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Kacem Bennani-Smires: «Très peu d’entreprises familiales parviennent à atteindre la troisième génération»

Présentée par l’Institut de l’Entreprise familiale du Maroc avec l’appui de l’IFC, la première étude nationale sur les entreprises familiales révèle leur poids considérable dans l’économie marocaine, qui contraste avec un défi de taille : seules 5 % parviennent à dépasser le cap des 50 ans.

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L’Institut de l’Entreprise familiale du Maroc (IEF-Maroc) a présenté, le 4 juin à Casablanca, les résultats d’une étude inédite consacrée au poids des entreprises familiales dans l’économie marocaine.

Dévoilée à l’occasion de la troisième assemblée générale de l’institution, cette étude, réalisée sur une période de deux ans avec l’appui de l’International Finance Corporation (IFC), révèle que les entreprises familiales représentent 92,9% du tissu entrepreneurial national, assurent 65% de l’emploi et génèrent plus de 60% de la valeur ajoutée du Royaume.

Pour Kacem Bennani-Smires, président de l’IEF-Maroc, le principal enjeu des entreprises familiales demeure la transmission. «Le plus important dans l’entreprise familiale, c’est la transmission. Le fondateur doit savoir assurer le relais afin de garantir la pérennité de l’entreprise», a-t-il souligné.

Il a rappelé que la mission de l’IEF-Maroc consiste à accompagner les familles entrepreneuriales dans l’adoption de bonnes pratiques de gouvernance et de succession afin de faciliter la transmission entre générations.

Le président de l’IEF-Maroc a également alerté sur la fragilité de nombreuses entreprises familiales face à ce défi. «85% des entreprises familiales ne résistent pas à la troisième génération, ce qui représente un véritable drame familial», a-t-il affirmé, plaidant pour une meilleure préparation des successions et une professionnalisation accrue de la gouvernance.

Présent lors de cette rencontre, Othman Benkirane, Chief Executive Officer de Kitea Group, s’est félicité de faire partie de l’IEF-Maroc. Représentant la deuxième génération à la tête de l’entreprise familiale, il a souligné l’importance des échanges avec des dirigeants appartenant à des entreprises ayant déjà franchi les troisième et quatrième générations.

Selon lui, ces retours d’expérience constituent une source précieuse d’apprentissage et offrent une meilleure visibilité sur les défis et les opportunités qui attendent les futures générations de dirigeants.