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Edito

La révolution atlantique de la génération Al Massira

La Marche Verte, son esprit et son serment, coule dans les veines de tous les Marocains prêts à défendre corps et âme leurs provinces du Sud.

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«Le Maroc bénéficie d’une position géographique stratégique». À l’époque où l’école publique n’était pas prise en otage, c’était la première phrase que l’on enseignait dans le premier manuel de géographie des classes primaires. Elle restera ancrée à jamais dans l’esprit de nombreux quadragénaires nés post-Marche Verte. Une génération qui a assisté à la transformation du Royaume, à la concrétisation de projets permettant au pays de tirer profit justement de cette position géostratégique restée pendant des décennies sous-exploitée. Carrefour entre l’Afrique et l’Europe, jonction entre la Méditerranée et l’Atlantique, pays-portail sur le continent qui de surcroît est stable, sécurisé et recelant des opportunités ainsi que des compétences…, le Maroc l’est devenu au fil des décennies.

Dans les années 1980, il fallait alors sécuriser militairement nos provinces du Sud contre les «milices du Polisario», dont la génération Al Massira n’entendait parler que sporadiquement dans le JT du soir (cette fameuse «Annachra Arra2issiya») alors que les Forces Armées Royales repoussaient l’ennemi derrière le mur de sable. Le cessez-le-feu et la zone tampon des années 1990, «wlad lmassira» ont grandi avec, tout comme cette évidence qu’est la marocanité du Sahara et la sacralité de notre intégrité territoriale. La Marche Verte, son esprit et son serment, coule dans les veines de tous les Marocains prêts à défendre corps et âme leurs provinces du Sud. 

L’avènement du nouveau règne et le virage diplomatique amorcé par le Royaume sous la conduite du Souverain ont permis de réconforter le pays dans sa souveraineté sur son Sahara, tant sur le plan socio-économique que sur le plan géostratégique. Depuis la présentation du plan d’autonomie en 2007, qui a montré la bonne foi du Maroc pour une résolution politique de ce conflit, les victoires diplomatiques s’enchaînent. Année après année, le Royaume gagne l’adhésion de nombreux États à sa cause, grâce à la cohérence de ses positions, mais aussi à l’effort consenti pour le développement de ce territoire, prémuni contre les assauts de groupes terroristes.

Désormais, le temps est à la consolidation de la vocation atlantique du Royaume en veillant «à ce que les potentialités de notre pays, et plus particulièrement celles du Sahara marocain, soient utilisées de la manière la plus judicieuse». C’est la grande annonce faite par le Roi Mohammed VI lors de son dernier discours à l’occasion de la commémoration du 48ème anniversaire de cette épopée si chère au cœur des Marocains. Une mise à niveau nationale du littoral, incluant la façade atlantique du Sahara marocain, est désormais enclenchée dans toutes ses composantes.

Elle devrait servir de base à une révolution économique qui devrait s’étendre bien au-delà de nos provinces du Sud, mais sur tout le littoral atlantique du continent. «Fidèle à son engagement en faveur de l’intégration régionale en Afrique, le Maroc a toujours agi, de concert avec ses partenaires africains, pour mettre en place des projets transformateurs capables d’améliorer considérablement la qualité de vie de millions de personnes en Afrique», a d’ailleurs souligné le Souverain dans une lettre adressée aux participants au Forum pour l’investissement en Afrique qui vient de se tenir à Marrakech.

La marche vers le développement du Royaume se fixe un nouvel horizon. La génération Al Massira veillera à accompagner ses aînés comme ses cadets pour le repousser jusqu’aux confins du littéral atlantique du continent…