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Chronique

Se prémunir contre la poisse «orientale» !

La majorité des maux qui ont gravement altéré la tranquillité au sein de l’Afrique du Nord nous ont été assénés par le Moyen-Orient.

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Naguère, l’Afrique du Nord appréciait de l’Orient ses chansons ou le cinéma égyptien né dès la fin du XIXe siècle. Puis survinrent les idéologies mongoliennes qui se mirent à faire avorter systématiquement les rares tentatives de modernité issues de la «Nahda» (Renaissance).

Le nassérisme, le baassisme, le frérisme, le wahhabisme, ou encore le sarcome khoméniste, ont investi peu à peu l’espace socioculturel et le champ religieux en y injectant les pires armes de résistance contre la modernité et la démocratie.

La guerre contre la tolérance s’est intensifiée crescendo. Le nassérisme survenu dans les années cinquante avait pu vassaliser la quasi-totalité de l’Orient arabe, allant jusqu’à avaler la Syrie et le Yémen du Nord dans la chimérique «République Arabe Unie».

En dépit de la danse du ventre aux côtés de l’Algérie de Ben Bella, et l’envoi, y compris au Maroc, d’une armée d’agents d’influence déguisés en enseignants, le nassérisme n’a jamais pu prendre racine en Afrique du Nord.

En revanche, les idéologies totalitaires des années 60 du siècle dernier ont profondément infecté la sphère nord-africaine. Leurs résidus toxiques continuent à empoisonner des peuples qui ne demandent rien d’autre que la paix, le pain et l’épanouissement des nouvelles générations.

Fort heureusement, chacun avait pu mesurer l’ampleur de la résistance que le Maroc de Hassan II et la Tunisie de Bourguiba opposèrent avec courage et obstination à la pathologie nassériste. Hélas, la malédiction national-arabiste a rattrapé aujourd’hui la Tunisie grâce à l’expertise ès imbécillité de Kaïs Saied et Tebboune réunis.

Décidément, le régime des galonnés midinettes d’Alger détériore tout ce qu’il touche. Il porte la poisse à tous ceux qui l’approchent. Exit Bechar Al Assad qu’Alger a défendu bec et ongles ! Exit Nicolas Maduro qui fut reçu en grande pompe à Alger où il assura la chimérique «République saharaouie» de son soutien total ! Exit Hassan Nasrallah qui fit de la formation militaire du Polisario un sacerdoce ! Exit Ali Khamenei !

Malheureusement, beaucoup n’ont pas encore compris le degré de dangerosité des «vents de l’Est». Au Maroc de 2026, une partie non négligeable de la société civile semble s’être aplatie face à ces dévastatrices idéologies.

Les manifestations initiées et pilotées à Tanger et Tétouan par ceux qui s’apparentent à des agents dormants d’Iran n’ont pas hésité à s’attaquer aux fondamentaux de la nation sunnite, malékite et achârite marocaine.

Les hordes qui s’y sont illustrées par leur tonitruant aboiement servent un agenda où règnent le culte de la mort, la délectation martyrologique et l’éradication du bonheur ici-bas.

Pourtant, ils appartiennent à un peuple joyeux où les femmes dévoilées dansent depuis une flopée de siècles aux côtés des hommes à la faveur d’Ahidous ou d’Ahwach. La culture martyrologique nous est radicalement étrangère.

On ne sert pas l’idéologie de la mort quand on aime passionnément la vie !
Nul besoin d’argumenter plus avant à cet égard. Je n’hésite pas aujourd’hui à affirmer que la majorité des maux qui ont gravement altéré la tranquillité au sein de l’Afrique du Nord nous ont été assénés par le Moyen-Orient !

Promenez donc votre regard à travers les régimes orientaux ! En voyez-vous un seul qui réponde à un minimum de normes démocratiques ? Chaque fois qu’on y commet le pire, nous en payons, nous autres, le prix fort. Les dégâts collatéraux de la guerre de Gaza en sont l’illustration.

Les mêmes qui paradent, les regards pétillants de haine, à Tanger, Tétouan et Rabat, arborant les totems des mollahs, sont bien ceux qui avaient manifesté contre l’inflation importée à cause des guerres de Gaza et d’Ukraine.

Ils ne manqueront sûrement pas de remanifester contre la vie chère lorsque le pétrole atteindra plus de 150 dollars à cause du verrouillage du Détroit d’Ormuz par leurs Pasdarans de frères !

Si chaque pays nord-africain priorisait son propre développement et un enracinement sans relâche de la démocratie chez lui, le flanc méridional de la Méditerranée aurait déjà rattrapé la rive nord. La règle d’or est donc «la patrie d’abord !» en toutes circonstances.

En effet, au vieux Royaume chérifien, la patrie n’est pas une vue de l’esprit. Elle est non seulement le réceptacle de notre identité et notre havre de paix dans un monde périlleux, mais aussi et surtout notre raison de vivre ici-bas.

Le triptyque Dieu, la Patrie, le Roi dit tout de notre vocation civilisationnelle sur cette terre marocaine que tant de puissances hégémoniques nous envient. Mais ce patriotisme-là n’est aucunement synonyme de quelque misanthropie ou a fortiori de chauvinisme, il est l’expression d’un humanisme où l’attachement à la terre prime sur les envolées doctrinales aliénantes.

Un tel patriotisme constitue donc l’antidote contre les spasmes national-arabistes ou facho-islamistes. Il est donc «universalo-compatible». Que vaut, en effet, un universalisme importé clés en main ? Que vaut-il s’il n’émerge pas des entrailles de la patrie ? S’il ne sent pas l’humus, fut-ce sous le souffle des vents du Nord ?

Les plus grands chefs-d’œuvre de la musique classique auraient-ils jamais prospéré sans les sentences mélodiques du patrimoine folklorique européen, notamment austro-hongrois et germanique ?

En tout cas, les guerres israélo-arabes, les dizaines de putschs à la tête des régimes d’Égypte, du Cham, de Mésopotamie ou de la mer Rouge, la cyclothymie des dirigeants à l’égard de la totalité des résolutions de la Ligue des États arabes, l’immaturité des élites de la sphère du même nom… et des dizaines d’autres éléments plaident en faveur de la mise à l’abri de notre pays face à une telle grippe mentale. Un tel capharnaüm d’absurdités anhistoriques déployées d’Alger à Damas.

Les États du Golfe l’ont parfaitement compris. À l’Afrique du Nord de faire de même !