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RNI : 4.000 jeunes à Agadir pour plaider en faveur de l’État social
La démarche du Rassemblement national des indépendants ne déroge pas à cette règle cardinale qui est l’écoute, à la fois de la société mais aussi de ses organismes et organisations parallèles. Et l’Université de sa jeunesse en fait partie.
La Jeunesse du Rassemblement national des indépendants organise, les 13 et 14 septembre, la 5e édition de son Université. Pas moins de 4.000 jeunes, en provenance de différentes régions du Royaume, y compris la 13e Région des Marocains du Monde, convergent à Agadir pour y prendre part, et ce, sous le thème générique «Une jeunesse sociale-démocrate contribuant au renforcement des fondements de l’État social».
Une occasion tout aussi propice pour ces jeunes de rencontrer et d’échanger avec la direction du parti sur un sujet d’importance cruciale, puisqu’il s’agira de se plancher, justement, sur la contribution des jeunes pour le raffermissement des fondements de l’État social.
Un «chantier royal que l’Exécutif a pris sur lui de mettre en œuvre à travers le programme gouvernemental, dont l’une des traductions palpables est la généralisation de la couverture sociale, ainsi que les réformes structurelles dans le domaine de la santé, de l’enseignement et l’emploi qui connaissent une forte dynamique», indique Lahcen Saadi, président de la Fédération des jeunes du RNI, organisatrice de cet événement qui s’inscrit dans la continuité du débat lancé par la Jeunesse Rniste.
D’ailleurs, ce sont des sujets qui figurent au programme de ce rendez-vous et qui sont soumis au débat. Il est à noter, en outre, que l’ouverture des travaux de ce rendez-vous est marquée par une allocution d’orientation politique du président du Rassemblement national des indépendants, Aziz Akhannouch, qui devra tracer les contours de la rentrée politique du parti, indique Saadi.
Entre échange et apprentissage
Une édition d’autant plus spéciale et dont l’un des traits marquants est qu’elle s’annonce comme étant «le plus grand rassemblement des jeunes au Maroc», nous dit le président de la Fédération.
Par ailleurs, l’Université constitue, en fait, une opportunité pour revenir sur les acquis engrangés, sur différents fronts, à la faveur du bilan de l’action gouvernementale au cours de la première moitié de son mandat. Un bilan, estime le président de la Fédération, «des plus remarquables et qui va dans le sens d’honorer les engagements pris par l’Exécutif qui constituent un contrat liant le parti et les citoyennes et les citoyens qui nous ont fait confiance à l’occasion des échéances électorales de septembre 2021».
Toujours est-il qu’il ne s’agira pas uniquement de se focaliser sur les réalisations à mettre d’ores et déjà à l’actif du gouvernement, mais aussi et surtout «d’explorer les moyens d’avancer vers la concrétisation efficiente et efficace du plus grand projet social de l’Histoire du Maroc», à savoir celui de l’État social., relève-t-on auprès de la Fédération des jeunes du RNI.
Il est à relever, en outre, que l’événement sera marqué par l’organisation de quelque 11 workshops thématiques animés par pratiquement une centaine d’encadrants, parmi lesquels on compte des membres du parti, en plus des experts de divers horizons, précise notre interlocuteur.
Proximité et écoute
Autant dire que cette Université, outre le fait qu’elle est un espace d’échange, est également un lieu d’apprentissage pour les jeunes du RNI, qui accueillent, à l’occasion, des représentants de la jeunesse et des organisations des partis de différents pays du monde en tant qu’invités d’honneur et partenaires de la Jeunesse des Indépendants. À noter que l’organisation de cette Université s’inscrit dans le prolongement de la «démarche proximité» prônée et actée par le parti du Rassemblement national des Indépendants, à travers ses différentes sections et autres organisations parallèles, avec à la base le credo de l’écoute permanente des diverses franges du tissu sociétal marocain qui constituent le soubassement de son action politique.
On l’avait vu bien avant les échéances électorales tout comme on y a assisté au cours des derniers mois. Notamment à l’occasion de l’organisation des rencontres du parti dont la direction privilégie l’approche qui consiste à faire remonter les attentes des populations à travers ses différentes antennes et représentations implantées sur le terrain et qui interagissent dans une démarche de proximité avec les citoyens.
C’est que pour la direction de la formation de la Colombe, il ne s’agit guère de prendre des options ou de faire des choix politiques dans le sens de la verticalité et d’en décréter l’application.
Mais il est question d’impliquer tout le monde dans leur élaboration. Une approche d’autant plus porteuse qu’elle permet leur appropriation par les populations cibles et, chemin faisant, plus d’efficacité dans la mise en œuvre. La concertation, on l’aura compris, étant la clé de voûte en la matière.
Une démarche qu’on aura relevée, récemment, lors des forums régionaux, initiés par la Jeunesse du RNI, et qui ont été consacrés aux réalisations du gouvernement, de la même manière qu’on l’aura vue dans l’élaboration du programme électoral du parti à la veille des échéances de 2021.
Or, à partir du moment où la greffe a tenu, le RNI maintient une méthodologie qui a fait ses preuves.
Une force de proposition agissante
Les jeunes du RNI ne participent pas à leur Université pour uniquement écouter leurs aînés. En effet, la Fédération nationale de la Jeunesse Rniste se fait sienne la nécessité de contribuer, efficacement, à la construction d’un «modèle marocain singulier des organisations des jeunes dans l’encadrement, la formation et l’accompagnement» des générations montantes, et ce, tout en étant une force de propositions agissante dans l’exercice de sa mission et ses fonctions constitutionnelles. D’ailleurs, les travaux de cette Université seront sanctionnés par une série de recommandations qui seront soumises au bureau politique et qui constitueront les balises pour l’action future. Avec pour objectif «la consolidation du positionnement du parti en tant que première force politique du pays, compte tenu de la légitimité des urnes acquise lors des dernières échéances électorales».
