lancée pour promouvoir la paix, la sécurité et la prospérité, elle facilite également l’accès à la façade atlantique pour plusieurs États enclavés du Sahel. En favorisant la connectivité avec le reste du monde, le Maroc et ses partenaires contribuent à ouvrir de nouvelles perspectives pour l’Afrique, tout en améliorant les opportunités économiques à l’échelle mondiale. Cette vision renforcée de l’Afrique promet des jours meilleurs pour les affaires et une plus grande reconnaissance du continent sur la scène internationale.
ADMINISTRATION
Du cachet à la signature électronique
Certes, le tampon n’a pas complètement disparu des bureaux de nos fonctionnaires, mais en 25 ans, bien du chemin a été parcouru. Le processus de digitalisation, entamé il y a quelques années, couplé à une loi adoptée en 2019 sur la simplification des procédures administratives, a complètement changé le rapport du citoyen à l’administration.
Qui aurait pu imaginer, il y a un quart de siècle, qu’il suffirait de quelques clics depuis son ordinateur ou son smartphone pour se faire livrer un extrait d’acte de naissance ou un extrait du casier judiciaire à son domicile ? Fini donc le temps où la moindre démarche administrative exigeait pour certains un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres…
C’est un fait, la digitalisation rapproche l’administration de l’usager. À ce jour, plus de 600 services publics sont numérisés, dont 300 dédiés aux citoyens, plus de 200 aux entreprises et 100 aux administrations. Les temps ont changé, et le rapport à l’administration aussi.
De fait, le citoyen ne s’y sent plus comme un «simple» administré, mais bien comme un demandeur de service. La différence est énorme.
D’autres avancées tout aussi significatives sont à noter, notamment avec la loi 55.19, entrée en vigueur en mars 2020. Une véritable révolution, ne serait-ce que sur trois plans.
D’abord, une administration n’a plus le droit de demander à un usager de rechercher un document chez une autre administration. Ensuite, la copie légalisée est abolie. Enfin, le principe du «silence vaut accord» – une règle qui n’a été instaurée en France qu’en 2014 – est désormais de mise.
ÉNERGIES
Du fossile au renouvelable
La vision royale de positionner le Maroc à l’avant-garde de la transition énergétique mondiale place le Royaume sur une trajectoire nouvelle, susceptible d’amener des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux considérables, en le sortant de sa dépendance aux énergies fossiles. Cette vision a donné lieu en 2009 aux ambitieux plans solaire et éolien, qui ont permis au Maroc de franchir de grands pas en termes d’énergies renouvelables, le plaçant de facto parmi les pays les plus dynamiques en la matière, lui octroyant par la même occasion un rôle de leader et d’exemple. En témoignent l’organisation de la COP 22 en 2015 à Marrakech ou encore le lancement du complexe Noor Ouarzazate, l’un des plus grands parcs solaires au monde. Aujourd’hui, le Maroc dispose d’une capacité EnR opérationnelle de plus de 4.600 MW et d’un portefeuille de projets en cours de développement et de construction de plus de 6.400 MW à mettre en œuvre d’ici 2027. Ceci devrait permettre de dépasser l’objectif fixé à 52% avant 2030. Un peu partout, du nord au sud, les projets fleurissent. Le tout, avec des prix parmi les plus compétitifs au monde. Le Maroc peut même espérer à l’avenir jouer un rôle fondamental pour l’approvisionnement de l’Europe en énergie propre, via l’hydrogène vert, pour lequel une Offre Maroc a été mise en place. Une opportunité qui ferait alors passer le Royaume d’un importateur d’énergie fossile à un exportateur net en énergie verte.
ARMÉE
De la grande muette à la reconnaissance internationale
Le pacte passé entre Hassan II et ses généraux après les putschs militaires ratés des débuts des années 1970 n’a jamais été rompu et s’est même renforcé au fil des ans. Mieux encore, au lendemain de l’accession au Trône de Mohammed VI, les Forces armées royales (FAR) ont amorcé un processus de modernisation. D’abord sous l’impulsion des piliers du commandement des FAR, qui sont restés fidèles au poste, mais aussi après le départ à la retraite de ces généraux de Hassan II qui ont laissé la voie libre à une nouvelle génération de hauts gradés. De mieux en mieux équipées, formées aux côtés des meilleures armées au monde à travers les différents exercices conjoints effectués sur le sol marocain et en dehors des frontières, les FAR ont gagné en modernité et ont eu à prouver leurs compétences et leur professionnalisme ainsi que leur dévouement pour défendre l’intégrité territoriale. La maîtrise de l’opération menée à El Guergarat pour sécuriser ce passage frontalier et la riposte maîtrisée aux attaques du Polisario qui ont rompu le cessez-le-feu sont une démonstration rassurante de la capacité des FAR à défendre notre territoire. Leur intervention dans des missions humanitaires à l’étranger est souvent saluée tout comme leur renfort sur le sol national lors des crises majeures comme celle du Covid ou lors du séisme d’Al-Haouz. Toujours au garde-à-vous, l’armée marocaine assure et rassure en se gardant bien de rester loin de la politique.
