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Bouliste

Le Bouliste 5G : Maillots or not maillots / Les moutons prennent le pouvoir / Pas de paie, pas de buts

Marocain fictif, mais estampillé 7a9i9i… Il a eu plusieurs vies et revient sévir, en version mag. Tireur d’élite, mais gauche, il pointe tout ce qui lui plaît. Et passer pour un cochonnet ne lui fait même pas peur…

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Maillots or not maillots
La délégation de la Renaissance sportive de Berkane a été bloquée, le 19 avril, à l’aéroport d’Alger. Le club devait disputer la demi-finale de la Coupe de la Confédération africaine de football contre l’USM Alger. La cause ? Les autorités algériennes ont estimé que les maillots du club n’étaient pas réguliers. Ils arboraient, en effet, une carte du Maroc dans ses frontières complètes. Les joueurs ne pouvant pas jouer torse nu attendaient à l’aéroport qu’on leur rende leurs maillots. Le Bouliste pense qu’il organisera le prochain championnat de pétanque à la plage («beach-boules»). Comme ça, plus de problème avec des joueurs qui jouent en maillots… de bain.

Les moutons prennent le pouvoir
La fin du Ramadan annonce l’approche de la fête de l’autre Aïd, celui du mouton. Une histoire qui s’est passée récemment en Nouvelle-Zélande a alerté le Bouliste de ne pas partager sa chambre avec le mouton de l’Aïd. Deux octogénaires de la ville d’Auckland ont été retrouvés morts dans leur appartement. Quand la police est intervenue sur les lieux, elle a trouvé auprès des deux corps un mouton qui a essayé de les attaquer également. La police a dû l’abattre, avant l’Aïd. Il faut rappeler que la Nouvelle-Zélande compte 25 millions de moutons pour 5 millions d’habitants. C’est cela le vrai grand remplacement.

Pas de paie, pas de buts
Le 19 avril, les joueurs du club de football de la Youssoufia de Berrechid ont refusé de jouer contre l’Olympique de Safi. La cause n’est pas sportive. Les joueurs de la Youssoufia se sont attablés dans un café de la ville en exigeant des dirigeants de leur club de leur payer ce qu’ils leur doivent d’abord. Les dirigeants ont finalement réussi à convaincre les joueurs de revenir au stade par peur de la punition qui pourrait s’abattre sur le club en cas de perte par forfait. Il n’y a pas d’enjeux, la Youssoufia de Berrechid est la dernière du championnat et risque d’être reléguée en deuxième division. Le Bouliste, lui, continue de payer ses joueurs même s’il n’a pas encore goûté ce que veut dire gagner un championnat.

Faux visas de la vraie préfecture
Une employée, chargée de la délivrance des titres de séjour à la préfecture de Paris, a été prise dans les filets d’une enquête policière pour délivrance de vrais-faux visas au profit d’un réseau, en échange de sommes qui s’élevaient de 5.000 à 10.000 euros par document. Le «cerveau» est un résident français, objet d’une mesure d’éloignement (OQTF). Les deux complices ont été interpellés et sont désormais sous le coup d’une procédure judiciaire. Le réseau faisait l’intermédiaire pour les candidats à l’immigration en France, en assurant la liaison entre Paris et Agadir. Le Bouliste ne veut toujours pas quitter le Maroc. C’est ici qu’il a ses chances pour gagner le championnat, ou du moins continuer à rêver de le gagner.

Un bilan qui fait moins mal
«Nous avons réussi, le CNDH et nos partenaires (police, gendarmerie, prisons), à éradiquer ce qui était appelé la torture systématique», s’est félicitée Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Et elle rajoute : «Le bilan de notre mécanisme national de prévention (MNP), à ce jour, est largement positif avec une interaction et un taux d’implémentation de ses recommandations qui dépasse 80%». Le Bouliste est aussi content du résultat, mais il se demande quand même en quoi consistent les 20% qui restent de la torture, non systématique !