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Pouvoirs

En Couv’. Gouvernement : Une nouvelle dynamique dans la continuité

Le 23 octobre 2024, quatorze nouveaux profils sont arrivés en renfort dans l’équipe d’Aziz Akhannouch. Immédiatement, ils se sont mis au travail. Où en sont-ils aujourd’hui ?

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Au lendemain de leur nomination par le Souverain, les 14 nouveaux membres ont pris part à leur premier Conseil de gouvernement. Les six ministres, deux ministres délégués et six secrétaires d’État étaient conscients de l’ampleur du travail qui les attendait.

D’autant plus que le Chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, avait bien cadré la donne : la mobilisation tous azimuts pour accélérer la cadence du travail. Avec pour objectif la nécessité d’augmenter le rythme pour honorer les engagements pris dans le cadre du programme gouvernemental.

Fort d’un bilan de mi-mandat plus que positif, l’Exécutif se devait de confirmer la tendance.
D’ailleurs, dans sa première sortie médiatique, au lendemain du remaniement, le Chef du gouvernement a été on ne peut plus clair quant à la philosophie adoptée: il s’agissait, d’une part, d’avoir des figures politiques d’envergure, mais aussi des profils pointus. La priorité des priorités étant de «mettre le turbo».

Car, au fond, il y avait une dimension technique, ainsi que des messages politiques à passer. En filigrane, il y avait également un faisceau de signaux, particulièrement avec l’arrivée du jeune RNIste Lahcen Essaadi, pour révéler l’importance de la jeunesse et son implication dans la gestion de la chose publique, et l’entrée d’un enfant de la diaspora en la personne de Karim Zidane, mais aussi le monde des affaires matérialisé par le choix porté sur Mohamed Saad Berrada.

Par ailleurs, Aziz Akhannouch s’est fait fort de souligner que les changements opérés ne signifiaient guère qu’il était question de «combler des lacunes», puisque le gouvernement n’a jamais manqué de compétences. La preuve en est que tous les chantiers menés l’ont été «grâce aux cadres qui étaient en mesure de les piloter et de les faire aboutir dans les plus brefs délais». Seulement voilà, il fallait du sang neuf pour consolider la dynamique enclenchée dès 2021. Aussi, tous les nouveaux arrivants savaient que leur nomination répondait à une exigence.

Et il faut dire que le message a été bien reçu, puisque les nouveaux arrivants ont très vite fait de «retrousser les manches». Certains n’ont même pas eu le temps de s’installer pour s’attaquer à des dossiers sous le signe de l’urgentissime, notamment le cas du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui, et de son collègue en charge de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.

Sans tarder, les deux responsables gouvernementaux devaient «dénouer» la crise des facultés de médecine. En arrivant, ils ont renoué le dialogue, qui était à l’arrêt, avec les étudiants.

Or, à la faveur de la médiation du Médiateur du Royaume, l’impasse crainte a été évitée et les choses sont rentrées dans l’ordre.
Les autres membres fraichement installés n’ont pas chômé non plus, notamment le ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports. Dans un secteur sous haute tension, Mohamed Saad Berrada a très vite pris sur lui d’amorcer le dialogue avec les centrales syndicales pour «désamorcer» toute éventuelle bombe à retardement.

Pour sa part, Karim Zidane, ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, choisira une approche à double détente : développer le «réseautage» à l’international, à commencer par l’Asie, sans omettre de s’adresser aux investisseurs locaux. Sa toute récente tournée dans les régions et ses rencontres avec les opérateurs en livrent la démonstration.

Ceci au moment où les autres ministres, une fois installés, ont pris leur bâton de pèlerin pour aller à la rencontre des représentants de leurs secteurs respectifs ou encore de leurs associations. C’est le cas notamment de la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime.

En effet, en territoire connu, Zakia Driouich ira à la rencontre des différentes composantes du secteur lors d’une rencontre de communication avec les présidents des fédérations et des associations œuvrant dans la transformation, la valorisation, la commercialisation et le mareyage des produits de la mer.

Poursuivre les leviers d’action
Son collègue chargé du Commerce extérieur, Abdessamad Kayouh, optera, lui, pour une tournée dans les douze régions du Royaume. Une tournée de «reconnaissance» du terrain pour «écouter» les exportateurs, particulièrement les PME. Il reviendra assez «édifié» sur leurs «attentes» et, depuis, ses équipes planchent sur l’élaboration d’une feuille de route qui devra couvrir la période 2025-2026.

Dans cette nouvelle dynamique, le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’économie solidaire, le plus jeune membre de l’équipe, commencera par en savoir plus sur le secteur et ses problématiques. Lahcen Essaadi en apprendra bien des détails. De ses équipes certes, mais aussi de la bouche même des opérateurs et de leurs représentants. En homme qui affectionne l’action sur le terrain, il se fera un devoir de descendre dans les régions.

Or, il ne s’agit là que de quelques traits caractéristiques de la nature de ce qu’est la démarche des nouveaux acteurs de la mouture du gouvernement AkhannouchII. En parfaite adéquation avec l’ADN de l’Exécutif, depuis son avènement, l’équipe suit les pas et les leviers d’action qui ont été tracés.

À savoir la concertation, la proximité et l’écoute permanente des différentes forces vives. Car, en définitive, cela permet à la fois de sonder les besoins des uns et des autres, prendre en compte leurs propositions, mais aussi et surtout faire en sorte qu’ils puissent s’approprier la vision du gouvernement.