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En Couv’. Lutte contre le terrorisme : Le Maroc plus vigilant

Pour renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme, une restructuration des services de sécurité est menée en 2015, suivie de la création d’une unité spéciale dédiée à la lutte antiterroriste : le Bureau central d’investigations judiciaires.

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Les attentats sanglants de Casablanca de mai 2003 ont révélé un certain nombre de failles dans le système de sécurité et ont provoqué une restructuration des services de sécurité.

D’importants chantiers ont été engagés : regroupement des structures, création d’unités spéciales, réorganisation hiérarchique sous une tutelle unique, mutualisation des moyens et des informations, déploiement de moyens humains et techniques de pointe (notamment en matière de cybersécurité)…
Relevant directement de la DGST, le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) a été créé en mars 2015 avec pour principale mission de démanteler les foyers de radicalisation et les cellules terroristes.
Alors que traditionnellement les affaires en lien avec le terrorisme étaient conduites par la DGST en collaboration avec la Brigade nationale de police judiciaire, le BCIJ, sous la supervision du ministère public, devient le fer de lance de l’action antiterroriste.

Regroupant des ressources de la DGSN et de la DGST, le BCIJ favorise la collaboration en interne et la mutualisation des compétences : des enquêteurs chevronnés travaillent main dans la main avec des agents du renseignement spécialisés dans la mouvance extrémiste et jihadiste, appuyés par des analystes criminels formés aux techniques les plus récentes.

Doté de moyens technologiques avancés, ce bureau a permis un renforcement des mesures préventives et le démantèlement de plusieurs groupes et filières terroristes dans le Royaume.
En mai 2015, le directeur général du service de renseignement intérieur (DGST), Abdellatif Hammouchi, est nommé à la tête de la police (DGSN), tout en conservant son poste aux renseignements. Cette nomination, considérée comme une réorganisation de fond de l’architecture du système de sécurité, répond à une volonté délibérée d’intensifier les échanges entre les deux services et de mutualiser l’information et les moyens.

L’objectif ? Être plus efficaces dans la lutte contre l’extrémisme violent. L’ancien patron du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), le défunt Abdelhak Khayyam, ne cachait pas sa fierté : «C’est un modèle qui a incontestablement fait ses preuves et qui nous est envié par d’autres pays. Avoir un seul décideur à la tête de ces deux directions stratégiques ouvre toutes les passerelles de collaboration et supprime tout clivage.»