«Je quitte le job, je ne supporte plus mon boss !»

Je suis aujourd’hui à un tournant de ma carrière professionnelle: j’ai décidé de quitter l’entreprise où je travaille depuis près de 9 ans car j’ai vraiment un souci avec le nouveau «boss», son caractère, sa stratégie et beaucoup d’autres choses.

Maintenant, après toutes ces années, j’avoue que je me sens un peu perdu : je n’ai pas fait de CV depuis longtemps. Aussi, je voudrais m’assurer qu’à mon prochain job j’aurais un manager qui sera tout le contraire de lui ! Mais comment faire pour le savoir ?Que me conseillez-vous ?H.C.- Tanger 

Les choix par rejet. Je comprends que vous soyez aujourd’hui dans une phase de «rejet», voire d’amertume, mais c’est justement tout le contraire qu’il vous faut pour faire le bon choix! Car «calibrer» son choix en établissant uniquement des critères par «rejet» est sans doute la moins bonne approche !

Vous ne pouvez pas déterminer votre futur sur ce que vous ne VOULEZ PAS! Au contraire, réfléchissez à ce qui est important pour vous, et essayez si possible d’élargir le débat pour ne pas rester cantonné, voire «concentré», sur les agissements de votre «boss». La qualité des missions qui vous seront confiées, le périmètre de votre champ d’action les défis de l’entreprise: voici ce qui doit avant tout interpeller votre attention ! Alors, laissez passer votre ressentiment et vos frustrations, prenez quelques jours de repos pour récupérer et lever ce «brouillard» qui semble s’être installé dans votre vie professionnelle.

Faites le point

Maintenant, il y a ce que vous attendez de votre prochain job et ce que ce dernier «attendra de vous» ! Mais lorsque nous sommes restés longtemps à un même poste, il est souvent assez complexe de «valoriser» et de synthétiser ses compétences acquises au fil des années. Alors, prêtez-vous à un exercice personnel : notez tout ce que vous êtes censé savoir faire et évaluez chacune de ces compétences sur une échelle de 1 à 5 (1 étant pour «je ne sais pas faire» et 5 pour «je maîtrise parfaitement cette compétence et je peux même être considéré comme un expert à ce sujet»). Notez un maximum d’exemples concrets pour étayer cette auto-évaluation.

Cet exercice vous permettra non seulement de faire le point sur vous-même, de mieux identifier les jobs et entreprises où vous pourriez travailler, mais aussi et surtout d’être prêt lorsqu’il s’agira de discuter de votre carrière avec d’éventuels recruteurs.

Enfin, vous pourrez dissocier votre décision de changement de votre «méchant boss» et la lier à un véritable projet professionnel structuré, réfléchi et cohérent!

Le prince charmant n’existe pas

Revenons un instant sur cette question de «boss». Car, vous le savez bien : le «boss parfait» n’existe pas (de la même manière que le collaborateur d’ailleurs). Alors, le moment venu, et surtout lorsque l’on vous proposera un job qui correspondra parfaitement à vos attentes : prenez du recul par rapport à cette question. Apprenez à échanger «un défaut pour une qualité»

Un boss autoritaire, s’il est AUSSI juste et stratège est peut-être préférable qu’un boss «bisounours» avec qui vous n’apprendrez pas grand-chose et aurez rapidement la sensation de faire du sur-place.

Et puis, gardez à l’esprit cette magnifique citation de Og Mandino : «Il faut sourire face à l’adversité, jusqu’à ce qu’elle capitule»

A vous de jouer !