Evaluation annuelle : Le ranking forcé, un système pervers…

La méthode a été inventée par le charismatique Jack Welch, président de General Electric de 1981 à  2001.

La méthode a été inventée par le charismatique Jack Welch, président de General Electric de 1981 à 2001. Pour augmenter les performances de son personnel, Jack Welch a fait preuve de beaucoup de créativité. Il a dessiné sur un coin de table une courbe de Gauss, qu’il a divisée en trois : 70% de cadres qui travaillent sont importants, sur l’extrémité supérieure, les 20% les meilleurs et l’extrémité inférieure les 10% les moins bons.

Ces derniers sont considérés comme des boulets pour l’entreprise et ils ont été virés. Ce système est jugé inhumain et destructeur de valeur. «Beaucoup de pression et un esprit de compétition exacerbée à l’intérieur de l’entreprise ; alors que c’est vers l’extérieur qu’elle devrait se focaliser», dénoncent les détracteurs de cette méthode. Ils expliquent que les plus performants en entreprises ne sont sollicités que pour des postes demandant un travail de pointe, une spécialité.

Mais, sur le terrain, ces derniers seraient nuisibles. Pour la petite anecdote, l’Américain Robert Sutton, professeur de management à Stanford, se plaît à reprendre le cas d’un magasin qui licencia, en raison de son arrogance, le vendeur qui réalisait le plus grand chiffre d’affaires. Résultat : les recettes augmentent de 30%. La raison : ce vendeur sapait le moral de ses collègues ! Mais comme diraient nos experts, tout est question d’aménagement de ce système, où l’émotionnel cède la place au rationnel.