Bouliste
Le Bouliste 5G : Repasse ton Bac ! / La boule avant le cochonnet ? / C’est la fête, à la fac !
Marocain fictif, mais estampillé 7a9i9i… Il a eu plusieurs vies et revient sévir, en version mag. Tireur d’élite, mais gauche, il pointe tout ce qui lui plaît. Et passer pour un cochonnet ne lui fait même pas peur…
Repasse ton Bac !
Le Bouliste se rappelle de ce fameux examen du Bac des eighties. C’était l’écrémage assuré suite à un examen national unique. Mais à coup de réformes maladroites, il a assisté à la dévalorisation de ce sésame qui n’ouvre désormais plus que la porte de facultés fabriques à chômeurs. Alors quand il a vu cette année le Bac reprendre sa «hiba» avec un taux de réussite à seulement 60%, il se dit que soit la réforme Benmoussa pour l’école publique est en marche, soit qu’il est déjà trop tard pour réformer quoi que ce soit. Verdict lors de la «dawra istidrakiya!»
La boule avant le cochonnet ?
La question aurait pu être dans l’énoncé philo du Bac, mais elle est plutôt
sortie d’une bouche politique. L’observateur avisé se demande s’il vaut mieux un gouvernement fort ou plutôt une opposition organisée? Question existentielle digne du paradoxe de la poule et de l’œuf ? C’est comme si le Bouliste se demandait s’il fallait apprendre d’abord à pointer ou s’il valait mieux savoir tirer. En tout cas, il sait ce qu’il doit faire quand il n’arrive pas à gagner. Il va sortir des questions philosophiques pour détourner les regards : qui est apparu en premier, la boule ou le cochonnet ?
C’est la fête, à la fac !
Le syndicat de l’enseignement supérieur de la faculté de Safi n’a pas du tout apprécié la fête que la doyenne a organisée dans l’un des amphis. Il considère que cela nuit à la «sacralité» de l’université que de programmer de la danse populaire sur les rythmes de «l’outar et la ta3rija», sic. Pourtant, organiser une fête à «Abda», pays de la «Aïta», avec de la musique andalouse aurait été un motif valable pour le courroux du syndicat. L’inverse, le Bouliste ne le comprend pas. C’est comme si on faisait le championnat national de la pétanque avec des boules en plastique…
“Ghanmi” de Iberico
Des dizaines de milliers de moutons traversent le détroit ces derniers jours en provenance de l’Espagne et du Portugal. Ne vous inquiétez pas, ils n’ont pas été stupides pour se jeter à la mer suivant leur leader qui pensait pouvoir brouter les algues sur le dos des dauphins qui escortaient leur FRS. Ils sont arrivés à bon port, voire à bon marché : ils s’échangent entre 1.500 et 2.500 dirhams dans les souks de l’Aïd. Un prix qui séduit les familles à petit budget qui redoutaient que les moutons se voient pousser des cornes en or. En plus, ils découvriront le délicieux cordero iberico, avec un peu de chance nourri à la bellota.
Rares les ressources
La Commune urbaine de Casablanca peine à trouver un directeur pour sa SDL «Casa Mawarid», depuis sa création en 2018. Le 10e appel à candidatures court jusqu’au 7 juillet 2023. Cette société a pour mission de contrôler et d’assurer la collecte des ressources budgétaires et des créances fiscales non recouvrées (environ 5 milliards de dirhams). Elle doit également lancer des études et faire des «plans pour le développement des ressources de la ville». C’est écrit comme ça dans le texte. Une SDL pour développer les ressources de la ville et qui, elle-même, est à court de ressources pour trouver ses propres ressources humaines. Le Bouliste va devoir voyager un peu pour aller se ressourcer ailleurs… Bon Aïd !
