Chronique
Elle est là, l’émergence du Maroc !
L’engouement actuel des investisseurs pour notre pays n’est pas le fruit du hasard. il vient relayer un effort colossal inédit au chapitre des grands projets structurants qui ont changé radicalement la physionomie du Royaume.
En dépit de l’intermède décennal islamiste (2011-2021), des malencontreux effets du Covid-19, du séisme dévastateur d’Al-Haouz, des conséquences de la guerre russo-ukrainienne et du processus décadenciel qui frappe institutionnellement et socioéconomiquement l’Europe, le Maroc s’est tenu droit dans ses bottes, cheminant avec détermination vers son épanouissement tous azimuts.
L’engouement actuel des investisseurs chinois, européens, américains, sud-coréens…, pour notre pays, qui plus est dans des secteurs industriels et technologiques de pointe, n’est pas le fruit du hasard. Il vient relayer un effort colossal inédit au chapitre des grands projets structurants qui ont changé radicalement la physionomie du Royaume.
Le dynamisme entrepreneurial marocain s’est déployé résolument sur toute l’étendue du continent africain, faisant du Maroc l’unique accès crédible à un marché de plus d’un milliard et demi d’habitants dont les richesses du sol et du sous-sol constituent les réserves vitales du futur humain.
Dès son avènement, le 7 octobre 2021, le gouvernement Akhannouch s’est saisi à bras-le-corps non seulement de la Vision royale d’un Maroc résolument moderne et profondément démocratique, mais également du Nouveau modèle de développement (NMD) initié en mai 2021.
Les quatre principaux axes de transformation destinés à la réalisation des progrès soutenus au niveau économique, humain, social et territorial à l’horizon 2035 ont été aussitôt placés au cœur de l’action gouvernementale.
Sans état d’âme de type politicien et sans réserve aucune. À mi-parcours, l’essentiel du programme gouvernemental a d’ores et déjà été mis à exécution. Après trois ans, le trente-troisième gouvernement du Royaume peut, en effet, légitimement s’enorgueillir d’un bilan que seuls les tenants du nihilisme systématique se refusent à en considérer l’ampleur et la positive consistance.
Selon l’indice ISEME (Institut synthétique d’émergence économique), le Royaume peut être considéré dès aujourd’hui comme un pays émergent grâce à ses performances touchant à «la richesse inclusive, la croissance économique durable, la transformation structurelle, l’intégration dans l’économie mondiale», qui lui valent le score de 0,663.
À titre de comparaison, l’Égypte et l’Afrique du Sud en sont respectivement à 0,615 et 0,659. Rappelons tout de même que l’Afrique du Sud souffre encore des maux structurels que sont l’insécurité endémique et l’hypertrophie pandémique du Sida. Quant à l’Égypte, elle ne sait toujours comment endiguer son haut Fertility Rate de 2,74 qui a porté sa population à plus de 116,5 millions d’âmes.
Un handicap d’autant plus grave que le territoire globalement désertique du pays est ceinturé par des frontières «toxiques» avec, au sud, un Soudan en démembrement avancé, à l’ouest, une Libye en désintégration institutionnelle, au nord-est, la zone de turbulence constituée de Gaza et Israël. Même la mer Rouge est dorénavant infestée par l’insécurité.
Si le Maroc compte sur sa frontière orientale un voisinage tout aussi toxique, il est récompensé par une ouverture dorénavant limpide sur la Mauritanie et un littoral de 3.500 km.
Aujourd’hui, on peut affirmer haut et fort que le Maroc est devenu une nation bel et bien industrielle. Les produits industriels représentent aujourd’hui 87% du volume total des exportations et rapportent 376 milliards de dirhams (2023) alors qu’ils ne rapportaient que 129 MMDH en 2010.
Le chiffre d’affaires des entreprises industrielles se situe aujourd’hui à hauteur de 80 milliards de dollars. La Nouvelle Charte de l’investissement (NCI) y est pour beaucoup, puisque la Commission nationale dédiée a approuvé depuis l’adoption de la NCI des projets pesant pas moins de 173 MMDH avec à la clé la création de près de 100.000 emplois !
La typologie de ces investissements (automobile, aéronautique, énergies renouvelables, chimie, IA, mobilité, alimentation, etc.) qui s’adjoignent aux secteurs traditionnels (industries de transformation, textiles, etc.) dénote un véritable décollage de nature à changer drastiquement les priorités de l’économie nationale.
Par ailleurs, nombre d’éminents économistes affirment aujourd’hui que les malheurs qui frappent les sociétés européennes (national-populisme, crise financière, fragilités institutionnelles, manque de visibilité fiscale) ne manqueront pas d’engendrer un vaste mouvement de délocalisations industrielles vers le Maroc, notamment dans l’optique d’un meilleur accès aux marchés africains.
Tout cela incite à un optimisme éminemment légitime. Le parachèvement des projets hautement structurants de Dakhla Atlantique, de Nador West Med, le rendez-vous de la Coupe du monde de 2030 et la future connexion du Gazoduc Maghreb-Europe (GME) à la première phase du Gazoduc Afrique-Atlantique, incluant le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, viendront étoffer davantage la pleine émergence d’un Royaume sérieux, crédible, paisible et industrieux.
Par ailleurs, l’attractivité touristique du Maroc vient couronner cette véritable et authentique renaissance, bien unique au sein d’une galaxie arabe en déconfiture et une région qui peine à se départir d’agrégats idéologiques factices et dépassés.
Là où leurs âmes se trouvent auprès du Grand Architecte de l’univers, feus Mohammed V et Hassan II peuvent être d’ores et déjà fiers de l’œuvre magistrale accomplie par Mohammed VI, leur digne Descendant.
Le combat de feu Mohammed V pour l’indépendance et celui de feu Hassan II pour la construction de l’État moderne et le parachèvement de l’intégrité territoriale n’auront pas été vains. Mohammed VI a su capitaliser – avec quel maestria ! – sur le legs hérité des deux regrettés Souverains.
Cette belle épopée monarchique qui dure depuis treize siècles se bonifie de la gloire conquise au contact de la modernité sous nos yeux. Alléluia !
