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Najwa Koukouss, une jeune de Derb Soltane à la tête du conseil national du PAM

Jeune, Najwa Koukouss commença par l’associatif avant de basculer dans la politique. Au PAM, qu’elle rejoint en tant que militante de la base, elle est devenue présidente de son «parlement».

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Elle n’est pas «fille de…». Et comme celle qui l’a précédée à la tête du conseil national du parti, Fatim Ezzahra El Mansouri, propulsée coordinatrice générale de la direction du PAM, Najwa Koukouss est avocate. Quelques jours avant la tenue du 5e congrès du parti du Tracteur, elle annonçait sur son compte Linkedln qu’elle a été élue présidente de la commission de l’égalité et parité de la Chambre des représentants. «Une commission, indiquait la jeune parlementaire, thématique et périodique ayant pour mission d’élaborer un rapport d’évaluation sur l’égalité et la parité dans les lois». Contexte oblige, le premier texte sur lequel se penchera la commission au titre de ce mandat sera le Code de la famille. Alignement des astres, samedi 10 février, les congressistes l’envoient présidente du Conseil national. Elle qui était déjà présidente de la toute récente organisation de la jeunesse du parti. Un signal pour les jeunes, dit-on, qu’au sein du PAM, «seul le mérite compte», mais aussi que la jeunesse marocaine a sa place et qu’elle est capable de reprendre le flambeau. Le cheminement de la jeune députée en est une illustration.

Inspirant MTD
Passée par l’étape Maison des jeunes à Derb Soltane, quartier populaire et non moins mythique de Casablanca, où elle a grandi et qu’elle chérit, Najwa fera ses premières armes dans le tissu associatif. Un scénario des plus classiques, dira-t-on, pour s’approcher des questions sociales en actrice agissante. Elle fait partie aussi de ces jeunes «éloignés de l’action politique» qui se sont retrouvés plus tard en plein dedans à la faveur du Mouvement pour tous les démocrates (MTD). Et comme d’autres jeunes militants de l’association, elle rejoint les rangs du PAM dès sa création. Ses premières classes, elle les fera dans le Cercle des jeunes démocrates marocains (CJDM), fondé en 2008 par un certain Mohamed Mehdi Bensaid. Un an après, Najwa frappe à la porte du PAM en officialisant son adhésion à son projet. La voilà embarquée dans l’action politique. De militante de la base, la jeune gravira, avec détermination, les échelons au sein des structures partisanes. Et parce que l’effort et la volonté paient, Najwa Koukouss négocie le grand virage de sa vie politique lorsqu’elle est élue à la tête de la jeunesse du PAM. L’ambition chevillée au corps, forte de l’appui de ses co-partisans, la jeune monte sur le ring des élections locales. Avec néanmoins un risque ! Elle ne choisira pas son quartier, mais ira croiser le fer dans la circonscription de Sidi Othman. Elle convaincra et vaincra en décrochant son siège dans le conseil de l’arrondissement, de même qu’elle siégera au Conseil de la ville. Et Dieu sait que mener les bagarres électorales n’est pas une promenade de santé dans la métropole ! D’un naturel fonceur, Najwa ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Dans le landerneau politique casablancais, elle en a vu des vertes et des pas mûres face à des adversaires coriaces et qui, naturellement, ne manquent pas de s’en prendre à elle par tous les moyens. Elle encaisse, contre-attaque et poursuit son chemin. Le deuxième tournant décisif de sa carrière politique l’attendait lors des élections législatives de 2021. Le 8 septembre, elle brigue et remporte son siège à la première Chambre du Parlement. «Bent chaâb» devient députée. Elle ne fera pas dans la figuration. Active, celle qui a été la première femme à se voir octroyer l’autorisation d’allaiter son bébé au Parlement, dans le bureau du groupe du PAM, assurera, de mai à octobre 2021, la présidence de la Commission des affaires sociales, sportives et culturelles. Connue pour être dans le cercle des fidèles, en amitié comme dans le militantisme, des orientations du parti, Najwa a la réputation d’être une fervente défenseure de ses valeurs, de sa famille politique. Les coups qu’elle reçoit ne la rendent que plus forte.
En accédant à ses nouvelles missions, la doctorante en droit international poursuit son bonhomme de chemin. Quinze ans après la naissance, les élites du PAM transmettent le flambeau à ses jeunes !