Pouvoirs
En couv’. CDT: Le coup d’éclat raté !
Alors que la CDT peinait à maintenir sa position sur l’échiquier syndical, que son bras partisan le CNI avait du mal à renforcer son positionnement dans le landerneau politique, la direction de la centrale décide d’initier ce qui devait constituer un coup d’éclat en 2008.
Sans en aviser les bases, encore moins les premiers concernés, le bureau exécutif de la centrale décrète la «démission collective» des 10 conseillers de la deuxième Chambre du Parlement.
On en connaît le sort après, puisque la démission groupée n’a jamais été validée par la Cour constitutionnelle, mais les tenants et aboutissants de la décision ont été purement et simplement politiques.
Dans les rangs de la centrale, des voix se sont élevées contre cette décision et la tension a été des plus vives. La houle est surtout montée, de plusieurs crans, dans l’enceinte notamment au 3e étage du siège, sis Avenue Allal Ben Abdellah à Rabat.
On comprend, dès lors, les développements qui ont suivi et qui ont abouti à des départs de la centrale dont certains militants fustigeaient l’«unilatéralisme vertical» de la prise de décision. Sous les cendres couvaient les braises qui allaient, en 2014, déclencher un nouveau feu dans la maison CDT.
