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En couv’. Armement : De nouvelles acquisitions qui font la différence

Le Maroc multiplie les achats d’armements ces dernières années. Personne ne peut prétendre détenir une liste exhaustive des équipements acquis. Ce qui est normal. Voici certains parmi les plus médiatisés de ces contrats.

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On ne sait pas sur combien d’unités a porté le contrat, mais on sait que les Forces Armées Royales marocaines figurent parmi les premiers acquéreurs du drone suicide SpyX de l’israélien BlueBird Aero Systems. C’est une des dernières innovations en matière d’armement. SpyX est présenté comme une révolution dans le secteur militaire qui va élargir les capacités tactiques des FAR. Celles-ci seront certainement beaucoup plus étendues avec la réception, prochainement, des bombes planantes, JSOW. Le département d’État américain a, en effet, annoncé dernièrement la vente au Maroc de 40 bombes guidées et d’équipements connexes. Ce contrat a été dévoilé en même temps que celui portant sur l’acquisition par les FAR de 18 MLRS M142 HIMARS, ainsi que des roquettes guidées GMLRS et des missiles tactiques ATACMS. Les pays qui disposent actuellement de ce type d’armement se comptent sur les doigts d’une seule main. Cela va se traduire immédiatement par une montée en puissance notable de la force de frappe de l’armée marocaine. Les Forces Armées Royales ayant déjà atteint un niveau élevé en la matière, notamment depuis l’acquisition de premiers lots du puissant obusier automoteur français Caesar qui vient de faire ses preuves dans le conflit ukrainien. Le Royaume compte acquérir à terme 60 unités dans le cadre d’un accord signé en début d’année 2020.

Pour compléter la panoplie, le Maroc a manifesté son intérêt, il y a quelques mois, pour le système lance-roquettes multiple PULS développé par l’israélien Elbit Systems. Les premières images des lance-roquettes PULS acquis par le Maroc ont été mises en ligne, en mai dernier, par FAR-Maroc, un site spécialisé dans les questions de défense. C’est à ne pas s’y méprendre, le Maroc a réellement développé son artillerie de façon importante et accélérée ces dernières années, qu’il s’agisse de l’artillerie sol-sol ou de l’artillerie sol-air.

Dans le rayon des véhicules blindés, la dernière annonce porte sur des Merkava, ces redoutables chars israéliens qui viennent s’ajouter aux derniers Abrams M1A2 dont la Defense Security Cooperation Agency (DSCA) américaine a reçu, en 2017, une autre commande du Maroc concernant 162 nouvelles unités, sur un total de 384, de ces machines de guerre. Cela dit, après l’autorisation du Département d’État américain en 2019, le Maroc va prendre possession de 25 chasseurs F-16C/D Block 72, ainsi que des mises à niveau des 23 F16 qu’il exploite actuellement vers les standards plus avancés. Par ailleurs, en 2020, le Maroc a commandé 24 (plus douze en option) hélicoptères d’attaque AH-64E Apache à la société américaine Boeing. Ces livraisons devraient commencer en 2024. La même année, c’est-à-dire en 2020, le Maroc a négocié avec les États-Unis la vente d’environ quatre drones MQ-9B SeaGuardian, ainsi que des munitions à guidage laser Paveway et à guidage GPS JDAM, en cours de validation par Washington.

Après l’accord tripartite de 2020, un partenariat stratégique de défense et de sécurité a été noué avec Israël. Sur la base de ce partenariat, un accord a été signé pour la fourniture au Maroc du système de défense aérienne et antimissile Barak MX produit par IAI (Israel Aerospace Industries), qui permet une défense sol-air contre une variété de menaces. Les partenariats solides et les alliances partagées entre le Maroc et les Émirats arabes unis, entre autres facteurs, font que le Royaume est susceptible de recevoir une partie du grand nombre de Mirage de l’État du Golfe qui a décidé de renouveler sa flotte militaire. Des avions français ont également été commandés en juillet 2022, Airbus fournira ainsi au Maroc une flotte d’hélicoptères H135, notamment pour des missions d’entraînement.

Des médias spécialisés indiquent par ailleurs que le Maroc a acquis des systèmes de défense sol-air VL MICA dans le cadre d’un accord signé en 2020 avec la société française MBDA. Un système similaire a été déployé au Maroc en 2021 pour contrer les menaces aériennes à longue portée, il s’agit du FD-2000 produit par le chinois CPMIEC. Enfin, souligne un Policy brief publié par le MIPA (Moroccan institute for policy analysis), conscient de l’utilisation croissante des drones par d’autres puissances de la région le Maroc a acquis en 2019 déjà le système de détection et de brouillage de drones Bukovel-AD de l’Ukraine et le radar Ground Master 400 pour la détection longue portée des drones de la société française Thales. Évidemment, la liste n’est pas exhaustive. D’autant que le programme de rénovation de l’arsenal de la Marine Royale n’est pas évoqué ici.