Pouvoirs
Souss-Massa : Les nouveautés de la rentrée scolaire
L’Académie régionale de l’éducation et de la formation expérimente la gestion déléguée des internats dans le rural. Une expérience pilote menée dans la commune Ida Ougnidif.
La région Souss-Massa va expérimenter la gestion déléguée des internats scolaires dans le rural où le travail de proximité est renforcé. Ce modèle va être mis en place pour la première fois dans la commune rurale d’Ida Ougnidif. «La démarche est entreprise avec des partenaires qui vont assurer la gestion déléguée de ces établissements. Cela va nous permettre de nous focaliser sur le volet pédagogique qui est notre vocation première», indique Wafaa Chakir, directrice de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation dans le Souss-Massa.
Augmentation de 2,8% de l’effectif des inscrits par rapport à 2023-2024
À travers les zones urbaines et rurales de la région, c’est un effectif de 789.600 élèves inscrits qui est enregistré lors de cette rentrée scolaire, soit 2,8% de plus que la rentrée précédente. Pour accueillir tous ces élèves, l’Académie régionale a renforcé son offre scolaire avec 19 établissements, avec un total qui avoisine 200 classes d’extension pour notamment le remplacement des salles en préfabriqué. La nouvelle offre scolaire compte aussi 20 classes multimédias et 125 classes du préscolaire. Wafaa Chakir souligne également que «cette offre va nous encourager à travailler sur le volet pédagogique, sur l’éradication des classes multiples, surtout les classes à cinq niveaux, à six niveaux, et à élargir l’expérience des écoles pionnières». Pour cette rentrée, la grande nouveauté à ce niveau, ce sont 22 collèges pionniers. «Ce dispositif, depuis sa mise en place, nous a fait gagner deux années pour les mathématiques, deux années pour la langue française et une année pour la langue arabe, qui était déjà en avance par rapport à d’autres composantes», avance la directrice. Autre fait marquant de cette rentrée dans la région, c’est la généralisation de la langue anglaise en deuxième année et troisième année collégiale. «Nous allons arriver en la matière à 63% de couverture pour la première année collégiale. L’an prochain, nous serons à 100% dans les trois niveaux», poursuit-elle. En ce qui concerne la langue amazighe, le taux de couverture dans la région est de 28,8%. «C’est un chiffre très important. On compte généraliser très vite cette offre, c’est-à-dire en 2027 et au maximum en 2028», indique la directrice.Les aménagements et la réhabilitation des infrastructures au niveau des collèges pionniers, mais aussi des autres écoles au niveau de la zone sismique sont aussi au cœur des programmes de développement de l’Académie régionale. Notons que déjà 75 établissements sont réaménagés dans la zone sismique à Taroudant. Et les travaux continuent. «Nous avons démoli 65 établissements fissurés et nous allons lancer les travaux très bientôt pour qu’ils soient prêts pour la rentrée scolaire prochaine», souligne la responsable régionale. La dynamique lancée par le ministère de l’Éducation après le séisme se maintient. «Nous nous focalisons notamment sur la zone sismique. Aujourd’hui, il y a zéro tente dans la zone sismique. C’est un exploit ! Nous avons pu reprendre quelques écoles, mais nous avons aussi mis en place des classes modulaires climatisées et électrifiées pour assurer la scolarité dans des normes normales», assure Wafaa Chakir.
Un lycée d’excellence en projet
Pour la responsable, la convention mise en œuvre tout récemment avec le Conseil régional Souss-Massa est tout aussi importante dans la feuille de route de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation Souss-Massa. «Cette convention est une fierté pour nous. Elle est dotée d’un budget de 3,65 milliards de dirhams et vise plusieurs projets», précise Chakir. Avec la création d’un lycée d’excellence et d’un lycée d’innovation, ce programme, en synergie avec la Région, est porteur de beaucoup d’ambition. «Nous voulons éradiquer le préfabriqué dans la région, développer l’école pionnière et renforcer le transport scolaire dans le Souss-Massa», détaille la directrice. En un mot, il est question d’accélérer le processus de l’offre scolaire dans la région et mettre en œuvre des méthodes pédagogiques et un fonctionnement des établissements adaptés aux élèves et aux staffs encadrants. L’encouragement des méritants et l’évolution du parascolaire figurent aussi dans ce programme. Tout cela à moyen terme. Étalée sur la période 2024-2027, la convention est dans sa première phase d’exécution. Elle devrait à terme transformer l’offre scolaire à l’échelle régionale.
