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Chronique

Des raclées diplomatiques à n’en plus finir !

L’Arabie saoudite vient d’interdire l’appellation «Sahara occidental» pour désigner le Sahara marocain et proscrire l’usage de toute carte du Royaume du Maroc n’intégrant pas ses provinces du Sud.

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Une instruction qui vaut loi, puisqu’elle est signée par le Prince héritier Mohammed Ben Salmane himself. Deux jours plus tôt, le ministre mauritanien des Affaires étrangères était venu rassurer les Marocains sur les relations bilatérales entre le Maroc et la Mauritanie, dont il a déclaré qu’elles «sont fondées sur des bases solides et des liens de sang et de religion, ainsi que sur des relations historiques qui les prédisposent à davantage de renforcement et de développement». Cette visite fait suite à près de trois semaines de parasitage algérien tendant à faire croire à une brouille – certains médias affidés à la soldatesque d’Alger allèrent jusqu’à évoquer un casus belli – entre le Maroc et la Mauritanie. Auparavant, précisément le 10 janvier, le Royaume fut élu à la présidence du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

Ces trois raclées diplomatiques viennent s’ajouter à celles que le Maroc a déjà administrées au pouvoir militaire algérien durant toute l’année 2023. Outre les confirmations de la marocanité des provinces sahariennes par une myriade de pays, du Nord comme du Sud, on citera l’adhésion de la quasi-totalité des nations subsahariennes et sahéliennes à la doctrine atlantique marocaine autour des mégaprojets du gazoduc Nigéria-Maroc et Dakhla, la dénonciation par le Mali des Accords d’Alger, l’allergie grandissante des Libyens à l’entrisme diplomatique des Algériens, sans compter les fins de non-recevoir opposées par les instances de l’UA et de la CAF aux entourloupes diverses et variées de la nomenclatura des «houkistes».

Il faut dire que le rejet de la candidature algérienne aux BRICS, le refus russe de se départir de la neutralité vis-à-vis de la question saharienne au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, le camouflet américain relatif à la déclaration d’Alger du sous-secrétaire d’État Joshua Harris, les assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI à Marrakech, le panier d’accords colossaux signés à Dubaï par-devant les deux chefs d’État, l’audience accordée par S.A.R. le Prince Moulay El Hassan au patron du Fonds souverain qatari, l’attribution de l’organisation de la CAN de 2025 et de la Coupe du monde de 2030, etc., constituent de véritables rossées contre un pouvoir algérien sans idées, diplomatiquement débile et géopolitiquement indigent.

J’ai constamment prétendu que l’haineuse adversité des têtes de mules qui gouvernent l’Algérie sœur constitue un atout majeur pour notre pays, tant la débilité submerge leur conception du pouvoir. Feu Boumediene croyait, en effet, pouvoir aliéner la marche marocaine vers le développement et la modernité en inventant un conflit factice autour de l’intégrité territoriale du Royaume. Quatre décennies plus tard, ses piètres successeurs s’aperçoivent que cette vaseuse et exécrable stratégie prétendue d’endiguement s’est révélée bénéfique à plus d’un titre pour le Maroc. Non seulement ce dernier a retrouvé l’unanimité autour de ses valeurs fondatrices que sont la Monarchie constitutionnelle et l’intégrité territoriale, mais aussi il a fait du développement de ses provinces sahariennes la locomotive de son rayonnement économique et diplomatique à travers son continent, au sein du Bassin méditerranéen et au-delà. Sans ce conflit superficiel, le Maroc n’aurait peut-être pas atteint un tel niveau de rayonnement international.

Cela me renvoie à des exemples géostratégiques internationaux que la stupide camarilla d’Alger n’est pas près de méditer : sans la haine viscérale que lui voue sa voisine du Nord, la Corée du Sud aurait-elle pu atteindre le degré de développement que l’on sait? Sans les velléités d’animosité occidentale et japonaise, la Chine aurait-elle pu devenir la superpuissance qu’elle est actuellement? Une foultitude d’exemples de cette nature sont disponibles à travers le monde. Il en va de même pour le vieux Royaume de l’Extrême couchant et sa voisine d’Algérie encore empêtrée dans des travers idéocratiques proprement mongoliens, en tout cas d’un autre temps.

En effet, alors qu’ici un peuple et ses Souverains ont entrepris de bâtir des institutions solides et modernes dès le lendemain de la libération, et ce, en dépit de moult accidents et autres incidents de parcours, là-bas, au sein d’une Algérie meurtrie par plus de 4 siècles de domination ottomane et 132 ans de colonisation sanguinaire française, une bande de baroudeurs sans vision s’est emparée du pouvoir pour piller tous azimuts, sans entamer le début du commencement d’une véritable construction institutionnelle pouvant aboutir à la naissance d’un authentique État-nation moderne. C’est là et bien là que réside la différence entre une vieille nation à l’identité plurielle symbiotique, dûment encadrée par une architecture institutionnelle dense, d’une part, et une espèce de terra nullius institutionnelle, doublée d’un fatras d’identités closes, où l’unique légitimité politique continue à convoquer les atrocités d’antan. Ni destin commun ni, a fortiori, quelque véritable réconciliation des composantes ethnoculturelles d’un pays qui est en termes de superficie à l’Afrique et au monde arabe ce que la Russie est au monde.

C’est donc grâce à sa cohésion institutionnelle et à la symbiose qui y lie le Trône au peuple que le vieux Royaume du Maroc ne cesse d’administrer des volées diplomatiques aux ennemis de son intégrité territoriale et à un voisin particulièrement belliqueux. Et cela continuera tant que ce dernier ne reviendra pas à des sentiments moins sadiques !