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RNI : Des acquis chiffrés sur fond d’écoute permanente
Huit ministres et plus de la moitié des membres du bureau politique du RNI ont mis le cap, samedi 31 mai, sur la région Guelmim-Oued Noun. Et ce, pour la troisième étape de la tournée «La Voie des réalisations». Il s’agissait certes de décliner les acquis engrangés, que ce soit sur le plan national ou régional, mais aussi et surtout d’être à l’écoute des attentes des populations.
Alors que certaines formations politiques peinent à remplir une salle, le Rassemblement national des indépendants (RNI) fait chapiteau comble. Et sa tournée nationale, lancée le 3 mai à Dakhla sous le nom de baptême «Tarik Al Injazat» (La Voie des réalisations), en est l’illustration grandeur nature. Samedi 31 mai, la direction du parti de la Colombe était au contact des populations de la région de Guelmim-Oued Noun.
Cette troisième escale n’a pas dérogé à la règle en termes de présence. Environ 2.500 militantes et militants du parti ont fait le déplacement des quatre provinces de la région, à savoir Sidi Ifni, Assa Zag, Tan-Tan et, bien évidemment, Guelmim, chef-lieu de la région.
À cette occasion, les différents intervenants à la tribune se sont faits fort de mettre en exergue les diverses réalisations du gouvernement sur le plan national, certes, mais avec un focus particulier sur une région qui vit à l’heure d’un développement soutenu appelé à se consolider à la faveur d’une kyrielle de projets, notamment sur le plan social.
Rien de surprenant quand on prend en ligne de compte la philosophie même d’un Exécutif dont le socle de l’action repose sur la consolidation des fondements de l’État social. Et le président du RNI ne manquera pas, dans son allocution, d’y faire référence.
Une illustration parmi tant d’autres : l’entrée en service, cette année, de la faculté de médecine. En effet, dès 2029, ce sont une centaine de médecins, relevant de la région, qui seront immédiatement opérationnels. Et leur nombre ira grandissant au fil des années à venir.
Un autre exemple non moins parlant est relatif, lui, à l’éducation. Aziz Akhannouch annoncera une autre bonne nouvelle. On apprend, ainsi, que dès la rentrée scolaire prochaine, Guelmim-Oued Noun sera la première région du Royaume à connaître «la généralisation» du programme des écoles pionnières, adossé au lancement d’une dizaine de collèges pionniers.
Ce qui n’est pas rien quand on sait tout ce que cela demande en matière d’investissements, tant dans les ressources humaines que dans les aspects matériels. Mais ce n’est pas tout. En effet, à l’instar des autres régions du Royaume, Guelmim-Oued Noun ressemble à un grand chantier à ciel ouvert. Notamment, en matière d’infrastructures.
Capitale de l’hydrogène vert
Là encore, les illustrations ne manquent pas, donnant à voir une dynamique tangible et qui impacte directement le quotidien des populations.
Rien que pour l’infrastructure routière, ce sont pas moins de 6 milliards de dirhams qui ont été injectés dans le réseau routier dont 300 kilomètres en milieu rural. Dans le secteur de la santé, 600 millions de dirhams ont été mobilisés pour la construction de centres de santé de proximité, lesquels s’ajoutent à l’hôpital régional.
Il faut, également, signaler que la dynamique de développement est appelée à s’accélérer davantage, notamment sur fond de projets relatifs au dessalement de l’eau de mer ou encore le parachèvement du barrage Fask qui contribueront à donner un coup de boost au secteur agricole.
Sans perdre de vue le chantier des énergies renouvelables et particulièrement de l’hydrogène vert. Sur ce chapitre justement, force est de rappeler que trois des sept projets nationaux approuvés seront implantés à Guelmim-Oued Noun.
Ce qui se traduira non seulement par la création de milliers d’emplois, mais participera à mettre toute la région dans les radars des investisseurs potentiels. C’est à en déduire, comme le soulignera le président du RNI, que c’est le visage de la région qui va changer.
Nonobstant ces acquis, Aziz Akhannouch fait partie des responsables qui ne s’endorment pas sur leurs lauriers. «Nous ne venons pas à ces rencontres pour dire que tout va bien, mais pour vous écouter, échanger et partager les idées et les visions», relèvera-t-il, en s’adressant à une audience tout autant enthousiaste qu’attentive.
Et «le gouvernement, soulignera-t-il, poursuivra son engagement indéfectible» pour soutenir les projets lancés. Par ailleurs, quand bien même le RNI mènerait la majorité, le Chef du gouvernement, fidèle à son approche, ne mettra pas les acquis au seul actif de son parti.
Pour lui, le mérite revient à un «gouvernement qui travaille avec sérieux pour l’intérêt général», qui plus est qui est adossé à «une majorité homogène et cohérente». Avec un seul mot d’ordre : l’action, rien que l’action, comme l’ont relevé Rachid Talbi Alami, Nadia Fettah et les autres membres de la direction qui se sont relayés à la tribune.
Pour eux, «la politique n’est ni des slogans et encore moins des paroles». Avec une telle démarche, le volontarisme chevillé au corps, se confirme la conviction que «la voie des réalisations» ne pourra que s’enrichir de nouveaux acquis.
Une région en plein essor
Ça pourrait, peut-être, étonner certains, mais pas celles et ceux qui vivent, de manière palpable, les changements dans leur quotidien. La région Guelmim-Oued Noun est bel et bien partie dans un élan de développement sans précédent. D’ores et déjà, les indicateurs confirment cette tendance.
En effet, la région affiche un taux de croissance annuel de 5,5%, dépassant la moyenne nationale qui, elle, se situe autour de 3,6%. Par ailleurs, le PIB par habitant s’élève 37.900 dirhams contre 33.000 au niveau national. Ce qui démontre que l’effort d’investissement donne ses fruits.
Et cela va se poursuivre. En effet, rien qu’en 2024, la Commission régionale unifiée aura tenu 18 réunions où des investissements de l’ordre de 12 milliards de dirhams ont été approuvés, devant générer environ 5.300 emplois directs. Lesquels investissements couvrent différents secteurs allant du tourisme aux infrastructures, en passant par les industries agroalimentaires.