SUIVEZ-NOUS

Edito

Le dialogue social comme choix structurant

Les actions du gouvernement traduisent une volonté de transformation durable des rapports entre l’État, les partenaires sociaux et les citoyens.

Publié le


Mis à jour le

C’est une évidence : la question du dialogue social s’impose comme un baromètre de
la crédibilité des politiques publiques.

À cet égard, la position défendue par le chef de gouvernement, Aziz Akhannouch, a toujours été que le dialogue social constitue «un choix politique clair et assumé».

Les actions du gouvernement traduisent une volonté de transformation durable des rapports entre l’État, les partenaires sociaux et les citoyens.

Car pendant longtemps, au Maroc, le dialogue social a souvent été perçu comme un mécanisme réactif, mobilisé dans des moments de crispation ou de crise.

Grèves sectorielles, revendications salariales urgentes ou tensions sociales aiguës dictaient l’ouverture de négociations ponctuelles, parfois dans l’urgence, rarement dans la continuité.

Un certain chef de gouvernement s’était même permis de mettre les syndicats au chômage en rompant toute forme de concertation avec ses partenaires sociaux.

A contrario, avec le gouvernement actuel, ce dialogue n’est plus un engagement circonstanciel, mais une orientation stratégique : l’équipe Akhannouch a rompu avec cette logique fragmentée pour inscrire l’action sociale dans le temps long.

Cette approche s’est traduite, concrètement, par une régularité accrue des cycles de dialogue avec les syndicats et les représentants du patronat.

La périodicité des réunions, la formalisation des engagements et le suivi des accords témoignent d’une méthode qui se veut plus structurée (voir p.6).

Ce changement de cadence n’est pas anodin : il permet de désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent et de construire un climat de confiance, condition indispensable à toute réforme d’envergure.

Au cœur de cette dynamique, la question du pouvoir d’achat occupe une place centrale. Les mesures mises en œuvre au cours des dernières années illustrent une tentative de réponse concrète aux attentes sociales.

L’augmentation des salaires dans la fonction publique, la revalorisation du salaire minimum dans les secteurs industriel et agricole, ainsi que les ajustements fiscaux en faveur des revenus modestes constituent autant de leviers mobilisés pour atténuer les effets de l’inflation et soutenir les ménages.

Certes, ces mesures ne suffisent pas à elles seules à neutraliser toutes les pressions économiques, mais elles traduisent un effort budgétaire conséquent et assumé.

Cet effort s’inscrit dans une vision plus large : celle de la construction progressive d’un État social.

En mobilisant des dizaines de milliards de dirhams pour financer les engagements issus du dialogue social, le gouvernement envoie un signal fort quant à ses priorités.

Il ne s’agit plus seulement de maintenir les équilibres macroéconomiques, mais aussi de garantir une meilleure redistribution des fruits de la croissance.

L’extension des dispositifs d’aide sociale, la facilitation de l’accès à la retraite ou encore la revalorisation des pensions participent de cette logique d’inclusion.