Culture
Boudour Wa Joussour : Oum El Ghait mise sur l’art et la culture pour l’éveil des tout-petits
Pour la deuxième année consécutive, le projet pédagogique et artistique «Boudour Wa Joussour» porté par l’association Oum El Ghait place les arts et la culture au cœur de l’éducation préscolaire dans les quartiers de Sidi Moumen et Sidi Bernoussi à Casablanca, à travers des ateliers créatifs et des spectacles réalisés par les enfants eux-mêmes.
Pour la deuxième année consécutive, le projet pédagogique et artistique « Boudour Wa Joussour », porté par l’association Oum El Ghait, confirme que la culture et la créativité peuvent occuper une place essentielle dans l’éducation des enfants du préscolaire.
Engagée depuis sa création en faveur d’un préscolaire de qualité dans les quartiers urbains défavorisés, l’association développe ce projet dans les quartiers de Sidi Moumen et Sidi Bernoussi à Casablanca, avec une approche innovante qui intègre les arts et la culture comme composantes pédagogiques à part entière, et non comme de simples activités annexes.
« Prendre soin de l’enfance dès le plus jeune âge, c’est participer à lui construire un avenir libre », souligne Amal El Kadiri Berrada, présidente fondatrice de l’association.
Tout au long de l’année scolaire, les enfants prennent part à des ateliers artistiques, culturels et pédagogiques inspirés des neurosciences. Ces activités visent à stimuler leur éveil artistique, à développer leurs compétences langagières, motrices, sociales et créatives, tout en renforçant les pratiques des éducatrices grâce à un accompagnement de proximité.

Le projet s’articule autour du conte « La Huppe et les Douze Oiseaux », librement inspiré de l’œuvre de Farid ud-Din Attar. Adapté pour les enfants par des experts en éducation et en arts, ce récit poétique permet aux tout-petits d’explorer leurs émotions, de développer leur imaginaire et de s’approprier des valeurs de vivre-ensemble, de citoyenneté et d’ouverture à l’autre.
À travers cette initiative, l’association réaffirme sa conviction que l’éducation de la petite enfance ne se limite pas aux apprentissages fondamentaux. Les arts et la culture constituent également de puissants leviers d’épanouissement, d’expression et de cohésion sociale.
Afin de mesurer l’impact du programme sur le développement global des enfants, un dispositif d’évaluation rigoureux a été mis en place. Les dimensions cognitive, langagière, esthétique-créative, motrice et sociale sont observées à travers des grilles d’analyse, le suivi des interactions de groupe et l’étude des productions artistiques. Cette démarche permet à la fois de valoriser les progrès réalisés et d’ajuster continuellement les pratiques pédagogiques.
Conçu comme un modèle reproductible, « Boudour Wa Joussour » s’inscrit dans une logique de pérennisation et d’extension à l’échelle nationale. Parallèlement, l’association poursuit son travail autour de la formation continue des éducatrices et de la coéducation avec les familles, considérant les arts comme un levier essentiel d’inclusion et d’égalité des chances.

Le projet bénéficie du soutien de plusieurs partenaires institutionnels. Il est notamment déployé dans le cadre d’une convention avec Fondation Mohammed VI pour la Promotion des Œuvres Sociales de l’Éducation-Formation, avec l’appui de Fondation Marocaine pour le Préscolaire ainsi que la collaboration de plusieurs acteurs associatifs et institutionnels locaux.
Point d’orgue de cette année de travail, quatre spectacles de restitution, entièrement portés par les enfants eux-mêmes, seront présentés entre le 20 mai et le 15 juin au Complexe Culturel El Ghali et au théâtre de l’école primaire Ibnou Hicham à Casablanca.
La grande comédienne Amal Ayouch, marraine de l’association, soutient également cette initiative. Lors de la première édition, elle avait interprété le rôle de la Huppe dans la comédie musicale produite dans le cadre du projet.
