Partis
Patrons de la Chabiba, ces «zaïms» en herbe (2/2)
Les leaders des jeunesses des partis politiques sont arrivés jeunes aux commandes. Ils le sont un peu moins. Fort probablement, on devrait s’attendre à du renouvellement.
Au PJD, on suit les pas du maître

Le Parti Justice et développement (PJD) a tout hérité de Abdelkrim Khatib, le parti comme sa jeunesse. Sur son site officiel, l’histoire de la Jeunesse de la justice et du développement (JJD), bras jeune du PJD, remonte à 1973, date de la création de l’Union de la jeunesse populaire. Cette dernière a un trait particulier, depuis sa création jusqu’à 1998, elle était présidée par Bouslam Mamadi. Cette même année, le secrétariat général du parti de la lampe charge l’ancien ministre Aziz Rebbah d’en prendre les manettes. Chose faite.
En 2002, décision a été prise de provoquer un congrès extraordinaire. Et c’est à partir de ce moment que cette organisation a été baptisée JJD et, sans surprise, Aziz Rebbah a été élu premier secrétaire national en remplacement de Mohamed Amekraz, lui aussi ancien ministre. Plus proche de l’actualité, c’est Adil Sghir, 41 ans aujourd’hui, qui est aux commandes depuis le 7e congrès de cette organisation, tenu en 2022. Dans la discipline la plus totale, la JDD suit les pas de la direction du parti de la lampe.
Jeunesse du RNI : dynamique avérée

La Fédération nationale de la jeunesse RNIsite se démarque depuis quelques années sur la scène. Notamment par le truchement de ses universités d’été qui ont été à leur 5e édition en septembre 2024. Des espaces d’échange, de formation et d’encadrement qui accueillent des milliers de jeunes des quatre coins du pays. Pour la direction de la formation de la colombe, ces jeunes doivent être dans le travail de proximité et l’encadrement des jeunes. Aussi, outre ses propres troupes, la Fédération de la jeunesse RNIste, dont la création remonte à 2017, s’active sur plusieurs fronts, dont l’encadrement des jeunes dans les différentes régions du Royaume, mais aussi la sensibilisation quant à l’importance de l’implication dans l’action politique.
Au décompte, il serait question de plus de 100.000 femmes et hommes qui ont été touchés. Outre le suivi des réalisations des programmes régionaux, la Fédération, dirigée par le plus jeune membre du gouvernement, Lahcen Essaadi, s’active beaucoup pour faire connaître les actions entreprises par le gouvernement. Mais son action ne se limite pas au local, puisqu’elle œuvre également à l’international. Son dernier fait d’armes est d’avoir accueilli, début février, la Jeunesse du parti populaire européen.
À l’UC, on attend un sursaut

La Jeunesse constitutionnelle a une histoire peu commune. Cette organisation, officiellement OJC, a été créée en 1987, mais son 1er congrès n’a eu lieu qu’en 1994. Lequel congrès avait élu Abdellah El Firdaous à sa tête. Beaucoup d’eau coulera sous les ponts avant que l’OJC n’organise son 2e congrès en 2023, qui a débouché sur l’élection d’Anouar Zyne. Puis, on n’entendra plus parler d’elle. En fait, il a fallu patienter jusqu’en 2022, avec l’élection de Mohamed Joudar à la tête de la formation du cheval, pour qu’on annonce que «ça allait dans les organisations parallèles du parti».
Le congrès de l’OJC aura, finalement, lieu en 2023. La quarantaine, Abdellatif Mohammadi en prendra les rênes. Depuis, et à l’image du parti, l’organisation des jeunes de l’Union Constitutionnelle n’a pas encore parachevé sa structuration. Du coup,
elle peine à se faire une place sur la scène. Or, il y a fort à parier, à la veille des échéances électorales, que «ça va bouger».
Dans les rangs du parti du cheval, on s’attend à un sursaut.