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Pouvoirs

Présidentielles turques : Erdogan, stop ou encore ?

La Turquie est rappelée aux urnes dimanche pour clore ou prolonger l’ère Erdogan qui entamera, en cas de victoire, un nouveau mandat de cinq ans après deux décennies au pouvoir.

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Recep Tayyip Erdogan, qui termine son second mandat présidentiel, aborde ce second tour inédit en position de favori, face au social-démocrate Kemal Kiliçdaroglu.

Pour Emir Bilgin, 24 ans, employé du textile qui vote dans le quartier populaire de Kasimpasa, là où est né et a grandi M. Erdogan, c’est une évidence: «Je vais voter Erdogan, il n’y a personne d’autre que lui», assure le jeune homme. «Je ne peux pas voter pour les terroristes».

En revanche, dans le quartier résidentiel de Sisli, Ersin Avci, un vendeur de 32 ans venu parmi les premiers, espère «un miracle toujours possible» et la victoire de la vaste alliance présentée par l’opposition.

Des files d’électeurs se sont formées avant même l’ouverture des bureaux à 8H00 (5H00 GMT) malgré la pluie qui s’abat, comme dans le quartier conservateur d’Usküdar sur la rive asiatique d’Istanbul où le chef de l’Etat doit voter à la mi-journée, ont constaté les journalistes de l’AFP. M. Kiliçdaroglu devait lui voter en fin de matinée à Ankara, la capitale.

La présence des observateurs déployés par l’opposition est particulièrement notable, celle-ci ayant prévu «cinq observateurs par urne», soit un million de personnes au total pour surveiller le scrutin.

A Ankara, Mehmet Emin Ayaz, chef d’entreprise de 64 ans, estime «important de conserver ce qui a été acquis au cours des vingt dernières années en Turquie» sous l’ère Erdogan. A l’opposé, pour Aysen Gunday, retraitée de 61 ans, «ces élections sont un référendum» et elle a choisi Kemal Kiliçdaroglu.