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Start-Up : L’État se positionne en boosteur
Les initiatives pour encourager l’éclosion des start-up, leur financement et leur accompagnement ne manquent pas. Les programmes étatiques se multiplient en vue de permettre à ces jeunes pousses de prospérer.
Jamais l’écosystème des start-up n’a suscité autant d’attention que ces dernières années au Maroc. C’est qu’elles constituent un véritable moteur d’innovation et de transformation numérique, capable de contribuer à l’évolution socioéconomique du pays et aussi à créer des emplois et de la valeur ajoutée. L’accès au financement pour passer de la phase d’idéation à celle de la concrétisation d’un projet a longtemps été l’obstacle principal des startuppers. Actuellement, toutes les forces vives du pays se mobilisent pour accompagner ces jeunes pousses en proposant des solutions de financement et d’accompagnement. L’État, les institutions financières, les banques, le patronat…, tous répondent présent à l’appel.
Le Fonds Innov Invest de Tamwilcom (ex- CCG) est l’un des exemples les plus représentatifs des programmes de soutien des start-up. Il comprend, pour sa 3e édition, 12 structures d’accompagnement couvrant tout le cycle de vie de la start-up, depuis l’idée initiale de création jusqu’à la recherche d’investissement. Mis en place depuis 2017, ce dispositif a permis le financement de plus de 500 start-up marocaines. Avec le lancement de la stratégie «Maroc Digital 2030», le ministère de la Transition numérique, parrain de l’ensemble des initiatives qui éclosent au Maroc, s’est allié à la CDG et à Tamwilcom pour l’accompagnement de ces structures. Soutien durable et structuré, renforcement des compétences entrepreneuriales, mentoring, mise en relation avec les investisseurs…, tout y passe.
Accélérateur de start-up
Pour sa part, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement (FM6I) a dédié une de ses composantes aux start-up. Avec des institutions financières publiques françaises, le fonds a lancé «L’Accélérateur d’investissement Maroc-France», destiné en particulier aux PME, aux entrepreneurs, ainsi qu’aux start-up. Il a pour ambition de renforcer l’industrie du capital-investissement au Maroc à travers une montée en compétences des gestionnaires de fonds en partenariat avec Bpifrance, ainsi que la participation de Proparco. Il entend également soutenir l’écosystème des start-up via le déploiement opérationnel de fonds spécialisés et offrira des solutions d’accompagnement et de financement adaptées à leur développement. Avant cela, le FM6I avait lancé un AMI en vue de sélectionner les sociétés de gestion appelées à créer et gérer des fonds dédiés aux start-up. Ce qui a suscité une forte mobilisation à la fois au niveau national et international. Pour rappel, 47 dossiers de candidatures ont été déposés, dont 12 par des soumissionnaires locaux, 33 par des internationaux et 2 par des consortiums mixtes. Les propositions reçues couvrent un large spectre de stades de financement et de secteurs. De son côté, Maroc PME, souvent en partenariat avec des institutions ou des ministères, propose une panoplie de solutions d’accompagnement. Et au-delà de l’offre globale proposée, une spécialisation sectorielle émerge et prend de plus en plus de place, tant dans le secteur industriel que dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique…
Le programme d’incubation lancé par le ministère du Tourisme et la SMIT en est un autre exemple. Il a abouti à la présélection de 400 start-up en vue de moderniser l’investissement touristique en misant sur des expériences innovantes. L’industrie du gaming n’échappe pas à la règle avec le lancement de l’incubateur «Video Game Incubator» par le ministère de la Jeunesse, en collaboration avec l’ambassade de France au Maroc. En plus de ces programmes, l’État a, depuis la crise sanitaire, encouragé l’employabilité à travers l’entrepreneuriat. Plusieurs initiatives ont vu le jour, telles que le programme Forsa, qui est destiné, entre autres, aux jeunes entreprises innovantes et start-up nouvelles ou en activité depuis moins de 3 ans. À côté de l’ensemble de ces actions, le secteur privé apporte sa pierre à l’édifice, à travers la CGEM notamment. À travers sa commission Ecosystème Tech, le patronat a lancé son offre «CGEM for Tech Founders». Il s’agit d’une offre qui inclut différents services, notamment la facilitation des démarches administratives, la participation à des événements de la CGEM, en format speed-networking, ainsi que l’accès au réseau de la CGEM comptant plus de 90.000 membres pour favoriser les collaborations.
