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Akhannouch plébiscité à Al-Haouz
C’est dans les environs de la province sinistrée par le séisme de septembre 2023 que le Rassemblement national des indépendants (RNI) a installé son chapiteau pour la cinquième escale de «La Voie des réalisations». Un accueil chaleureux et convivial a été réservé au président du parti et chef du gouvernement.
Université privée de Marrakech, sur la route menant vers la province d’Al-Haouz. C’est le site qui a été choisi par le Rassemblement national des indépendants (RNI) pour inviter ses partisans et ses sympathisants au 5e meeting de «La Voie des réalisations», qui sillonne le Royaume depuis le printemps dernier.
Un choix forcément justifié, puisque la formation politique est chez elle : le campus universitaire est la propriété de Mohamed Kabbaj, coordinateur régional du parti à Marrakech-Safi. Mais aussi un choix symbolique : Nous sommes dans les environs d’Al-Haouz, province épicentre du terrible séisme du 8 septembre 2023. Un territoire qui renaît de ses débris, n’en déplaise à ceux qui prétendent que rien n’a été fait.
Thé, accolades et prières
Al-Haouz, Aziz Akhannouch s’y était rendu justement la veille. En toute simplicité et spontanéité, il a siroté un thé avec les habitants, ravis d’accueillir le chef du gouvernement dans leur modeste douar, avec vue sur plantations et groupements d’habitations.
Les images publiées sur les réseaux sociaux suffisent pour balayer d’un scroll les abjects posts sur l’échec du gouvernement à répondre aux besoins d’une population soi-disant «oubliée dans sa détresse».
Les habitants d’Al-Haouz, le président du RNI les a également croisés, ce samedi 20 septembre, à l’occasion du meeting organisé par le parti. En traversant le chapiteau, ce sont des dizaines de femmes d’Al-Haouz qui l’ont reçu avec acclamations, accolades et prières pour ce «weld nass».
«Dieu merci, c’est lui qui est aux manettes. C’est quelqu’un de sérieux qui fait de son mieux pour aider les familles d’Al-Haouz», témoigne une des participantes. Une autre séquence qui détonne avec les sit-in préfabriqués et boostés sur les réseaux sociaux pour décrédibiliser le travail du gouvernement.
La reconstruction en chiffres
Une bonne partie de l’allocution du président Akhannouch a été réservée à restituer le déploiement du plan d’urgence pour la reconstruction d’Al-Haouz, inspirée des Hautes orientations royales.
«Ces deux dernières années, j’ai présidé personnellement pas moins de 16 réunions de la Commission interministérielle chargée du suivi de la reconstruction d’Al-Haouz. Et chaque mois, on constate que le processus avance», a rappelé le chef du gouvernement.
En toute lucidité, il n’a pas manqué d’énumérer les différentes étapes: évacuation des déblais, assistance dans la réalisation des plans types de construction, octroi des autorisations, aides financières en attendant la reconstruction… «Pendant 17 mois, le gouvernement a accordé, suite aux Hautes instructions royales, 2.500 dirhams aux familles pour les assister pendant cette période», a souligné le chef de l’Exécutif.
Les temps de passage sur les deux dernières années sont plus qu’honorables : 51.000 logements déjà reconstruits, 118 kilomètres de routes, 123 kilomètres de canalisations d’irrigation, 85 kilomètres de pistes rurales, 306 écoles réhabilitées…
«Et d’ici la prochaine rentrée, tous les autres établissements scolaires seront remis à niveau», a promis Akhannouch. «Idem pour les établissements sanitaires : 103 centres ont déjà été rénovés et la soixantaine qui reste ne va pas tarder», a affirmé le chef du gouvernement. «Il reste encore à faire même si l’effort du gouvernement est déjà considérable», conclut-il.
Approche tournée vers l’action
L’exemple de la gestion efficiente de cette catastrophe naturelle d’Al-Haouz est assez représentatif de toutes les crises qu’a dû affronter le gouvernement au cours des quatre dernières années.
La guerre en Ukraine ayant suivi la pandémie du Covid, la spirale inflationniste résultant des conséquences de la conjoncture internationale et des perturbations des chaînes d’approvisionnement, la sécheresse aiguë asséchant le milieu rural en cheptel, les journées de travail et emplois…, les difficultés conjoncturelles se sont enchaînées.
À cela s’est ajouté un chantier aussi colossal qu’inédit : l’organisation du Mondial 2030 avec tout ce que cela implique en termes d’accélération de chantiers titanesques et lancement d’investissements spécifiques à l’événement, comme la reconstruction et le réaménagement des stades.
Face à tant de challenges, un autre team exécutif aurait pu être dépassé par les événements exceptionnels. Le gouvernement Akhannouch, lui, a su y apporter les réponses adéquates, sans pour autant reléguer son programme aux oubliettes. Bien au contraire, il a su trouver les imbrications pour faire de cet événement mondial un effet booster pour les projets structurants du Royaume.
«Les projets de développement initiés par Sa Majesté le Roi sont destinés d’abord aux citoyens et non pas exclusivement à l’organisation de la Coupe du monde 2030. L’Éducation est destinée aux Marocains. Idem pour la Santé, les Transports et les infrastructures», a martelé le chef du gouvernement.
D’ailleurs, dans son intervention, Akhannouch n’a pas manqué de rappeler que le Maroc traverse une phase décisive : la nécessité de donner un coup d’accélérateur aux grands programmes lancés dans le pays, dont la réussite dépend du financement et d’une mise en œuvre efficace.
«Il n’est aucunement question de s’attarder sur les divergences entre les partis politiques. Il faut à tout prix éviter la déperdition du temps politique. Le gouvernement continuera à travailler jusqu’à la dernière seconde de son mandat», a-t-il souligné. Une approche politique tournée vers l’action et les résultats, loin des logiques de «boutiques électorales».
Santé : La réforme engagée avec détermination
À côté de l’Enseignement, la Santé est l’un des principaux secteurs où le gouvernement a engagé une réforme profonde qui commence à donner ses fruits. Aziz Akhannouch n’a pas évité le sujet polémique des manifestations devant le CHR d’Agadir.
«L’hôpital Hassan II dont on a beaucoup parlé dernièrement date de 1967. Et depuis toujours, il a connu des dysfonctionnements. Les problématiques du secteur de la Santé sont un vieil héritage. Notre devoir est de les résoudre autant que possible», a-t-il souligné lors de son discours.
Le chef du gouvernement a d’ailleurs salué l’interaction du ministre de la Santé qui a effectué de nombreuses visites de terrain non seulement à Agadir mais dans plusieurs régions du Royaume.
«Ceux qui ne font pas leur travail, il faut prendre les mesures qui s’imposent à leur égard», a rappelé Akhannouch en allusion aux mesures disciplinaires prises par Amine Tahraoui, ministre de la Santé, qui a subi de vives critiques quant à la gestion de cette crise.
