Pouvoirs
Agadir Souss-Massa : Les chantiers qui attendent le nouveau wali
Plans de développement, zones industrielles, infrastructures routières et équipements structurants, les programmes en chantier sont nombreux et bien engagés. Saïd Amzazi arrive dans une région en plein essor.
Zones touchées par le séisme d’Al Haouz dans la province de Taroudant, port d’Agadir… Saïd Amzazi, nouveau wali de Souss-Massa, fraichement installé aux commandes de la région, multiplie les sorties de terrain depuis sa prise de fonction. Agadir, grande métropole du Grand Sud, est un chantier à ciel ouvert depuis plus de trois ans maintenant pour renouveler et booster ses territoires et il y a fort à voir et à suivre. PDU, PAI, PDR, nouvelles zones industrielles, développement de nouvelles infrastructures routières et nouveaux équi-pements structurants, les programmes en route sont nombreux et bien engagés.
Le nouveau wali arrive en effet dans une région en plein développement. Agadir, chef-lieu de Souss-Massa, est en pleine mé-tamorphose à tous les niveaux. La profonde requalification urbaine lancée par le Souverain en février 2020 est un des plus gros chantiers de la localité qu’il faut accompagner. Le tout nouveau wali, en tant que président du Comité de pilotage, de suivi et d’évaluation de ce vaste chantier, joue un grand rôle dans l’exécution de ce programme.
À ce sujet, il faut souligner que Saïd Amzazi arrive sur un terrain balisé par son prédécesseur. Réaménagement des grandes artères et des entrées de la ville, cons-truction d’un immense parking souterrain, mise à niveau de la voirie, réhabilitation du marché municipal de Talborjt et du cinéma Sahara, autant de chantiers déjà achevés. Il y a aussi le réaménagement réussi de Souk Al Had, ainsi que la réhabilitation de la Kasbah Oufella. Ceci sans oublier des chantiers en cours d’exécution et les derniers à démarrer d’ici 2024.
C’est que tous les chantiers inscrits dans la feuille de route doivent être lancés avant 2024, comme stipulé dans la convention du Programme de développement urbain d’Agadir. En juillet dernier, quarante mois après le lancement de ce programme d’envergure, on comptait l’achèvement des travaux de plusieurs projets et sous-projets pour un investissement global de plus de 2,17 milliards, soit 35% du coût global du programme. Dans le détail, selon les chiffres communiqués, plus de 28 projets sont déjà achevés et 41 autres sont en cours de réalisation, totalisant un coût global de plus de 5,2 milliards de dirhams, soit 83% du coût global du programme.
À noter qu’au terme de l’année 2023, les engagements totaux du programme devraient atteindre plus de 100% du coût conventionnel du programme et 87% du coût actualisé qui s’élève à environ 7,4 milliards de dirhams. Il y a donc encore du travail et du suivi à assurer pour voir se concrétiser entièrement ce programme royal. En tant que chef de file du comité de pilotage du PDU, le nouveau wali peut compter sur tous les acteurs de la ville pour la réussite de ce programme royal.
Agadir et sa région, un hub africain en devenir
Le Souss-Massa, connu depuis toujours pour ses hommes et ses femmes engagés, se distingue depuis le lancement de ce grand chantier par la convergence de tous ses acteurs avec une même vision et ambition pour faire avancer les chantiers du PDU comme ceux du PAI (Plan d’accélération industrielle).
Aujourd’hui, cette précieuse synergie entre autorités, élus et opérateurs économiques doit être maintenue pour faire avancer d’autres projets dans le pipe. Le développement de la connectivité de la région et de ses infrastructures logistiques est l’un d’eux et sur lequel sont appelés à travailler encore autorités locales, élus et opérateurs économiques, pour faire d’Agadir et sa région un hub africain. Le projet de port sec programmé dans la région, aujourd’hui sur les rails, est un grand pas en avant dans ce sens.
Mais il reste encore à défendre le dossier de liaisons aériennes cargos pour faciliter le transport des marchandises de la région et décrocher plus de compétitivité. Pour les acteurs exportateurs de Souss, il est question aussi de diversification des marchés extérieurs et de consolidation des marchés traditionnels. Au niveau du secteur du tourisme, le développement de la connectivité aérienne est aussi au cœur des priorités des institutionnels et des professionnels de la région. La relance de l’activité est en bonne voie après la malheureuse période de Covid.
Le désenclavement de la région et l’endiguement de ses disparités territoriales passent aussi par plus de connectivité interprovinces. Outre la LVG Agadir-Marrakech tant attendue par tous à l’horizon 2030, le développement de trains interprovinces, à cette échéance également, est aussi étudié. L’axe Tiznit-Taroudant-Biougra-Inezgane-Agadir est encore mal desservi pour le déplacement des personnes comme des marchandises, et la CGEM Souss-Massa milite pour des trains interprovinces.
Au sein de la ville d’Agadir, le projet de voie de contournement nord-est est aussi un des projets qu’il faut poursuivre. Rappelons qu’il s’agit à travers cet investissement d’accompagner le développement économique de la métropole. Le projet de la voie express urbaine, également au programme, per-mettra aussi de fluidifier la circulation au niveau des grandes artères du Grand Agadir et d’une multitude de giratoires. Pour l’heure, ces chantiers sont réalisés respectivement à plus de 50% et 21%.
Ainsi, port sec, solutions logistiques, lignes maritimes et ferroviaires et axes routiers, sans oublier un aéroport international 3.0, sont des projets d’avant-garde qu’il faut pousser et accompagner pour les voir réaliser au plus vite, car ils constituent des infrastructures de base pour la croissance de la région.
Pour l’agriculture, après la réalisation de la station de dessalement de Chtouka, un chantier d’envergure abouti, il faut encore investir dans de nouvelles stations de dessalement et de nouvelles alternatives d’apport de ressources en eau. Dans la région qui continue à faire face au stress hydrique, le défi de l’économie de l’eau est permanent et l’investissement en la matière est incontournable pour consolider le capital agriculture locale et développer de nouvelles zones en la matière.
Pour faire d’Agadir la métropole du Grand Sud, un territoire leader économique conformément à la volonté et la vision royale, il faut donc rester mobilisés et continuer à agir en synergie. En tant que nouveau wali de Souss-Massa, Amzazi, connu pour son riche par-cours professionnel et ses hautes compétences, saura sûrement donner un nouveau souffle et un nouvel élan à la dynamique enclenchée dans la région ces toutes dernières années pour maintenir le rythme de la mise en œuvre des grands chantiers structurants. Agadir Souss-Massa et ses habitants le méritent bien.
