Edito
De la Marche Verte à la Fête de l’Unité
L’implication personnelle du souverain a été déterminante dans ce dernier mile précédant le vote. Il a pris attache avec de nombreux dirigeants les derniers jours pour s’assurer le soutien des pays membres du Conseil de sécurité.
«Désormais, il y aura un avant et un après 31 octobre». Les propos du Souverain, prononcés juste après l’adoption de la résolution onusienne 2797/2025, ont été forcément suivis d’actes : Le 31 octobre est élevé au rang de célébration nationale, celle de «Fête de l’Unité», comme cela a été décrété par SM le Roi Mohammed VI.
Car il s’agit d’un tournant historique pour le processus de la cause nationale pour laquelle le Royaume a versé sang et or depuis un demi-siècle.
Grâce au génie diplomatique du Souverain, au travail soutenu et aux alliances nouées ces 26 dernières années, cette question sacrée de l’intégrité territoriale est quasiment pliée, avec la consécration de la souveraineté marocaine sur ses provinces du Sud par la communauté internationale.
Ce 31 octobre restera effectivement dans les annales comme un rare moment de consensus international qui conforte la crédibilité de l’approche marocaine.
Car ce n’est pas tous les jours où l’on voit le Conseil de sécurité adopter une résolution sans qu’il n’y ait aucun vote contre.
Même l’Algérie, qui siège actuellement au Conseil, a préféré ne pas participer au vote, pour éviter le ridicule en se retrouvant comme l’unique pays de la table ronde à s’opposer à une décision onusienne qui considère le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la base de négociation sérieuse, crédible et réaliste, pour résoudre définitivement ce conflit territorial artificiel qui n’a fait que trop durer.
Et pour cause, la diplomatie marocaine a été proactive et efficiente durant ces deux dernières décennies.
Dans cette dernière ligne droite des tractations ayant précédé le vote, le Royaume s’est effectivement assuré d’une certaine neutralité de la part des soutiens traditionnels d’Alger, sponsor officiel des séparatistes de Tindouf, qui dépense sans compter ses pétrodollars pour soutenir une cause perdue.
La Russie comme la Chine n’ont pas exercé leur droit de veto et se sont contentées de s’abstenir, juste pour ne pas se mettre en porte-à-faux avec leur ligne de conduite qui fait que l’on vote (quasiment) jamais favorablement à une proposition portée par les USA.
Bien évidemment, l’implication personnelle du Roi Mohammed VI a été déterminante dans ce dernier mile précédant le vote.
Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a d’ailleurs confié que le Souverain a pris attache avec de nombreux dirigeants les derniers jours pour s’assurer le soutien des pays membres du Conseil de sécurité.
Résultat : Aux six votes assurés initialement pour le Royaume sont venues s’ajouter cinq autres voix favorables au plan d’autonomie marocain. Autant dire un plébiscite…
Pourtant, la sagesse et l’humilité du Souverain lui font dire qu’il ne s’agit pas d’une victoire. «Ni vainqueur ni vaincu», a-t-il insisté dans son discours, où il tend de nouveau la main au voisin algérien en espérant que les dirigeants de ce pays retrouvent la raison.
Qu’ils finissent par admettre que le Maroc est dans son Sahara et que le Sahara est dans son Maroc jusqu’à la fin des temps… Et que le temps est désormais à l’unité maghrébine sur des bases de respect mutuel !
