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Edito

Le dialogue pour construire l’État social

L’Exécutif n’a jamais fermé la porte au dialogue et a su convaincre et surmonter avec ses partenaires les obstacles pour sillonner une voie d’entente, tout en s’adaptant aux réalités et contraintes du terrain.

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Partons des fondamentaux ! La base d’un État social est d’assurer à la population un accès de qualité aux soins et à l’éducation, ainsi qu’une vie digne à travers l’exercice d’une activité. Santé, Éducation et Emploi constituent ainsi les leviers élémentaires de tout projet de société. Ce n’est donc pas un hasard si le gouvernement en a fait ses priorités. Certains diront que ces ingrédients de base ont figuré dans toutes les recettes des programmes gouvernementaux, mais admettront (s’ils laissent leur mauvaise foi de côté) que jamais les réalisations n’ont été aussi tangibles.

Aziz Akhannouch, dans la présentation de son bilan à mi-mandat devant le Parlement, en a fait la démonstration chiffrée. En deux ans et demi, le gouvernement a rendu la généralisation de la couverture médicale une réalité. À travers AMO Tadamon et l’intégration des travailleurs non salariés, ce sont 14 millions de citoyens et ayants droit qui peuvent être pris en charge dans un hôpital public ou une clinique privée.

À mi-mandat également, le gouvernement a pu activer le mécanisme d’aide sociale directe, basé sur le Registre social unifié (RSU) qui est resté en instance pendant toute une législature. Là encore, ce sont 12 millions de personnes qui en ont bénéficié, dont 5 millions d’enfants et 1,2 million de seniors. La réforme de l’école publique est, par ailleurs, amorcée avec le gouvernement Akhannouch, dont le ministre de l’Éducation a dû piloter des tractations houleuses.

L’Exécutif n’a jamais fermé la porte au dialogue et a su convaincre et surmonter avec ses partenaires les obstacles pour sillonner une voie d’entente, tout en s’adaptant aux réalités et contraintes du terrain. Il vient d’en faire une nouvelle démonstration avec ce nouveau pacte social d’avril 2024, qui vient en continuité de celui ratifié deux ans auparavant. Cet accord place la classe moyenne au cœur des initiatives en lui garantissant une amélioration du pouvoir d’achat.

À travers des mesures concrètes, il construit et consolide, brique après brique, ce palier important de la société, notamment le contingent de fonctionnaires et de salariés du privé. Aux premiers, une augmentation générale des salaires de 1.000 dirhams en deux tranches, aux seconds, une réduction de l’impôt sur le revenu et une hausse du palier imposable. Une nouvelle valorisation qui fait suite à la hausse des émoluments de fonctionnaires de la Santé et de l’Éducation, mais aussi à l’augmentation de 10% du SMIG et du SMAG. Ces salaires minimums devraient eux aussi connaître une autre hausse, selon ce nouveau contrat social.

Depuis son arrivée, le gouvernement a ainsi permis une amélioration des revenus de pas moins de 4,2 millions de salariés du privé et des fonctionnaires. Largement de quoi mesurer la fibre sociale d’une équipe déterminée et qui démontre dans chacune de ses actions sa volonté de construire.

Cette confiance établie avec les partenaires sociaux devrait néanmoins jeter les ponts pour une nouvelle phase de dialogue autour de sujets cruciaux : Code du travail, droit de grève, sans oublier la bombe à retardement des retraites. Un arsenal incontournable pour favoriser l’emploi dans un climat social apaisé…