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Pouvoirs

Chambre des conseillers : Les élus saluent la dimension sociale du PLF 2026

Les groupes de la majorité ont affirmé que le PLF 2026 traduit un choix politique visant un saut qualitatif en matière de développement territorial, la consolidation des fondements de l’Etat social et le renforcement de l’attractivité de l’investissement.

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Les groupes de la majorité à la Chambre des conseillers ont salué, mercredi, le projet de loi de finances (PLF) de 2026, le qualifiant de « projet social qui incarne la détermination du gouvernement à mettre en œuvre les grands chantiers de réforme et de développement », tandis que l’opposition a appelé à aller plus loin dans les réformes, notamment celle fiscale.

Lors d’une séance plénière, tenue en présence du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, les groupes de la majorité ont affirmé que le PLF 2026 traduit un choix politique visant un saut qualitatif en matière de développement territorial, la consolidation des fondements de l’Etat social et le renforcement de l’attractivité de l’investissement, en harmonie avec les Hautes Orientations Royales.

Ils ont mis en valeur la « vision intégrée » dudit projet, laquelle est centrée sur des priorités stratégiques comme l’eau, la santé, l’éducation, l’investissement et la protection sociale.

La majorité a fait remarquer que l’augmentation du volume de l’investissement public à 380 milliards de dirhams (MMDH) reflète la volonté de l’Exécutif de faire des finances publiques un levier pour renforcer les infrastructures de base, appelant à ce que cet investissement ait une dimension sociale claire. Elle a également plaidé en faveur du renforcement de l’engagement du secteur privé dans cet effort national, estimant que la puissance de l’économie ne repose pas uniquement sur le volume de l’investissement public, aussi important soit-il, mais nécessite un secteur privé innovant et responsable.

La majorité a souligné que le PLF 2026 a présenté des hypothèses réalistes et des objectifs réalisables, compte tenu de la dynamique économique que connaît le Royaume, mettant en valeur l’interaction positive et responsable du gouvernement avec les amendements proposés au sein de la commission des finances à la Chambre des conseillers.

En revanche, les groupes de l’opposition ont considéré que « la lecture correcte du projet de loi de finances nécessite de le traiter comme une opportunité d’évaluer la mesure dans laquelle le gouvernement honore ses engagements ».

Pour eux, la réalisation d’un taux de croissance de 4,5% et l’atteinte d’un taux d’inflation d’environ 2% reste un défi difficile à la lumière des données économiques actuelles.

L’opposition a, par ailleurs, salué les efforts du gouvernement déployés pour maîtriser le déficit budgétaire et renforcer les revenus, appelant à orienter les équilibres financiers au service des objectifs socio-territoriaux et de la paix sociale.

En outre, elle a jugé nécessaire une révision complète du code général des impôts et du code des douanes et impôts indirects, en plus de l’accélération de la réforme du système des salaires et de revoir le régime de retraite selon une vision juste et équilibrée. Concernant le soutien au tissu économique, l’opposition a insisté sur l’impératif de mettre en place des mesures législatives, réglementaires et fiscales efficaces pour réduire le rythme des faillites d’entreprises et œuvrer au développement d’un système bancaire capable de financer les projets des petites et moyennes entreprises.

Elle a appelé à encadrer le recours aux financements innovants par des textes juridiques clairs, garantissant leur efficacité et leur bonne utilisation.

De son côté, le groupe de l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) a salué les réalisations accomplies au cours des quatre dernières années à plusieurs niveaux, notamment l’institutionnalisation du dialogue social et les crédits sans précédent qui lui ont été alloués, en plus du contenu de l’accord social du 30 avril 2024 et des conventions sectorielles fondamentales dans l’éducation, l’enseignement supérieur et la santé.

Il a appelé le gouvernement à accélérer le rythme des autres réformes, notamment celle du code du travail et de la loi sur les syndicats.

Quant au groupe de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), il a évoqué le chantier de la réforme fiscale comme l’un des leviers fondamentaux pour faire face aux défis actuels, notant que les dernières années ont connu des acquis importants confirmant que la réforme commence à porter ses fruits, notamment à travers la réforme de l’impôt sur les sociétés qui a contribué à établir des règles plus claires et à renforcer la vision des entreprises, avec l’amorce d’une convergence progressive des régimes.

Le groupe a également salué la réforme touchant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu (IR), pour les solutions concrètes qu’elle a apportées notamment en faveur des classes moyennes, appelant dans le même contexte à réformer le système fiscal local qui « souffre de la multiplicité des taxes et d’un manque de clarté, ce qui perturbe les entreprises et limite la capacité des collectivités territoriales à planifier ».