Edito
Investissements : Charte, chiffres et confiance
Un signe qui ne trompe pas : le capital national couvre 69% du volume des investissements, objet des conventions approuvées lors des cinq dernières sessions de la Commission nationale des investissements.
Adoptée il y a environ un an et demi, la nouvelle Charte de l’investissement commence à produire les effets escomptés. Le bilan établi par le chef du gouvernement, devant le Parlement, est plus que rassurant (lire p. 6). La Commission nationale des investissements – nouvelle version – a déjà tenu cinq sessions : 115 projets y ont été adoptés avec à la clé 173 milliards de dirhams d’investissements et 96.000 emplois directs et indirects.
Ces chiffres reflètent la dynamique enclenchée par ce nouveau dispositif qu’est la Charte de l’investissement avec tout son arsenal législatif. Une réforme que le gouvernement a pu enclencher dans un temps record alors qu’elle était attendue depuis des années. La batterie de mesures intégrées à cette Charte est de nature à stimuler l’investissement privé qui semble d’ailleurs retrouver confiance dans l’économie du Royaume. Un signe qui ne trompe pas : le capital national couvre 69% du volume des investissements, objet des conventions approuvées lors des cinq dernières sessions de la CNI.
Les investissements directs étrangers sont aussi de la partie. Les dernières statistiques de l’Office des changes indiquent que les flux à fin avril ont bondi de près de 50% en glissement annuel pour atteindre les 8,25 milliards de dirhams. C’est que le Maroc clignote sur tous les radars braqués sur divers secteurs. Energie, industrie, tourisme, mines, commerce, transport… «Il y a un momentum Maroc», répètent en chœur les opérateurs économiques, conscients de tout le potentiel que recèle la destination Maroc, portail vers une Afrique qui ne manque pas d’opportunités.
Cette embellie des clignotants, c’est d’abord le fruit d’une vision éclairée du Souverain de positionner le Royaume en tant que leader (et non suiveur), de diversifier ses partenariats, de renforcer ses infrastructures à travers
les investissements publics et de consolider l’unité de ses valeurs en tant que pays stable et tolérant. Aujourd’hui, cette vision prend forme, avec une traduction efficace et efficiente sur le terrain par un Exécutif qui prend ses responsabilités, qui trace la voie.
Les différents plans stratégiques élaborés par le gouvernement Akhannouch donnent aujourd’hui plus que jamais de la visibilité aux opérateurs dans différents secteurs. Exemple avec le tourisme : «Nous n’avons jamais eu un dispositif d’investissement aussi transversal et attractif», nous confie Hamid Bentahar, président de la Confédération nationale du tourisme (lire p. 22).
Cette dynamique positive, ce retour de confiance n’est que le début de la consécration des efforts menés sur plusieurs fronts. Bientôt, les effets se ressentiront sur un marché d’emploi qui reste en attente de grandes réformes, notamment le duo Code du travail/droit de grève. Deux composantes essentielles pour lesquelles une nouvelle réglementation s’impose afin d’assainir davantage le climat des affaires et libérer tout le potentiel d’investissement. Mais il ne faut pas s’en inquiéter… ça va venir !
