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Pouvoirs

Fondation Mohammed V pour la solidarité, un récit d’actions

Depuis sa création en 1999, l’institution est sur plus d’un front. Sa réactivité face au séisme d’Al Haouz n’a rien d’étonnant, puisqu’il s’agit d’une machine rodée à parer aux urgences, mais aussi dont les actions vont au-delà de l’immédiat.

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Dès les premières heures ayant suivi l’annonce du séisme d’Al Haouz, la Fondation MohammedV pour la solidarité a été sur le pied de guerre. Tous les moyens logistiques et humains sont mobilisés. Dimanche 10 septembre, on comptait déjà pas moins de 15.000 familles bénéficiaires des aides acheminées par la Fondation, rien qu’au niveau de la province d’Al Haouz.

En fin de journée, on assurait, auprès de la Fondation, que tous les douars touchés ont pu être servis. Et ce, à la faveur de la réouverture, qui s’opérait au fur et à mesure, des routes au niveau des différentes zones.
Mardi 12 septembre, la Fondation commence l’installation des tentes d’hébergement des populations affectées dont les habitations ont été endommagées par le séisme, au douar Tighnarine relevant de la commune Adassil dans la province de Chichaoua.

Une opération initiée en coordination et en partenariat étroit avec les services du ministère de l’Intérieur, des FAR, de la Gendarmerie Royale, de la Protection civile, des autorités locales, ainsi que les associations de la société civile. Une opération qui, par la suite, a été étendue à d’autres zones affectées d’Al Haouz et Chichaoua. Parce qu’il fallait parer aux urgences, cette mobilisation a permis de distribuer des denrées alimentaires, des lits et couvertures aux populations.

Sachant que l’autre urgence, compte tenu des conditions climatiques instables dans ces zones montagneuses, était d’offrir des abris à tous ceux qui n’en avaient plus. Chose faite dans toutes les zones touchées.
Avec la même célérité, la Fondation met en place, à Marrakech, un dépôt central de collecte des aides aux victimes du séisme. Des structures similaires ont été également mises sur pied dans d’autres régions du Royaume. Or, à ce niveau, des équipes de travail représentant les différents partenaires de la Fondation s’emploient au tri et à la préparation des cargaisons d’aides en nature destinées aux zones sinistrées, y compris celles fournies par les citoyens et les acteurs de la société civile ainsi que celles provenant des autres régions du Royaume, pour les acheminer, par la suite, vers les douars. Une initiative qui répond à l’impératif de centraliser les collectes tout en assurant l’équité de la distribution selon les besoins de chaque zone.
Jeudi 14 septembre, les équipes de la Fondation supervisent une opération de distribution des aides au niveau de Tizi N’Test dans la province de Taroudant. Une opération organisée, là encore, en coordination avec ses différents partenaires sur le terrain. Outre la distribution des aides alimentaires, matelas et couvertures pour répondre aux besoins urgents des populations sinistrées, l’opération a également été marquée par l’organisation d’une campagne médicale en faveur des habitants. Celle-ci a été assurée par des équipes médicales spécialisées. Une action qui a concerné toutes les zones meurtries de la province.
Ce même jeudi, la Fondation déploie une unité mobile médicalisée au profit des sinistrés dans la commune d’Adassil. L’unité mobile en question est composée d’un personnel médical hautement qualifié, des médecins, des infirmières et des paramédicaux. Aussi, l’unité, capable de fournir des soins d’urgence, de stabiliser les patients gravement blessés et de gérer diverses affections médicales, est équipée pour effectuer des évacuations médicales, par voie terrestre et aérienne en cas de nécessité. À relever, de même, que dans tous ses efforts, les responsables de la Fondation n’ont pas omis l’importance de l’accompagnement psychologique des rescapés de cette catastrophe naturelle. Le travail a continué, selon les séquences, dans le même esprit de mobilisation. Or, si ce travail a été fait avec une telle célérité, c’est que la Fondation a procédé, au départ, à une sorte de ratissage du terrain pour sonder les besoins à travers un contact direct avec les populations. De même que ses intervenants ont noué le contact avec les acteurs associatifs au niveau des douars pour coordonner les actions, à travers une approche maillage. Et ce n’est pas une surprise. La Fondation, dont l’action s’étend aussi à prêter main forte hors des frontières du Royaume (la première étant dans l’Est de l’Algérie en 2002, depuis sa création), a un vécu et une expérience avérée en matière de gestion de ce genre de situations qui en font une machine bien rodée. La preuve par l’histoire.

Structuration
En effet, depuis sa création en juillet 1999, à l’initiative royale, le récit de la Fondation Mohammed V pour la solidarité est jalonné par diverses actions qui versent toutes dans la lutte contre la précarité en faveur des populations défavorisées. La première action d’envergure n’ayant été que l’opération, lancée en janvier 2000, sous la devise générique « Unis pour aider les démunis ». Une opération, on s’en souvient, pour laquelle toutes les composantes de la société marocaine se sont mobilisées. Suivront d’autres actions qui concernent l’insertion socio-économique des femmes et des jeunes. Le tout dans une démarche qui ne relève nullement de l’assistanat, mais dans le sens d’accompagner ces catégories pour développer leur résilience en se basant sur la promotion de la création d’activités génératrices de revenus. C’est en effet là la philosophie sous-jacente aux actions de la Fondation.
Au niveau de la démarche, notamment en ce qui concerne le volet du financement, si au départ il y a eu appel à la générosité des uns et des autres, 2002 connaîtra une inflexion majeure. En effet, en septembre de cette année, la Fondation Mohammed V pour la solidarité institutionnalise le réseau des opérateurs économiques, mécènes et acteurs, qui se sont engagés à ses côtés, et ce, dans le cadre du Comité de soutien permanent. Composé d’une centaine de partenaires, ce comité apporte, en fait, une contribution financière annuelle et participe directement à la réalisation des projets.
Dans l’effort de structuration des outils d’intervention sur les différents fronts, l’année 2005 verra la naissance du Forum associatif pour la solidarité. Un réseau structuré à dimension régionale, où on retrouve la Fondation et ses associations partenaires, qui vise la création de la synergie nécessaire dans l’action tout en apportant de nouvelles réponses sociales. D’ailleurs, si aujourd’hui on voit cette organisation de l’action sur le terrain face au séisme d’Al Haouz, c’est justement grâce à des retours d’expérience doublés de la structuration opérationnelle dont dispose la Fondation, et qui se peaufine d’année en année.


Engagements consolidés en 2022
L’année 2022 a été marquée par une multitude d’actions qui couvrent les domaines de la santé, la lutte contre la précarité, la formation des jeunes, ainsi que l’insertion économique des femmes et des jeunes. Le niveau d’investissement donne la dimension grandeur nature de ces engagements : 542,73 millions de dirhams, soit 40,7% de plus par rapport à l’exercice 2021. Pour illustration, pas moins de 23 nouveaux centres ont été mis en service à travers le pays, dont l’objectif de répondre aux besoins pressants de prise en charge médicale, socio-économique et culturelle des populations défavorisées. Aussi, cette année a connu le lancement et l’achèvement des travaux de construction de nouveaux projets de centres consolidant les efforts de réduction des disparités socio-économiques et culturelles.
Sans oublier les programmes d’action dédiés à la création d’initiatives économiques portées par les jeunes issus des milieux défavorisés (PIAE) et l’appui à l’économie sociale et solidaire (PAAC).
Ainsi, plus de 63 MDH ont été alloués pour l’accompagnement de pas moins de 642 projets, portant le nombre de projets soutenus, depuis le lancement de ces programmes (PIAE en 2017 et PAAC en 2020), à 3.557 projets.